En décidant de l'expulsion du «48» rue Lionnaise le 23 avril au matin, la municipalité d'Angers a déclenché de façon irresponsable un processus aux conséquences dramatiques.

Aucun relogement satisfaisant n'a été offert aux demandeurs d'asile et autres habitants après l'opération des CRS (la préfecture ne proposant que des situations provisoires et l'éclatement du groupe). Il était donc légitime que des manifestations de protestation aient lieu. La  seule réponse réponse de la préfecture, le soir du 23 avril au «Quai» et l'après-midi du 25, à l'issue d'un défilé pacifique, a été d'utiliser la force.

Nous condamnons les violences répétées de forces de la police nationale, en particulier celles de samedi, effectuées sans aucune sommation et complètement disproportionnées.

Nous réaffirmons notre soutien aux expulsés du «48» et exigeons que la préfecture offre aux demandeurs d'asile un hébergement conforme au droit, digne et pérenne et leur permettant de se retrouver ensemble.

SIGNATAIRES DU MAINE ET LOIRE :
Les Alternatifs, Alternative libertaire, Gauche Alternative Choletaise, Lutte Ouvrière, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche