Gauche Alternative Choletaise

Pour une gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire à Cholet (49)

30 novembre 2008

OGM - participez aux journées des 4 et 5 décembre

Varennes sur Loire le 28 novembre 2008

        Bonjour,

                                 

                                   Vous avez sûrement appris notre colère de l’été 2007  envers notre coopérative Terrena qui a eu la malencontreuse idée de faire cultiver en catimini plus de 30 ha de maïs semence  OGM MON810 dans notre Anjou réputé pour sa douceur de vivre mais aussi par la qualité de son terroir pour la production de semences.

                                    

                                    Cette colère s’est pleinement exprimée au sein du mouvement des Faucheurs Volontaires que nous avions rejoint peu de temps auparavant.

                                     En ce début décembre, nous allons profiter de notre convocation en justice pour «  destruction de bien d’autrui commis en réunion » aggravé de « refus de prélèvement  d’ADN » pour nous expliquer devant le tribunal mais aussi et surtout devant la population. En effet, au lieu de persister à nous faire passer pour des délinquants, il serait grand temps qu’un maximum de nos contemporains concernés (dans les labos, les écoles, dans les métiers de la pépinière, de l’horticulture, de la semence, etc…et bien sûr les agriculteurs et les consommateurs) prennent conscience que notre résistance est aussi la leur et qu’il faut en informer le public.

                                      Pour ce faire un évènement citoyen et médiatique est en grande préparation. Vous trouverez ci-joint le programme et des pistes si vous avez envie de nous soutenir ou de nous aider.

                                      En vous en remerciant à l’avance, soyez assuré de notre détermination à persévérer dans la construction d’un monde meilleur.

                                          

                                                                                        J.P. et M.M. LEBRUN

Jean-pierre et Marie-madelaine LEBRUN

15 rue de la Morelle

49730 Varennes sur loire

Tél 0033(0)241517444

Fax 0033(0)241381296

Email mmjplebrun@yahoo.fr

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OGM - appel à soutien

APPEL A SOUTIEN

Comme vous le savez sans doute, 9 personnes du Collectif des Faucheurs volontaires d'OGM seront en procès au tribunal d'Angers les 4 et 5 décembre prochains. Nous souhaitons faire de ce procès un événement médiatique pour informer nos concitoyens de notre position face aux OGM ,de notre éthique et des objectifs de nos actions.

Des sympathisants de toute la France se retrouveront à Angers pendant ces 3 jours durant lesquels se succéderont les conférences, débats et artistes au sein d'un village d'associations place Leclerc. Nous prévoyons également la restauration du midi...

Belles rencontres en perspective ...

Pour cela, nous sommes à la recherche :

           - de bénévoles pour tous coups de main ( cuisine, installation, stands....) du mercredi 3 décembre dans l'après-midi au samedi matin 6 décembre ( inscrivez vous sur le blog  http://csfv49.over-blog.com ). Ceux qui ne pourront pas venir à Angers pourront quand même participer en fournissant des pâtisseries qui seront vendues à prix libre en complément de la restauration faite dans le village associatif à proximité du tribunal

           - des lieux d'hébergement à Angers pour les  témoins et les militants de France et de Navarre (précisez si vous disposez de lits 1 ou 2 places ou d'espaces pour  mettre des matelas à c.baptiste5@hotmail.fr  )

           - des sous pour nous aider à payer les avocats  et frais de justice     à l'ordre du " Comité de soutien des FV 49 " chez F. BAZANTAY à 3 rue Ste Anne, 49380 CHAVAGNES LES EAUX

Merci pour votre soutien.

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Procès des Faucheurs - programme du 4 et 5 décembre

pour accéder au depliant_complet

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Capitalisme : 125 ans d'humiliations annoncées - et ça continue

Il est commun, ces derniers temps, d' entendre les responsables parler de "réforme du capitalisme". Et certains pensent que c'est bien de réformer quelque chose qui marche mal.

Sauf que, ce qui fait déraper le système capitalisme, est la conséquence de l' aprêté et de l'incompétence des loups qui le dirigent. Ce sont les financiers, les patrons des grands groupes, qui ont malmené le système injuste qui les enrichit. Et lorsqu'il parlent de réformer le capitalisme, ils ne pensent pas le moins du monde aux victimes de ce système, mais aux pertes qu'ils ont subies.

