Le NPA assure le Lenin Café de Chalonnes de sa solidarité face aux attaques de l'UMP.

L’ex-député UMP Richard a été à l'initiative d'une manifestation contre le Lenin Café devant le monument aux morts de Chalonnes. Toute la fine fleur de la droite angevine était là ou représentée. Or, ce n’est pas Lénine qui est responsable de la mort de ceux dont le nom est inscrit sur ce monument. Ce sont les droites européennes, au service de leurs capitalistes respectifs, qui sont responsables des millions de morts de la première guerre mondiale, ainsi que du chaos dans lequel l’Europe a été plongée pendant les trois décennies suivantes !

Comme d’habitude, les représentants de l’UMP réécrivent l’histoire et procèdent par amalgames grossiers.

En décrivant Lénine comme un « commanditaire de massacres de masse » sans bien sûr préciser lesquels, D. Richard feint notamment d’oublier :
a) que la révolution russe fut en 1917 un sursaut populaire contre la dictature tsariste et l’immonde boucherie capitaliste de 14-18, dont elle accéléra la fin ;
b) que si la Russie de Lénine fut ensuite plongée dans la guerre civile, jusqu’en 1921, c’est parce qu’elle dut affronter les armées « blanches » antisémites soutenues par les États français, anglais, nord-américains ou japonais dirigés par la droite ;
c) que s’il y eut effectivement des massacres de masse en pleine paix en URSS, ce fut sous le règne ultérieur de Staline à qui Lénine, malade, tenta vainement de s’opposer avant de mourir en 1924.

Le NPA reste ouvert au débat historique honnête et sérieux sur les heurs et malheurs de la révolution russe et ne considère certes pas les leaders de celle-ci comme des icônes infaillibles : dans la tourmente de la guerre civile de 1918-1921, bien des erreurs ont été commises qui ont ensuite favorisé la contre-révolution stalinienne.

Mais en s’attaquant au Lenin Café, l’UMP trahit avant tout son désir caché d’étouffer toute liberté d’expression en jetant des anathèmes qui confinent au terrorisme intellectuel. C’est une logique antidémocratique et totalitaire que le NPA combattra de toutes ses forces.

Angers, le 15 juin 2009