Gauche Alternative Choletaise

Pour une gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire à Cholet (49)

30 mars 2009

Salaire des patrons et autres ... : Y'en a marre.

Depuis que la crise économique est devenue objet de médiatisation, chacun y va de son couplet d'indignation. Les patrons qui touchent des primes, des "stock options" ,  des indemnités d'incompétences de plusieurs millions d'euros, seraient devenus d'horribles personnages, immoraux, sans aucune compréhension de la souffrance humaine.

Stop à la bêtise.

Les patrons et certains cadres supérieurs d'entreprises, les traders, les joueurs de football de haut niveau comme certains chanteurs ou acteurs ou autres, bien médiatisés, touchent des sommes extraordinaires, représentant des milliers de fois le salaire d'un smicard, et ce, depuis déjà très longtemps. Pour avoir cela, nous avons voté pour des bâtisseurs de stades, pour des politiciens vêtus de paillettes, et nous avons bu leurs paroles pour nous rassurer. Car, si nous avons confiance en nos idoles de pacotilles, nous craignons de nous entendre parler.

Que ceux qui ont boycotté tous les concerts de Johnny Hallyday,

qui n' ont pas regardé la finale de coupe du monde 1998

et

qui ont jeté carte bancaire

et

portable à la poubelle,

lèvent la main.

Que ceux qui n'ont pas peur de ne pas suivre la mode de la bien-pensance

se lèvent .

Oui, ces salaires sont une insulte aux centaines de millions de morts de faim que compte notre planète. Mais il est encore plus inadmissible : c'est que ceux qui prétendent s'émouvoir des excès actuels ne disent rien des semblables excès passés et de ceux à venir. Ceux-là même qui s'exaspèrent de tant d'excès  sont souvent les mêmes qui souhaiteraient être à la place des fausses idoles. Aucun, changement, aucun espoir ne jaillira sans que chaque être humain n'ait confiance en sa qualité de femme et d'homme libre, remplaçant l'envie de l'autre par le simple respect de soi-même.

Cessons de jouer au vieux jeu du  "c'est pas moi, c'est l'autre".

Si des gens crèvent de faim dans le monde, si des gens se suicident par suite de harcèlement, d'épuisement, par la honte de ne pas pouvoir subvenir aux besoins de leur famille, c'est parce que, sournoisement, des milliers, des millions d'autres soutiennent  lâchement un système, en s'adonnant aux facilités anesthésiantes qu'il procure.

Nous avons les dictateurs, les affameurs et les spolieurs que notre lâcheté nous donne. L' avenir de nos enfants brûle au rythme de nos soumissions.

L'inadmissible , ce sont nos yeux qui se ferment pour ne pas voir.

L'inadmissible, c'est notre acceptation de la souffrance humaine.

L'inadmissible, c'est d'accepter que certains se croient supérieurs

L'inadmissible, c'est que notre comportement les y encourage.

Jean Philippe

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Européennes : se battre pour l’unité !

Motion adoptée lors de la réunion de la CNCU

(Coordination Nationale des Collectifs Unitaires)  du samedi 28 mars 2009,


et proposée à la réunion nationale de La Fédération du dimanche 29 mars 2009.

Nous ne prenons pas notre parti de la division qui s’installe dans la gauche de gauche pour une autre Europe, sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe.

Il est indispensable de continuer le combat pour une liste unitaire jusqu’à la fin, c’est à dire jusqu’à la clôture du dépôt officiel des listes. Une fusion des listes actuellement concurrentes reste toujours possible.

La division est un recul pour l’Europe que nous voulons

La crise, la montée dramatique du chômage de masse, rendent une Europe démocratique, sociale, écologique, plus que jamais nécessaire.

Ensemble, en 2005, nous avons mené un combat pour la démocratie des citoyennes et des citoyens, contre une Europe des multinationales, des technocrates et des lobbies. Jugeons-nous aujourd’hui ce combat inutile ?

Ensemble, en 2005, nous avons dit que nous voulions construire une Europe sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe, à la place de celle du capital. Nos guerres internes rendent-elles ce combat caduc ?
La division va renforcer la droite et le social-libéralisme.

