22 juin 2009
Justice de classe - Puissant pris, puissant rit
Jean Tibéri, ancien maire de Paris, proche de Nicolas Sarkozy, a été condamné pour fraude électorale. Il a abusé le scrutin des électeurs. Il en a tiré des revenus (indemnités) élevées. Mais pour lui, frauder est moins coûteux qu' une pancarte "casse toi pov'con" du mayennais Hervé Eon, ou le refus de prélévement d'ADN de l'angevine Patricia Daligault. Quand on est col blanc, délinquant de la mafia politicienne, on risque moins, même pris, que le simple citoyen qui exprime son raz-le-bol. C'est pour ces gens là que vos voisins votent. Pas vous, bien sûr, puisque vous lisez ce blog.
Ci dessous, une appréciation de la situation du couple Jean et Xavière Tibéri, simples rouages de la grande machine à broyer les vies des citoyens commes vous et moi.
lien : http://inventerre.canalblog.com/archives/2009/06/22/14157204.html
Une bienveillante tape sur l'épaule, voilà ce qu'il en coûterait à nos hommes politiques lorsqu'ils vont trop loin, et lorsqu'ils exercent de façon illégitime leur mandat !
Trois ans d'inéligibilité, dix mois de prison avec sursis, et 10.000 d'euros d'amende, là où on s'attendait à l'inéligibilité à vie, et à la perte de tous les avantages liés à l'exercice de ce mandat frauduleux (obligation de restituer toutes les indemnités perçues, perte des indemnités de retraite, etc...), le tout assorti d'une amende qui sanctionnerait ses agissements, d'une amende payée de la poche du tricheur, et pas de celle de ses contribuables floués.
Trois ans d'inéligibilité et 10.000 d'euros d'amende !
C'est comme obliger une personne ayant volé dans un magasin à attendre trois jours avant d'y revenir, et lui demander de rembourser une minuscule partie de la valeur de l'objet volé, sans qu'elle ait à le rapporter !
Autant dire que c'est absurde et grotesque.
La justice est parfois bien mal nommée, et on se demande sur quelles bases les propositions de condamnation sont si avantageuses pour les gens malhonnêtes. Même si cela se fait sans armes, on peut assimiler ces pratiques à du grand banditisme.
Mais ce procès n'est pas terminé, puisque le maire du 5e arrondissement, « choqué » (SIC !) a dit qu'il ferait appel (ici).
Selon que vous serez puissant ou misérable,
les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de La Fontaine, Les Animaux malades de la Peste, Livre VII, fable 1.
20 juin 2009
Elections régionales 2010 - Déclaration de la Fédération.
Déclaration sur les élections régionales
de la réunion nationale des 13 et 14 juin 2009
de la Fédération pour une alternative sociale et écologique
Les prochaines élections régionales marqueront-elles un nouvel épisode de l’éloignement des milieux populaires de la vie politique et de la division de la gauche de gauche, ou permettront-elles des pas significatifs face à la droite et au social-libéralisme, dont l’empreinte sur la gestion des Régions reste fortement marquée par l’absence d’une alternative à la hauteur des défis actuels ? La possibilité pour les habitants de peser fortement pour élaborer et imposer des politiques différentes dans les régions - pour réduire les fractures territoriales et sociales, pour le développement économique et social, tenant compte d'une réduction de l'empreinte écologique; pour répondre aux besoins de logement, d’emploi, de santé, de formation… - Cette fracture sera-t-elle renforcée ou diminuée ?
Notre démarche ne peut être de présenter aux élections des candidatures de simples témoignages. Nous voulons contribuer à ce que s’exprime dans la société, dans les urnes et jusque dans les institutions une alternative politique.
Pour la Fédération, cette dynamique a vocation à faire converger toute la gauche de transformation sociale et écologique (PC, PG, NPA, militants antilibéraux d’Europe écologie, Fédération…). La Fédération prend acte positivement de la position exprimée par le Parti de gauche, qui va dans ce sens.
Forte de la dynamique à laquelle elle aura contribué pour des politiques régionales ancrées à gauche, la Fédération pour une alternative sociale et écologique sera partie-prenante en tant que telle de listes de transformation sociale et écologique au premier tour des Régionales indépendantes du Parti socialiste.
Pour le second tour, la Fédération pour une alternative sociale et écologique se battra pour un accord de l’ensemble de la gauche permettant de constituer des majorités populaires répondant aux exigences sociales, écologiques et démocratiques en rupture avec le libéralisme.