Il ne faut pas réformer le capitalisme mais bien le remplacer par une économie solidaire, fondée sur l'éclatement du capital entre les citoyens et la dilution des moyens de domination.

Déjà, en 1863, les fondements du capitalisme étaient clairement exprimés par John Sherman.

     -La minorité qui profitera directement ou indirectement du Capitalisme souhaitera que le capitalisme continue.

     -La majorité qui sera incapable de comprendre le système travaillera pour servir la minorité, sans se rendre compte de son état d'asservissement.

Voir ci-dessous ce que disait le capitaliste John Sherman en 1863.

" Les rares personnes qui comprendront le système seront, soit si intéressées par ses profits, soit si dépendantes de ses largesses qu'il n'y aura pas d'oppositions à craindre de cette classe-là ! La grande masse des gens, mentalement incapables de comprendre l'immense avantage retiré du système par le capital, portera son fardeau sans se plaindre et peut-être sans même remarquer que le système ne sert aucunement ses intérêts."

John Sherman cité par Rothschild Brothers of London, New-York, le 25 Juin 1863

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Lettre d'un Directeur d'Ecole en Résistance

Cazals Bastien Montpellier, le 25 novembre 2008,

35, route de Lodève

34080 Montpellier

à Monsieur le Président de la République

Palais de l'Elysée                                 

55, rue du faubourg Saint-Honoré      

75008 Paris                                       

Monsieur le Président de la République,

Si je prends la liberté de vous écrire cette lettre, c'est qu'aujourd'hui, en tant qu'enseignant et directeur d'école comme en tant que citoyen, je suis en colère, proche de la révolte. Je ne peux plus me taire. Je me dois de réagir.

Permettez-moi, tout d'abord, d'insister sur l'expression de mon profond attachement et de mon immense respect pour cette République française dans laquelle j'ai eu la chance de venir au monde. Je suis attaché à ce pays car je considère qu'à certaines périodes de sa longue histoire, il s'y est dit, écrit et fait de si belles choses. Outre l'immense patrimoine culturel qu'elle a constitué, la France – tout particulièrement de sa révolution de 1789 au programme du Conseil National de la Résistance, en passant par la République et sa loi de 1905 sur la laïcité – a su porter si haut et avancer si loin les valeurs universelles consacrées dans la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qu'elle a fini par faire le choix ambitieux d'une république laïque et démocratique où tous les citoyens vivent ensemble, en bénéficiant de la liberté, de l'égalité et de la solidarité ! Tellement admirable que j'ai choisi de servir cette République, ma République. J'en serais presque fier... sauf que je ne suis pour rien dans tout cela, j'en hérite. Et un tel héritage se partage ou se défend !

C'est ainsi que j'arrive à l'objet de ma lettre. En ce début de XXIème siècle, que reste-t-il de l'état républicain à la fois puissant et protecteur, comme de ses grandes missions d'intérêt public ? Plus grand chose : les idéologies en vogue étouffent la flamme républicaine tandis que les réformes en cours dépècent les derniers lambeaux des services publics. D'autres pourraient citer la justice, la santé ou la solidarité, je vous parlerai de ce que je connais, de ce que j'ai choisi : l'école primaire publique.

Monsieur le Président, autant vous le dire de suite, avec les transformations qui s'opèrent actuellement, l'État ne pourra plus garantir à chaque citoyen les mêmes droits en terme d'éducation. Et il s'agit, là, du déni d'un droit fondamental, surtout dans une république qui se prétend historiquement éclairée par le savoir et la pensée, la finesse et le bon goût. Cette ''modernisation'' de l'Éducation Nationale, qui se construit pas à pas depuis des années, avance sur plusieurs plans à la fois mais dans une grande cohérence. Sachant que votre temps est précieux, j'ai donc choisi de n'en aborder qu'un aspect, le plus saisissant.

Ayant déclaré la guerre contre l'échec scolaire, votre ministre en charge du dossier a entrepris de moderniser l'école prétendument dans l'intérêt des élèves mais avec quand même, dans un coin de la tête, les impératifs budgétaires liés à la mise en oeuvre de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP), au respect du pacte européen de stabilité et autres contingences financières. Ainsi, à cette rentrée 2008 et sans concertations préalables aux prises de décisions, M. Darcos a ainsi décidé :

     - de mettre en place des nouveaux programmes qui conviennent parfaitement aux élèves comme ma fille, qui est structurée, attentive et appliquée, mais ne laisseront que peu de chances à son copain Victor de surmonter ses difficultés d'apprentissage ;

     - de diminuer le nombre d'heures de classe pour les élèves comme ma fille qui travaille bien et

comprend vite mais pas pour Victor qui est soutenu 2h par semaine dans ses difficultés d'apprentissage ;

     - et de renforcer le dispositif de stages de remise à niveau en CM1/CM2 pour que Victor entretienne ses difficultés d'apprentissage pendant les vacances de ma fille... Mais ce n'est pas tout – et Victor est finalement un peu chanceux, car la rénovation du primaire est en cours et, pour la rentrée 2009, sans plus de concertation, M. Darcos nous annonce qu'il va :

     - supprimer progressivement les enseignants membres du Réseau d'Aides Spécialisées au Enfants en Difficulté (RASED) qui aident Victor pendant le temps scolaire et sans lui refaire la classe ;

     - mettre toujours plus d'élèves par classe – puisque toujours moins d'enseignants – ce qui ne plaira pas trop à ma fille qui aime avoir l'attention de la maîtresse mais beaucoup à Victor qui préfère se faire oublier ;

     - et remplacer la prise en charge à l'école publique des 2/3 ans par leur accueil dans des structures locales payantes, ce qui n'affectera pas la scolarité de Victor mais de son petit frère Hugo qui restera encore un an à la maison avec sa maman car « sa veau pas l'coup de bosser au smig si faut payer le jardin des veilles » ! Hugo n'aura donc pas la chance de son frère de bénéficier des apports langagiers et de la stimulation cognitive d'une première socialisation à l'école maternelle.

Croyez-vous sincèrement, Monsieur le Président, que votre ministre pourra, par de telles réformes, atteindre l'objectif qu'il s'est fixé de diminuer par trois le nombre d'élèves en difficulté ? Et pouvez-vous m'affirmer que l'école primaire de demain continuera d'assurer à tous les élèves des chances égales d'émancipation sociale ?

Actuellement, nous assistons à la mise en oeuvre, à marche forcée, des dernières grandes étapes de la transformation du système éducatif français. J'en veux pour preuve l'autoritarisme croissant exercé par la hiérarchie, le souci de rendre improductif l'exercice du droit syndical au travers du Service Minimum d'Accueil (SMA), ou celui de faire surveiller l'opinion et l'activisme des enseignants ! Aussi, comme bon nombre d'entre eux, j'entre aujourd'hui en résistance parce que je ne peux me résoudre à ce que l'école publique, mon école, ne se préoccupe ni de Victor, ni de Hugo, sans être pour autant en mesure de faire éclore un nouveau Victor Hugo. La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration (article 15 de la DDHC de 1789) c'est pourquoi d'un fonctionnaire dévoué je me vois contraint de devenir un fonctionnaire désobéissant ! En conséquence, en tant qu'enseignant tout d'abord, je prends les décisions suivantes :

     - Je n'appliquerai pas les nouveaux programmes mais continuerai à travailler dans l'esprit des

programmes de 2002 (qui n'ont d'ailleurs fait l'objet d'aucune évaluation).

     - Je n'effectuerai pas l'aide personnalisée auprès des élèves (qui est destinée à remplacer l'aide spécialisée du Rased) mais mettrai à profit ces 60 heures annuelles pour rencontrer les parents deux fois dans l'année (en milieu et fin d'année), organiser les projets pédagogiques collectifs et également pour faire vivre la bibliothèque de mon école (qui est actuellement sous-utilisée faute de personnel mis à disposition).

     - Je ne déclarerai pas à l'administration mon intention de faire grève, 48h à l'avance, mais j'informerai, comme par le passé, les parents d'élèves au moins deux jours avant.