L’écart entre la résistance au Sarkozyme et les logiques de boutiques partisanes va grandissant. C’est pourquoi la droite risque une fois encore de l’emporter électoralement, alors qu’elle est massivement désavouée dans la rue. Nous ne pouvons pas nous réfugier derrière les responsabilités bien réelles du PS dans cette situation : il y a bel et bien crise de notre gauche.

Nous ne pouvons reporter, échéance après échéance, les réponses à cette crise : les forces de gauche qui s’opposent au libéralisme doivent se rassembler, dans la rue et dans les urnes. La Fédération doit obtenir toute sa place dans ce rassemblement. C’est pourquoi nous devons continuer à faire signer l’appel « réaliser une campagne unitaire, c’est possible ! ».

L’unité, comment ?

La crise de notre gauche, c’est son incapacité à donner à voir largement le monde que nous voulons. Nous proposons des comités unitaires larges et ouverts, non seulement dans la perspective de la campagne européenne, mais aussi dans celle d’un front permanent contre la droite et le social-libéralisme, et dans celle de la constructible d’une alternative sociale et écologique.

La crise de notre gauche, c’est encore son incapacité à agir ensemble, dans le respect des diversités de chacune de ses sensibilités politiques, sociales, associatives et culturelles. A l’opposé des logiques d’hégémonie partidaire ou de cartel électoral, nous pensons que la diversité est une force, qui doit être visible.

La crise de notre gauche, c’est aussi son incapacité à mettre en œuvre une autre manière de faire de la politique. Nous devons proposer d’y intégrer la « société civile militante » dans ses dimensions citoyennes, syndicales, associatives et culturelles.

Si, à la date limite du dépôt des listes, la division l’emporte, nous appellerons à voter contre la droite et contre toutes les listes qui approuvent le Traité de Lisbonne, sans soutenir en particulier l’une des listes de la gauche antilibérale.

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26 mars 2009

Quand on est fauchés ...

Quand on est fauchés
Comme les blés,
On a l'estomac
Dans les talons
Mais les talons
Foulent les blés
Et d'oeillets en coquelicots
Escaladent la Voie Lactée.

Quand on est fauchés
Comme les blés,
L'esprit bat la campagne,
Et se cogne contre les murs
Mais la musique s'évade
D'entre les prisons
Et souffle des plaintes
A faire pleurer les peupliers.

Les blés relevés
Porteront l'espoir
De tous les fauchés,
L'âme en bandoulière,
Ils n'auront plus peur
Du noir.

Dominique Poupard.

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lettre des inculpés de Tarnac

A nos juges,

Voilà quatre mois que le feuilleton médiatico-judiciaire intitulé l’"affaire de Tarnac" ne cesse de ne plus vouloir finir. Julien (Coupat) va-t-il sortir à Noël ? Pour le Nouvel An ? Aura-t-il plus de chance vendredi 13 ? Non, finalement on le gardera encore un peu en prison, enfermé dans son nouveau rôle de chef d’une cellule invisible. Puisqu’il semble que quelques personnes aient encore intérêt à faire perdurer cette mascarade, même au-delà du grotesque, il va nous falloir endosser, encore une fois, le rôle que l’on nous a taillé ("les 9 de Tarnac"), pour un nécessaire éclaircissement collectif. Alors voilà. ...
Primo. Pendant que des journalistes fouillaient jusque dans nos poubelles, les flics reluquaient jusqu’à l’intérieur de nos rectums. C’est assez désagréable. Depuis des mois vous ouvrez notre courrier, vous écoutez nos téléphones, vous traquez nos amis, vous filmez nos maisons. Vous jouissez de ces moyens.
Nous, les neuf, nous les subissons, comme tant d’autres. Atomisés par vos procédures, neuf fois un, alors que vous, vous êtes toute une administration, toute une police et toute la logique d’un monde. Au point où nous en sommes, les dés sont un peu pipés, le bûcher déjà dressé. Aussi, qu’on ne nous demande pas d’être beaux joueurs.
Deuzio. Bien sûr vous avez besoin d’"individus", constitués en "cellule", appartenant à une "mouvance" d’une fraction de l’échiquier politique. Vous en avez besoin, car c’est votre seule et dernière prise sur toute une part grandissante du monde, irréductible à la société que vous prétendez défendre. Vous avez raison, il se passe quelque chose en France, mais ce n’est certainement pas la renaissance d’une "ultragauche". Nous ne sommes ici que des figures, qu’une cristallisation somme toute plutôt vulgaire d’un conflit qui traverse notre époque. La pointe médiatico-policière d’un affrontement sans merci que mène un ordre qui s’effondre contre tout ce qui prétend pouvoir lui survivre.
Il va sans dire qu’à la vue de ce qui se passe en Guadeloupe, en Martinique, dans les banlieues et les universités, chez les vignerons, les pêcheurs, les cheminots et les sans-papiers, il vous faudra bientôt plus de juges que de profs pour contenir tout ça. Vous n’y comprenez rien. Et ne comptez pas sur les fins limiers de la DCRI pour vous expliquer.
Tertio. Nous constatons qu’il y a plus de joie dans nos amitiés et nos "associations de malfaiteurs" que dans vos bureaux et vos tribunaux.
Quarto. S’il semble aller de soi pour vous que le sérieux de votre emploi vous amène jusqu’à nous questionner sur nos pensées politiques et sur nos amitiés, nous ne nous sentons pas, quant à nous, le devoir de vous en parler. Aucune vie ne sera jamais absolument transparente aux yeux de l’Etat et de sa justice. Là où vous avez voulu y voir plus clair, il semble plutôt que vous ayez propagé l’opacité. Et l’on nous dit que, désormais, pour ne pas subir votre regard, ils sont toujours plus nombreux ceux qui se rendent à des manifestations sans téléphone portable, qui cryptent les textes qu’ils écrivent, qui font d’habiles détours en rentrant chez eux. Comme on dit : c’est ballot.
Quinto. Depuis le début de cette "affaire", vous avez semblé vouloir accorder beaucoup d’importance au témoignage d’un mythomane, aussi appelé "sous X". Vous vous obstinez, c’est courageux, à accorder un peu de foi à ce ramassis de mensonges, et à cette pratique qui a fait l’honneur de la France il y a quelques décennies - la délation. C’en serait presque touchant, si ça ne conditionnait pas l’accusation de chef à l’encontre de Julien, et donc son maintien en détention. Si ce genre de « témoignage » ne justifiait pas des arrestations arbitraires – à l’occasion, par exemple, de quelques balles envoyées par la Poste, ou sur la police, dans l’Hérault, ou à Villiers-le-bel.
Enfin, étant entendu que la marge de liberté qu’il nous reste est désormais fort réduite, que le seul point à partir duquel nous pouvons nous soustraire à votre emprise réside dans les interrogatoires auxquels vous nous soumettez à intervalles réguliers. Que Julien s’est déjà vu refuser quatre demandes de remise en liberté. Qu’il est notre ami. Qu’il n’est rien de plus que ce que nous sommes. Nous décidons qu’à partir de ce jour, dans l’héroïque tradition d’un Bartleby, "nous préférerons ne pas". En gros, nous ne vous dirons plus rien et cela jusqu’à ce que vous le libériez, jusqu’à ce que vous abandonniez la qualification de chef pour lui et de terrorisme pour nous tous. En résumé, jusqu’à ce que vous abandonniez les poursuites.
Pour tous ceux qui, là où ils sont, se battent et ne se résignent pas. Pour tous ceux que le ressentiment n’étouffe pas et qui font de la joie une question d’offensive. Pour nos amis, nos enfants, nos frères et nos soeurs, les comités de soutien. Pas de peur, pas d’apitoiement. Pas de héros, pas de martyrs. C’est précisément parce que cette affaire n’a jamais été juridique qu’il faut transporter le conflit sur le terrain du politique. Ce que la multiplication des attaques d’un pouvoir toujours plus absurde appelle de notre part, ce n’est rien d’autre que la généralisation de pratiques collectives d’autodéfense partout où cela devient nécessaire.
Il n’y a pas neuf personnes à sauver mais un ordre à faire tomber.
Aria, Benjamin, Bertrand, Elsa, Gabrielle, Manon, Matthieu, Yldune sont, avec Julien Coupat, mis en examen dans l’"affaire de Tarnac".