A défaut d’un tel accord politique, la Fédération pour une alternative sociale et écologique défendra le principe d’une fusion démocratique entre toutes les listes de gauche afin de battre la droite et d’assurer une juste représentation de ces listes dans les Conseils régionaux. Dans ce cadre, la Fédération exclut toute possibilité d’alliance avec le Modem.
A l’issue de sa réunion nationale, la Fédération pour une alternative sociale et écologique propose que ses collectifs locaux et chacune de ses composantes s’emparent de la présente déclaration et en débattent.
L’Exécutif de la Fédération est mandaté pour prendre contact avec toutes les forces sociales et politiques concernées.
Saint-Denis, le 14 juin 2009
16 juin 2009
Communiqué de presse du NPA 49 - Lénin café
Le NPA assure le Lenin Café de Chalonnes de sa solidarité face aux attaques de l'UMP.
L’ex-député UMP Richard a été à l'initiative d'une manifestation contre le Lenin Café devant le monument aux morts de Chalonnes. Toute la fine fleur de la droite angevine était là ou représentée. Or, ce n’est pas Lénine qui est responsable de la mort de ceux dont le nom est inscrit sur ce monument. Ce sont les droites européennes, au service de leurs capitalistes respectifs, qui sont responsables des millions de morts de la première guerre mondiale, ainsi que du chaos dans lequel l’Europe a été plongée pendant les trois décennies suivantes !
Comme d’habitude, les représentants de l’UMP réécrivent l’histoire et procèdent par amalgames grossiers.
En décrivant Lénine comme un « commanditaire de massacres de masse » sans bien sûr préciser lesquels, D. Richard feint notamment d’oublier :
a) que la révolution russe fut en 1917 un sursaut populaire contre la dictature tsariste et l’immonde boucherie capitaliste de 14-18, dont elle accéléra la fin ;
b) que si la Russie de Lénine fut ensuite plongée dans la guerre civile, jusqu’en 1921, c’est parce qu’elle dut affronter les armées « blanches » antisémites soutenues par les États français, anglais, nord-américains ou japonais dirigés par la droite ;
c) que s’il y eut effectivement des massacres de masse en pleine paix en URSS, ce fut sous le règne ultérieur de Staline à qui Lénine, malade, tenta vainement de s’opposer avant de mourir en 1924.
Le NPA reste ouvert au débat historique honnête et sérieux sur les heurs et malheurs de la révolution russe et ne considère certes pas les leaders de celle-ci comme des icônes infaillibles : dans la tourmente de la guerre civile de 1918-1921, bien des erreurs ont été commises qui ont ensuite favorisé la contre-révolution stalinienne.
Mais en s’attaquant au Lenin Café, l’UMP trahit avant tout son désir caché d’étouffer toute liberté d’expression en jetant des anathèmes qui confinent au terrorisme intellectuel. C’est une logique antidémocratique et totalitaire que le NPA combattra de toutes ses forces.
Angers, le 15 juin 2009
15 juin 2009
Fédération - textes adoptés les 13 et 14 juin 2009
Fédération pour une alternative sociale et écologique
Oui, fédérons-nous !
A l’heure où la crise s’étend, le capitalisme, engagé dans sa course effrénée au profit, détruit la planète, les solidarités. Ceux et celles qui veulent que ça change doivent arriver à dire stop ensemble.
Mais dire stop ne suffit pas : des solutions sont possibles, des alternatives qui préservent les richesses naturelles et permettent un autre usage des richesses produites, la coopération, et non le profit et la concurrence.
Depuis des mois, le rejet de la politique de Sarkozy grandit dans les mouvements sociaux et la population. Dans les petites et grandes actions, on conteste et on essaie de mettre en place d’autres logiques.
Et pourtant la gauche est aujourd'hui dans l'impasse. Le Parti socialiste se montre incapable de proposer une alternative politique, en particulier en refusant de mettre fin à sa dérive social-libérale. Le score important des listes Europe écologie manifeste la forte sensibilité d’une partie des électrices et électeurs aux enjeux écologiques. De façon plus diversifiée, grâce à sa volonté de rassemblement , il a traduit la demande d’issue nouvelle à la crise et l’intérêt pour de nouvelles formes de prise de parole politique, Les forces antilibérales et anticapitalistes éparpillées, à cause de leur division, n’ont pu permettre une expression politique des exigences de transformation sociale et écologique. Cette situation a amené une énorme abstention, elle désoriente celles et ceux qui luttent, ceux qui subissent, et qui sont ainsi maintenu-e-s à l’écart de la politique. Les élections Européennes viennent de le démontrer .L’abstention est aussi produite par le rejet des formes politiques traditionnelles fondées sur la délégation de pouvoir, plus fortement marquées dans les institutions européennes. Cette situation conduit à ce qu’en France, aussi bien qu’en Italie, en Allemagne ou en Grande-Bretagne, seule la droite tire profit de cette dissociation entre colère sociale et accès à la politique.