     - Je ne me porterai jamais volontaire pour les stages de remise à niveau ni ne transmettrai de liste d'élèves. Ensuite, en tant que directeur, je prends les décisions suivantes :

     - Je ne participerai plus au fichage centralisé des écoliers via Base Elèves.

     - Je ne traiterai plus que les demandes administratives qui concerneront directement les élèves, mes collègues ou le fonctionnement de mon école.

Enfin, en tant que simple citoyen en dehors de tout parti politique, je n'empêcherai pas la diffusion de ces prises de position professionnelles mais au contraire, tenterai de participer à l'émergence d'une résistance citoyenne et non-violente, porteuse d'un projet de société généreux et ambitieux – depuis la crise financière, nous savons tous qu'il est possible de trouver beaucoup d'argent lorsque c'est nécessaire – car notre République est en train de tourner le dos à ses dernières missions d'intérêt public...

Conscient que vous ne mesuriez probablement ni l'ampleur du désastre qui menace l'école, ni celle de la colère qui submerge le monde enseignant, je sais que vous entendrez mon appel et ne décevrez pas l'espoir que je mets dans la grandeur de votre fonction.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon attachement respectueux à la dignité de l'État républicain laïc et de croire en ma détermination à continuer d'œuvrer pour tous les élèves qu'ils soient ma fille ou Victor.

CAZALS Bastien

Copie à l'Inspection de l'Éducation Nationale de la circonscription de Gignac.

Diffusion auprès des relais d'opinion

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29 novembre 2008

Un journaliste de Libération humilié par la police

C'est un pays dans lequel la police peut débarquer chez le journaliste d'un quotidien, l'humilier devant ses enfants, l'insulter, le menotter, le déshabiller complètement... A cause de quelques mots écrits dans ce journal qu'il a dirigé pendant quelques mois.

Ce pays, c'est la France de 2008.

L'affaire, hallucinante, est racontée par Libération. Vendredi matin, Vittorio de Filippis, journaliste à Libération, est réveillé à 6h40 par des coups frappés à la porte de sa maison.

Trois policiers lui disent qu'ils ont un mandat d’amener au TGI de Paris contre lui. "Habillez-vous, on vous emmène." Il proteste. "Vous, vous êtes pire que la racaille!", disent les policiers, devant son fils de 14 ans.

lire la suite ici

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28 novembre 2008

Salariés-artisans-commerçants et autres contribuables, c'est vous qui paierez les erreurs de vos idoles.

Vous êtes salarié, artisan, commerçant, contribuable, exercez une profession libérale ou êtes simplement patron de petite entreprise. vous admirez les lauriers de ces grands financiers, patrons de grands groupes, investisseurs haut-de-gamme. Vous vous dites ; ils sont forts quand même. On voit qu'ils ont fait des études.

Oui, ils sont forts. Ils continuent à s'offrir des parachutes dorés, des repas fastueux, des logements de luxe et des bijoux à n'en plus finir alors que la crise financière se transforme en dépression économique.

Ils continuent à s'enrichir alors que des milliers de familles sont mises dans la désespérance du chômage et de la précarité. Mais, non contents de détruire le présent , ils anéantissent l'avenir de nos enfants. Leur incompétence dirige jour après jour notre société vers un monde sombre, sans espoir, un monde dans lequel la misère peut toucher chacun, quelque son age, son passé, ses espoirs.

Mais leurs erreurs, ils les font payer par nos enfants.

Ci-dessous, une analyse intéressante, parue dans Le Monde,  qui montre que les études supérieures que notre société a financé à certains, sont utilisées non pour construire un avenir mais pour préserver le présent d'uine minorité sur le dos de nos enfants.

Jean Philippe

Les plans de relance en mesures de sauvetage pour les banques, les Etats dépensent massivement pour endiguer la crise, pour éviter de laisser s'effondrer l'industrie automobile, la finance, soutenir les PME, ou le consommateur. Mais une question se pose : Où trouver l'argent ? Comment ?