(Publié dans le journal Le Monde, du 17 mars).

http://www.soutien11novembre.org/

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25 mars 2009

Libérez les objecteurs de conscience israéliens

ISRAEL'S jeunes objecteurs de conscience.
Le Shministim israéliennes sont des élèves du secondaire qui ont été emprisonnés pour avoir refusé de servir dans une armée qui occupe les territoires palestiniens.
18 décembre marque la date de lancement d'une campagne mondiale visant à les libérer de prison.
Rejoignez plus de 20.000 personnes, y compris des objecteurs de conscience américains, Ronnie Gilbert, Adrienne Rich, Robert Meeropol, Adam Hochschild, Rabbi Lynn Gottlieb, Howard Zinn, Real Mazali, Debra Chasnoff, Ed Asner et Aurora Levins-Morales et montrer votre soutien en communiquant avec le ministre israélien de la défense en utilisant le formulaire ci-dessous. 40000 LETTRES ET COMPTAGE !

lien : http://lavenircestmaintenant.skyrock.com/

signer la lettre : http://WWW.DECEMBER18TH.ORG

22 mars 2009

l' économie de marché.

Après avoir  constaté que l’épargne permettait l’investissement, nous avons vu que cet investissement  était à l’origine de la recherche puis du progrès technique.

Les marchandises issues du travail et du progrès ont une valeur. Nous avons pu voir que cette valeur était variable, selon le point de vue des producteurs, des acheteurs, des vendeurs et des spéculateurs.

Toute vie en société dans laquelle existe le droit de propriété, implique un échange des marchandises. Des règles sont mises en place, permettant de définir un prix  pour les marchandises, ainsi que leurs conditions d’achat et de vente.

L’économie de marché est l’une des réponses que les humains ont apporté afin de faciliter l’achat et la vente des marchandises.

Le principe de l’économie de marché est le suivant : le prix d’une marchandise est celui qui permet un maximum d’échange . Trop bas, il décourage les vendeurs, trop haut, il décourage les acheteurs. Ainsi, un équilibre est atteint, permettant la satisfaction maximale des acteurs du marché.

Le marché a comme conséquence théorique d’adapter les moyens de production à la consommation. Si la production est trop élevée, les prix baissent, réduisant les bénéfices des vendeurs et provoquant la diminution de la production.

Si la production est trop faible, les prix augmentent, incitant les producteurs à accroître leur activité.

Pour que le système fonctionne, selon ces « vertus », il faut

     - que le marché soit « atomisé ». Cela signifie que, du côté des vendeurs comme du côté des acheteurs, les intervenants soit suffisamment nombreux et divers afin que nul ne puisse imposer sa loi.

     - que les uns comme les autres voient leurs bénéfices évoluer selon les prix du marché

     - que les prix soient connus de tous (transparence du marché).

     - que les producteurs et les consommateurs aient les moyens d’adapter leur comportement au même rythme que le marché.

Or, il n’existe pas d’économie respectant ces critères.

l’atomisation du marché :

Les exemples suivant montrent que la plupart des marchés ne sont pas atomisés.

   

     - 1 grande surface pour des milliers de consommateurs

  -  quelques producteurs de pétrole pour des centaines de millions de consommateurs d’ essence.

    - Quelques groupes alimentaires pour des millions d’agriculteurs.

Ce ne sont que quelques exemples parmi des centaines d’autres qui montrent qu’ il n’y a pas atomisation du marché ;

Liaison des bénéfices selon le prix  du marché :

Lorsqu’une production est trop forte, le prix payé par le consommateur devrait baisser. Or, on constate que les intermédiaires entre producteurs et consommateurs empêchent l’adaptation des prix. Les prix ne sont plus nécessairement liés aux volumes produits et consommé. De nombreux exemples existent, tant dans l’alimentation que pour de nombreux objets de la vie courante. On a vu le prix de produits alimentaires fortement augmenter pour le consommateur, alors que le prix donné au producteur était en forte baisse.

