"USINES JALLATTE : Le fabricant de chaussures de sécurité s'est suicidé à l'âge de 89 ans. Les nouveaux dirigeants de la marque avaient annoncé le 30 mai la délocalisation des deux usines gardoises vers la Tunisie. [...] Le projet initial de plan social prévoyait la délocalisation vers la Tunisie de toute la production française et la suppression de 285 emplois sur 336. Mais, les actionnaires du groupe italien JAL ont demandé vendredi au directeur général de Jallatte, Joël Aunos, de leur présenter un plan alternatif d'ici le 18 juin. [...] Le département du Gard dont le taux de chômage est de 12,5% a perdu près de 3.500 emplois depuis 1986 du fait des délocalisations (Eminence, Cacharel, Alcatel, Well, Playel, etc.) selon le conseil général." (Nouvel Obs')

Les libéraux défendent la concurrence libre, non faussée et mondialisée. Ainsi, les grands groupes financiers transfèrent peu à peu nos usines vers des pays où les travailleurs peuvent être exploités et où les contraintes de protection de l'environnement sont moins fortes, voire absentes, c'est ce qu'on appelle les délocalisations.

Nos dirigeants, qu'ils soient de la droite libérale ou de la gauche sociale-libérale laissent faire. Nous savions depuis longtemps les drames humains qui se jouent lorsqu'un salarié, ayant donné toute sa vie à son entreprise, se retrouve sur le carreaux. Quand on a travaillé de longues années pour une entreprise, c'est un peu de sa vie qui disparait. Quelques uns ne s'en remettent pas : les divorces, les pertes de logement, les dépressions qui peuvent quelques fois mener à un suicide. Ces fait-divers sont peu relatés dans la presse nationale, drame ordinaire de la condition ouvrière.

L'affaire Jallatte, fortement médiatisée parce que rare, nous montre qu'une autre classe sociale peut être victime du libéralisme : les petits patrons du capitalisme traditionnel ! Le libéralisme est une machine à broyer, une machine à détruire l'économie locale au seul profit des multinationales qui se fichent éperdument des êtres humains. Ils voudraient nous faire croire que leur croissance profite à tous ! Il est temps de se réveiller, leur croissance ne profite qu'à eux-mêmes, leurs bénéfices paient les délocalisations !

Résultats des courses : licenciements dans les pays du nord, exploitation inhumaine et désastres écologiques dans les pays du sud.

Le projet de la Gauche Alternative est un projet offensif face aux dégâts du libéralisme : modification des objectifs de l'Organisation Mondiale du Commerce, taxation des transactions financières internationales, interdiction des licenciements pour les entreprises faisant des bénéfices. L'idéologie néo-libérale est autant destructrice que l'idéologie communiste autoritaire l'a été : appauvrissement des masses et dégâts écologiques. Il est temps pour les citoyens de reprendre en main le pouvoir qu'ils ont abandonné aux multinationales, il est temps de redonner vie à une démocratie qui perd du terrain au profit de la dictature des multinationales. C'est encore une affaire de chacun car s'il faut penser "global", nous pouvons agir "local".

Avec la Gauche alternative 2007, un autre monde est en marche.