Réponse : en empruntant sur les marchés financiers, en émettant des bons du Trésor aux Etats-Unis, des "Bunds" en Allemagne ou des Obligations assimilables du Trésor (OAT) en France, que pourront acheter les investisseurs du monde entier. Comme ils ont l'habitude de le faire. Car crise ou non, chaque année, des montants colossaux d'emprunts souverains sont déjà émis pour assurer le paiement de la dette publique existante (versement des intérêts et remboursement des emprunts qui arrivent à échéance).

Voir l'article en entier : cliquez ici.

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Victoire démocratiqe des politiques alternatives

Venezuela, une victoire au goût de… victoire

Commentaires mitigés dans nombre de médias après la consultation électorale du 23 novembre au Venezuela. Le président Hugo Chávez et ses partisans auraient perdu la main. Malgré leur victoire (difficile à occulter).

v_n_zuela_carte_mondeAprès quasiment dix ans de pouvoir du chef de l’Etat, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) remporte dix-sept des vingt-deux Etats où le poste de gouverneur était en jeu. Dans un cadre démocratique, on pourrait faire beaucoup moins bien. Par ailleurs, le PSUV remporte deux cent trente-trois mairies (80 % des municipios), dont dix-huit des vingt-quatre capitales d’Etat.

L’opposition, pour sa part, a triomphé dans les Etats les plus riches : Zulia, Carabobo (ce qui, sociologiquement, ne manque pas de cohérence), ainsi que dans la Nueva Esparta, le Táchira et le Miranda (la zone métropolitaine de la capitale). Elle s’est également emparée de la mairie du Grand Caracas (qu’elle détenait déjà avant 2004). Il s’agit d’incontestables succès.

Pour autant, l’opposition a perdu 555 442 voix par rapport au référendum sur la proposition de réforme constitutionnelle rejetée l’année passée tandis que les « chavistes » progressent, eux, de 694 342 voix. D’autre part, le résultat a marqué un échec total de la « dissidence chaviste » de gouverneurs sortants – Sucre, Guárico, Trujillo, Aragua et Carabobo – qui avaient pris leurs distances avec le pouvoir. De sorte que, plutôt que d’avoir perdu des Etats, le pouvoir en a gagné (dix-sept au lieu de quinze avant les élections).

L’accent a été mis sur la défaite du PSUV dans le grand quartier populaire de Petare (Caracas). A juste titre, ce revers attire l’attention sur les carences de l’administration bolivarienne en matière de gestion locale – collecte des ordures, logement, insécurité. Néanmoins, Libertador, la plus peuplée des municipalités de Caracas, a voté en faveur de la révolution bolivarienne, de même que les quartiers populaires de tous les Etats régionaux ou mairies gagnés par l’opposition.

Enfin, on a exagéré le fait que l’opposition a gagné dans les Etats les plus peuplés. Il n’en demeure pas moins que, à l’échelon national, le camp « chaviste » a obtenu 5 073 774 voix contre 3 948 912 pour l’opposition (53,45 % contre 41,65 %), avec une participation exceptionnelle de 65,45 %.

Alors qu’il participait à son premier scrutin – il n’a que deux années d’existence –, le PSUV s’affirme, et de loin, comme la première force politique vénézuélienne.

De par le monde, beaucoup se contenteraient d’une victoire aussi « étriquée ».

Maurice Lemoine

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26 novembre 2008

Déformes darcos - Lettre d'un directeur d'école

Je ne supporte plus l'hypocrisie des discours officiels qui se gargarisent de grandes phrases sur l'intérêt des élèves, sur l'égalité des chances, …, alors que les seuls critères sont comptables avec un arrière fond idéologique pour le moins inquiétant.

· Qui peut croire que l'intérêt des enfants a compté dans la suppression du samedi matin ?

· Qui peut croire que les deux heures de travail personnalisé pourront compenser le travail des maîtres spécialisés des RASED qu'on est en train de supprimer ?

Je ne supporte plus la malhonnêteté des effets d'annonce alors que j'assiste, chaque jour un peu plus à une entreprise systématique et planifiée de démantèlement de l'école publique.