Ainsi, le moteur de l’adaptation des prix, à savoir le gain financier, ne joue pas pleinement son rôle.

Transparence du marché :

Nous savons qu’ en général,  les entreprises privées refusent de communiquer les prix de revients réels, ainsi que les prix d’achats et de vente de leur marchandise . De plus, les diverses conditions de vente ; crédit différé, marges arrières, escompte, montrent que ce prix est difficilement évaluable par ceux qui en sont les acteurs. Il n’y a donc aucune possibilité de jouer réellement sur la concurrence.

.

Adaptation des comportements :

Les systèmes de productions actuels sont basés de plus en plus sur de lourds investissements, réalisés à l’aide d’emprunts. Celui qui investit est contraint de vendre à tout prix, afin de rembourser ses emprunts. Il doit utiliser au maximum ses capacités de production. En conséquence, une hausse rapide des prix ne provoquera pas de hausse rapide des volumes produits, car il faut du temps pour mettre en place de nouveaux moyens de fabrication. En revanche, une baisse des prix fragilise très vite l’entreprise qui peut être rapidement contrainte au dépôt de bilan.

De même, le consommateur est soumis à des contraintes naturelles (se nourrir, se déplacer, se soigner,…) qui fixent des limites qu’il ne peut franchir sans dommage. L’adaptation ultime du consommateur est sa mort pure et simple. C’est le cas de dizaines de millions de personnes chaque année.

Conséquence :

l’économie de marché est une utopie totale.

L’économie de marché libérale:

Elle consiste à faire croire que l’économie de marché est possible si l’état n’intervient pas. En conséquence, le « marché » se traduit en une multitude de rapports de force entre acteurs économiques. Afin de disposer du maximum de poids dans ce rapport, les entreprises cherchent à contrôler au mieux tout ce qui agit sur ses coûts.

Dans ces rapports de force, 2 acteurs économiques respectent l’atomisation du marché, et se retrouvent donc en position de faiblesse face à la puissance des entreprises.

Pour le marché de la consommation, il s’agit des consommateurs, nombreux, variés, face à une grande distribution toute puissante.

Pour le marché du travail, il s’agit des salariés, nombreux, variés , face à un grand patronat tout puissant.

L’état, seule structure apte à donner du poids aux salariés et aux consommateurs, est prié de ne pas se mêler du système économique.

L’économie de marché sociale:

C’est le même type d’économie, mais avec une présence de l’Etat afin de mieux gérer les nombreux effets pervers du système.

Même si l’économie de marché réelle est une utopie,

est-elle un espoir ?

Dans le cas de nos pêcheurs, vivant dans le cadre d’une économie de marché, qu’arrive-t-il si notre inventeur de filet décide de tirer un profit financier de sa découverte. Rappelons-le, l’économie de marché suppose le droit de propriété.

Les pêcheurs intervenant sur le marché dégagent des sommes qui leur permettront de manger autre chose que du poisson, de se vêtir, de se soigner. On suppose que l’adaptation entre production et consommation est rapide, grâce à la variation des prix. Ainsi, le pêcheur qui vend à un faible prix le lundi, du fait d’une pêche trop abondante un jour, se verra mieux rémunéré le mardi, pour une pêche moins abondante. On peut même considérer que le montant en valeur des échanges est à peu près le même pour les deux jours, les consommateurs ayant acheté un volume supérieur le lundi (prix faible) et un volume inférieur le mardi (prix fort).

Si un pêcheur décide de produire plus, il accroît l’offre. Dans un marché vaste, sa seule présence n’aura que peu d’effet. En revanche, dans un marché restreint, ou si le nombre de pêcheurs bénéficiant d’un filet est plus élevé, il y aura incidence durable sur les prix de vente.

