Le 22 juillet 1944, quelques semaines après le débarquement alliés du 6 juin, était signé dans une petite ville du New Hampshire aux US, Bretton Woods, après une conférence internationale qui dura 3 semaines et à laquelle participa 44 pays, un accord « pour décider de la façon dont ils (les 44 pays) allaient travailler ensemble pour régler les problèmes monétaires de l’après guerre ».

C’est la puissance montante de l’époque, les US, qui gagnèrent ce bras de fer, et son représentant Harry Dexter White. Celui-ci fut d’ailleurs accusé d’être un agent du KGB, ce qui s’avéra être en partie vrai quand on ouvrit les archives de l’URSS après la pérestroïka, et que des documents montrèrent que celui-ci entretenait des rapports avec les communistes Américains et passait des informations à la Russie.

Tout cela pour dire que c’est à Bretton Woods, que naquit le fameux FMI (Fonds Monétaire International) ainsi que la Banque Mondiale. Avec l’OMC, ils ont été pendant des décennies et sont encore, le bras armé et puissant du capitalisme mondialisé. Aujourd’hui, ce sont deux socialistes Français bon teint qui sont à la tête de deux de ces organismes : Dominique STRAUSS KAHN pour le FMI et Jean Pierre LAMY pour l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Le FMI dont DSK disait récemment, qu’il avait connu 122 crises bancaires depuis sa création, fait la pluie et le beau temps, sachant que ce sont les principaux pays capitalistes qui détiennent 58% des droits de vote et surtout les américains qui disposent à eux seuls de la minorité de blocage !

La crise financière d’aujourd’hui, est le résultat de la dérèglementation, organisée par les multinationales et soutenues par tous les états capitalistes. Ce n’est pas la crise provoquée par quelques dizaines de patrons mafieux ou traders fous ! Soyons certains que la quasi-totalité des dirigeants actuels sont « mouillés » jusqu’à la culotte, et qu’ils n’ont pas l’intention, malgré leurs envolées verbales, de faire en sorte que cela change.

Prenons un exemple, les quelque 8800 milliards d’euros qui sont bien au chaud dans les 72 paradis fiscaux (dont la moitié relève de la couronne Britannique !) recensés par le FMI ! L’OCDE estime que la moitié du commerce local transite par ces territoires. Aujourd’hui notre président Nicolas SARKOZY veut faire la peau à ces paradis fiscaux. Alors pourquoi ne commence-t-il pas par Andorre dont il est en tant que président Français, l’un des deux dirigeants avec l’Evêque d’URGEL ? Ce ne sont pas les gesticulations qui comptent, ce sont les actes ! Combien de paradis fiscaux sur le territoire de l’Europe ? Cela fait des années que des juges et quelques hommes politiques de Gauche se battent pour que cela change. Sans résultat. Il faudra s’en souvenir lors des élections Européennes de Juin 2009.

Quelques mots sur les deux dirigeants à la tête du FMI et de l’OMC. Ils sont socialistes. Du moins c’est ainsi qu’ils se présentent. Certainement des socialistes de la même veine que KOUCHNER, car comment imaginer que les US et les principaux pays capitalistes, dont la France dirigée par qui vous savez, auraient laissés faire s’ils avaient eu le moindre doute quant à la volonté de ces deux hommes d’insuffler le socialisme dans leurs organisations respectives et sur la planète ? Pour nous il n’y a pas de doute possible, ces hommes sont à la botte du libéralisme, c’est « le marché » qui dicte leurs décisions.

Un autre monde est possible. Sans aucun doute. Il faudra néanmoins beaucoup de courage, de luttes pour que les peuples s’affranchissent de ce système qui, s’il est créateur de richesses, conduit à ce qu’une infime minorité en profite, qu’une immense majorité d’êtres humains vivent dans la misère et le dénuement le plus complet, que des guerres éclatent en permanence sur la planète, que les sous sol soient pillés sans le souci des générations futures, que soit souillée et détruite notre terre, patrimoine de tous.

Ne baissons ni la tête, ni les bras. Le combat est dur et difficile face à ceux qui détiennent directement ou indirectement tous les pouvoirs : argent, armée, justice, médias. Ne nous laissons pas influencer par des paroles trompeuses, regardons les actes de ceux qui nous dirigent pour nous faire notre propre idée.

Claude.