Je ne supporte plus le harcèlement administratif des courriels qui arrivent par vagues. Lorsqu'ils ne sont pas accompagnés de pièces jointes (jusqu'à 20 dans un seul envoi !) ou de documents à aller chercher soi-même sur le site de l'académie, il s'agit en général d'injonctions (« merci de me transmettre – toujours dans l'urgence – telle information ») ou de rappels à l'ordre (« Sauf erreur ou omission je n'ai pas été destinataire de tel document »). Et je suis déchargé totalement ! J'imagine ce que doivent ressentir la grande majorité des directeurs, ceux qui n'ont qu'une journée ou pas de décharge du tout, lorsqu'ils ouvrent leur boite aux lettres électronique.

Je ne supporte plus le « flicage institutionnel », les multiples tableaux à compléter pour vérifier que nous faisons correctement notre travail, que nous ne tirons pas au flanc pour l'aide personnalisée, que nous participons bien à toutes les animations pédagogiques. J'ai eu la chance de vivre des stages de formation continue (pas beaucoup, il est vrai – mais quand même !) passionnants, stimulants, qui interrogeaient la réflexion et les pratiques, dont je suis sorti avec le sentiment d'avoir progressé. Que nous propose-t-on aujourd'hui ? Des grand-messes où l'on paraphrase du « PowerPoint » durant des heures, du formatage au nouveau discours officiel, de l'endoctrinement ! Pas étonnant dans ces conditions que les seules animations pédagogiques qui fassent le plein soient les animations sportives. Pas étonnant dans ces conditions que les IEN doivent demander aux directeurs de « susciter des candidatures ». Pas étonnant qu'il faille « fliquer » pour que les gens viennent !

Je ne supporte plus cette forme d'infantilisation et ce manque de confiance qui consistent à nous faire rédiger des projets (projet d'école, projet d'organisation de l'accompagnement éducatif, …) à corriger (pardon « à valider ») par les IEN.

Au mieux, ils nous reviennent « validés » avec une remarque du style « Le projet, dans sa formalisation et dans son contenu, est conforme aux attentes ». Bon élève !

Au pire, on nous demande de revoir notre copie.

Ou l'administration fait confiance à notre professionnalisme et je ne vois pas alors la nécessité de valider a priori notre travail ou alors nos supérieurs estiment que nous ne sommes pas capables de construire nous-mêmes nos projets, mais dans ce cas, qu'ils soient cohérents et qu'ils les rédigent eux-mêmes !

Par ailleurs, quelle illusion de contrôle et de toute puissance dans ce formalisme !!

Je ne supporte plus la répression rampante, les atteintes au droit de grève, la restriction du droit à l'information syndicale, ….

Je me refuse à terminer ma carrière dans la dépression, en plaignant les étudiants que je croise à l'école ou mes jeunes collègues qui ont encore quelques dizaines d'années à passer dans cette galère.

Le découragement conduit à la résignation et à l'inaction, la colère conduit à l'action et à la résistance.

Je choisis donc la colère et l'action !

Comment résister ?

Un principe d'abord : la principale priorité, la seule, ce sont nos élèves !

Tout le reste est secondaire sinon accessoire !

Faisons comme nos IEN, examinons toutes leurs exigences à la lumière d'une grille d'analyse toute simple :

· Est-ce que cette demande va aider mes élèves ?

· Est-ce que cette demande me permettra de mieux faire fonctionner l'école ?

· Est-ce que cette demande va servir à mes collègues dans leur travail quotidien au bénéfice des élèves ?

Si la réponse à ces questions est non, alors la demande n'est pas urgente, quels que puissent être les éventuels délais de réponse. Et si d'aventure, il n'y avait pas de réponse, il est au moins certain que cela ne portera préjudice ni aux élèves, ni aux collègues.

Comment résister ?

· Soyons positifs, affirmons-nous, ne restons pas isolés et ne nous laissons pas culpabiliser !

Après tout, l'école, c'est nous qui la faisons vivre au quotidien, et elle ne fonctionne pas si mal finalement, quoi qu'on essaie de nous faire croire. Même les enquêtes PISA et PIRLS, utilisées comme prétexte pour tout changer ne sont pas aussi catastrophiques que certains le prétendent, - les ont-ils lues ?