Les pêcheurs offrant le volume supplémentaire percevront plus d’argent que les autres. Si on considère que le montant des échanges (et non pas le volume) , lui, ne varie que très peu, on constate un appauvrissement de tous les autres pêcheurs. Pourtant, ces derniers n’ont commis aucune faute. Seulement, l’économie de marché aura permis à une minorité de s’octroyer une part plus importante que celle qui leur est nécessaire. Les pêcheurs mis en difficulté risquent de ne plus pouvoir faire vivre leur famille comme avant. De toute façon, ils devront consommer moins, alors que les bénéficiaires du filet pourront consommer plus.

Dans une économie de marché,

l’apport du progrès

ou

l’augmentation du travail d’un groupe de personnes

provoque une modification du partage de la production,

au profit d'une minorité,

au détriment de la majorité.

C’est une source première d’inégalité.

Jean Philippe Parmantier

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21 mars 2009

Nicolas Sarkozy, chez Alstom, à Ornans - Si, c'est pour lui que vous avez voté.

Vidéo trouvée sur le blog A tort ou à raison

C'est vrai, c'est ce sont des moments choisis d'un discours. Mais quand même. Cet homme prétend parler au nom de la France.

On appréciera un côté assez fantastique, à savoir la promotion des méthaniers et des voyages en paquebots pour les personnes agées, et dans le même discours, la vente de son nouveau produit d'appel : l'écologie.

Nicolas Sarkozy, chez Alstom, à Ornans
Vidéo envoyée par Mediapart

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18 mars 2009

Communiqué de la GAC - réponse au groupe Cholet Passion

Les membres de la Gauche Alternative Choletaise réunis lors de leur réunion mensuelle réaffirment la totale indépendance de leur mouvement. ( 1 )

Les propos tenus par Mme Delorme au nom de l'ensemble du groupe Cholet Passion lors d'une réunion le mercredi 11 mars : «  Le Nouveau Parti Anticapitaliste, formation proche de la Gauche Alternative à laquelle appartient Mme Poupard Merle » ne sont donc rien d'autre qu'une affabulation hasardeuse.

Ces propos ne reflètent en rien la réalité de l'organisation politique des mouvements et partis de gauche à Cholet ni les engagements personnels de Mme Poupard Merle. Dans un souci de clarté et de vérité, nous espérons que le Groupe Majoritaire au sein du Conseil Municipal évitera à l'avenir de telles 'approximations' de langage qui visent à faire croire que d'obscures et dangereuses forces politiques tenteraient de « déstabiliser» le Conseil Municipal de Cholet !

Un tel danger de déstabilisation n'existe pas. L'opposition n'en a ni la volonté ni la capacité.

Ni Mme Poupard-Merle et, nous en sommes convaincus, ni les autres membres du groupe Ensemble Vivre Cholet, n'ont la volonté de « déstabiliser » le Conseil Municipal.

C'est prendre les Choletais pour des naïfs que de tenter de leur faire croire que l'opposition aurait la capacité de le faire. Faut-il rappeler qu'en ayant obtenu 51.5 % des suffrages exprimés, la liste conduite par M. le Maire de Cholet dispose d'une très large majorité en sièges ( 35 sur 45 ) au sein du Conseil Municipal de Cholet. De plus les lois françaises donnent aux Maires de chaque commune de France de très larges pouvoirs qui les mettent à l'abri de telles idées folles. Tenter de faire croire que le Conseil Municipal de Cholet risque « la déstabilisation » c'est tout simplement nourrir un délire paranoïaque et se donner un rôle de victime imaginaire.

Il n'y a donc pas lieu pour la majorité d'évoquer un danger qui n'existe pas, sauf à vouloir justifier l'injustifiable, c'est à dire prendre des mesures d'exception - telles que le huis clos pour que les débats se fassent à l'abri du regard du public et de la presse - dramatiser une situation qui n'a rien de dramatique et tenter d'en faire porter la responsabilité à l'opposition.

Nous constatons que trop souvent le Groupe Cholet Passion semble puiser son énergie et son unité dans le rapport de force violent et incessant qu'il crée lui même. Ce fut le cas dès le début du dernier Conseil Municipal. Nous ne comprenons pas ce besoin convulsif chez certains membres de Cholet Passion de se fabriquer un ennemi de toutes pièces là où ils ne devraient voir qu'une simple opposition politique, légitime, fière des idées qu'elle défend et de son travail au sein de l'assemblée.

A Cholet, au sein du Conseil Municipal, l'opposition, c'est l'ennemi !

Tenter de diaboliser l'opposition, remettre en cause sa légitimité, la calomnier, l'accuser de vouloir créer le chaos et le désordre, l'intimider et la menacer de recours en justice - alors même que la ville de Cholet et son Maire ont déjà été condamnés plusieurs fois- la dépeindre sous les traits du danger et de la menace, font partie des basses manoeuvres habituelles de ceux qui ne peuvent se contenter d'être majoritaires et qui rêvent d'un pouvoir absolu.

Cholet n'a pas besoin d'un pouvoir autoritaire et agressif.

S’il y a danger de « déstabilisation » du Conseil Municipal de Cholet, il ne peut, dans les conditions actuelles, venir que de ceux qui en ont le contrôle et de leur schizophrénie politique. En effet, ils affirment à la fois leur 'toute puissance' et se positionnent sans cesse en 'victimes'. Comprendra qui pourra !

Un an après les dernières élections municipales, nous pensons qu'il est temps que le groupe majoritaire Cholet Passion accepte l'idée même que l'opposition existe et qu'elle n'a pas à s'excuser de jouer son rôle.
Aux yeux des membres de la Gauche Alternative Choletaise, l'opposition est là pour durer et proposer des alternatives aux Choletais. Au sein de l'opposition Mme Poupard Merle, en accord avec ses co-listiers continuera donc de s'opposer quand il lui semblera nécessaire de le faire. Elle continuera aussi à approuver les décisions qui vont dans le bon sens et participent à l'intérêt général comme elle fait depuis un an maintenant. Ainsi, elle exercera son mandat dans l'intérêt de tous les Choletais.

Au nom de la Gauche Alternative Choletaise.
Franck Loiseau


( 1 ) Comme son nom l'indique  La Gauche Alternative Choletais a vocation a s'exprimer localement.  Les seules affiliations nationales qui sont les siennes sont son appartenance à CNCU ( http://cncu.fr/ ) et à la Fédération http://lafederation.org/ qui sont des mouvements politiques et non des partis. Certains membres de la Gauche Alternative Choletaise ont depuis peu rejoint le Parti de Gauche.

17 mars 2009

Cholet : le 19 mars, manifestons tous ensemble

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le 19 mars 2009

Cholet 10h 30 place Travot

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Déclaration unitaire des organisations de gauche du Maine-et-Loire pour le 19 Mars

« Ce n’est pas à nous de payer la crise ! »

Signataires : Les Alternatifs 49, Alternative Libertaire 49, Gauche Alternative Choletaise, Nouveau Parti Anticapitaliste 49, Parti Communiste Français 49 , Parti de Gauche 49,

Depuis l’imposante journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 29 janvier, la mobilisation sociale se poursuit avec force. La grève reconductible dans les universités, les actions et la grève dans les hôpitaux, la lutte exemplaire en Guadeloupe et son extension à la Martinique et à la Réunion en témoignent.

Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 19 mars.

En janvier, le nombre de chômeurs a augmenté de 90 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers y compris en Anjou comme à NEC, Valéo, ou encore Zach System... Les intérimaires et l'ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics.

C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d'euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.

Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des étudiant-e-s et des enseignant-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations.

Une autre politique est possible, en s'attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux.

Nous exigeons l'augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minima sociaux. Nous proposons l'annulation du paquet fiscal de l'été 2007; une redistribution du budget de l'Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux ; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd'hui, privilégier la spéculation au détriment de l'emploi et des conditions de travail.

Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.

Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l'emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient et exigeons le remboursement de celles perçues.

Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour la création d’un pole bancaire public permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.

Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discrimination qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.

Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l'Union européenne et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.

Nous refusons les suppressions d'emplois dans le secteur public, exigeons l'annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d'emplois socialement utiles (Santé, l'Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, la vieillesse dépendante, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.

Les grèves et manifestations comme celle du 19 mars expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics.

C'est le moment !

Posté par alterre à 23:17 - Dans les médias - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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