En tout cas, malheureusement, il est déjà certain, (ce n'est pas moi qui le dit mais la plupart des chercheurs en pédagogie) que ce ne sont pas les nouvelles orientations qui feront remonter le niveau de nos élèves.

Comment résister ?

· Ne nous laissons pas intimider

Retournons les agressions de l'administration contre elle :

· Il faut se déclarer gréviste 48 heures à l'avance !

Soit ! Alors déclarons-nous systématiquement grévistes. Cela ne nous engage à rien mais annule l'intérêt de la déclaration préalable et oblige les communes à se positionner sur le service minimum.

· Les réunions d'information syndicale doivent être prises sur le temps de travail hors présence élève (les fameux 48 heures) !

Qu'à cela ne tienne ; inscrivons nous massivement aux réunions d'information syndicale au lieu de participer aux animations pédagogiques. Elles seront certainement plus intéressantes et probablement aussi formatrices !

Comment résister ?

· Engageons-nous dans les mouvements pédagogiques.

Ils sont en train d'être étouffés par une réduction dramatique des subventions publiques et la suppression des postes de mis à disposition ou de détachés. Pourtant ce sont des lieux extraordinaires de rencontres, de réflexion et de formation.

L'ICEM (Pédagogie Freinet), l'OCCE, la Ligue de l'enseignement, les PEP, la JPA, les CEMEA et d'autres que j'oublie, ceux qu'on appelait il n'y a pas si longtemps, les œuvres complémentaires de l'école sont peut être les derniers remparts de cette Ecole qui prend l'enfant dans sa globalité pour le faire avancer, pour en faire un citoyen, face au dogmatisme et au formatage de ce qu'on cherche à nous imposer. Les trois quarts de ce qui fait ma compétence professionnelle aujourd'hui, c'est à leur contact que je les ai acquis et non dans l'Institution.

Comment résister ?

· Syndiquons-nous

J'entends trop souvent des collègues me dire que les syndicats ne servent à rien.

Mais les syndicats, c'est nous !

Si nous voulons qu'ils agissent plus, mieux, qu'ils soient plus près du terrain, à nous de les faire bouger, de les interpeller, de nous engager.

Ils n'existent que pour défendre nos droits et nos valeurs.

Mais en même temps, ils n'existent que par nos adhésions et notre soutien.

Je ne me suis jamais considéré comme un militant syndical, mais j'ai toujours été payé ma cotisation syndicale, pour une raison très simple : je n'oublie pas que des personnes sont mortes pour que nous ayons le droit, ce droit tout simple, d'être représentés et défendus face au pouvoir en place. Je n'oublie pas qu'aujourd'hui encore, dans certains pays pas éloignés, les syndicalistes sont menacés et assassinés.

La démocratie ne s'use que si l'on ne s'en sert pas !!

Un mot encore pour terminer. Une lecture rapide de mon texte pourrait faire croire que j'en veux à nos supérieurs hiérarchiques directs, les IEN !

Il n'en est rien !

Je connais la plupart des inspecteurs du département. Il y en a que je compte parmi mes amis. J'ai suffisamment discuté ou milité avec certains d'entre eux pour savoir qu'ils ne sont pas plus emballés que moi par l'évolution actuelle de l'Ecole. Comme nous, plus que nous certainement, ils sont pris entre le marteau et l'enclume, entre l'inertie du monde enseignant et les pressions de leur hiérarchie.

Je ne voudrais pas être à leur place, mais ils ont choisi et comme nous, ils ont la liberté !

· La liberté d'être de simples courroies de transmission, d'essayer de nous convaincre que tout va bien, que les nouveaux programmes ne changent pas grand-chose par rapport aux anciens, que l'on peut faire dans les 24 heures qui nous restent tout ce qui est demandé par ces fameux programmes, même la religion et les trois heures d'allemand.

· Ou la liberté de parler vrai, de défendre leurs convictions, d'être des citoyens avant d'être des fonctionnaires !

Et peut être de résister !!!

Bon courage à vous tous.

Roland BRAUN
Directeur de l'école Saint Exupéry à Colmar
le 16 octobre 2008

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23 novembre 2008

Quelle est la première cause de mortalité au monde ?

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