Plusieurs listes ont présenté des projets si voisins qu’ils auraient dû être communs ! Une campagne unitaire était possible et aurait permis un rassemblement large pour porter toutes les exigences sociales, écologiques, démocratiques, environnementales, féministe et antiraciste au niveau européen.
Notre démarche
Nous ne nous résignons pas. Dès maintenant, nous appelons à fédérer les énergies. Nous voulons inventer de nouvelles relations avec les mouvements sociaux. Cela suppose l’engagement des citoyen-ne-s, membres ou pas, responsables ou pas d’organisations et de réseaux de lutte contre les dominations, contre les discriminations, pour les droits sociaux, pour l’égalité. Les urgences sociales et écologiques ne peuvent être traitées séparément et on ne peut répondre ni à l’une ni à l’autre sans remise en cause du capitalisme.
Les grandes luttes politiques ne pourront désormais être menées que par une convergence de toutes sortes de forces, syndicats, mouvement culturels associations, partis et autres organisations politiques, C’est la condition d’interventions citoyennes pour une nouvelle efficacité.
Aucune structure ne peut à elle seule faire bouger les lignes. La nécessité est bien de rassembler tous les courants de la gauche de transformation sociale et écologique. Ce rassemblement pluraliste, fort de la confrontation des différentes cultures existantes, permettra d’affirmer un projet politique commun tout en développant une dynamique de rassemblement.
La refondation de la démocratie et de la gauche passe par la réinvention des rapports entre forces politiques et mouvement social, mobilisation et institutions.
Nous voulons favoriser les convergences sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre les licenciements et pour l’emploi, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, pour le maintien des droits des femmes , pour la régularisation des sans-papiers, contre la marchandisation du vivant, pour développer le féminisme et l’antiracisme pour de nouvelles formes de production de l’énergie et pour un développement respectueux de l’avenir de la planète.
Nous avons en commun de penser que la société ne peut vivre sur la base d’une égalité de principe démentie chaque jour par les faits. La lutte pour l’égalité, contre les discriminations, (sexistes, racistes, homophobes, élitistes) doit être au centre des préoccupations sociales et politiques.
La refondation de la gauche passe par la redéfinition d’un nouveau projet. Il faut inventer un nouveau mode de développement rompant avec le productivisme ; ouvrant la voie à une appropriation sociale des richesses, des instruments et moyens producteurs de celles-ci, à d’autres rapports de production, à d’autres rapports entre les femmes et les hommes à d’autres objectifs pour l’activité humaine, à d’autres rapports à la nature, à une démocratie renouvelée.
Dans ce but, l’implication des forces sociales et politiques dans la construction de l’alternative et l’invention de formes d’action nouvelles seront décisives. Ces deux enjeux complémentaires supposent de combattre la délégation de pouvoir, Une révolution démocratique est nécessaire, à partir de l’appropriation citoyenne des savoirs et des pouvoirs.
C’est pour cela qu’a été crée la Fédération pour une alternative sociale et écologique. Objet politique toujours en construction et capable d’intervenir immédiatement ; objet construit avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, membres de parti ou pas, nous voulons créer une force de type nouveau correspondant à la multiplicité de celles et de ceux qui veulent agir pour une telle alternative et non un parti politique de plus.
Nous nous adressons à toutes les personnes et à toutes les forces sociales qui partagent ces objectifs. Au NPA, au PCF, au PG, à tous leurs militant-e-s comme aux écologistes opposé-e-s au libéralisme, aux associations solidaires, altermondialistes, progressistes, nous lançons cet appel : construisons l’alternative sociale et écologiste, féministe et antiraciste. Pour ne pas subir les crises, ensemble créons les conditions d’une dynamique politique.
Construisons immédiatement un cadre commun de mobilisation politique, autour de ce qui nous rassemble, dans les mobilisations comme dans les élections Abordons ainsi les prochaines élections régionales (voir la Déclaration adoptée le 14 juin). Donnons-nous les moyens de changer les rapports de force tout en débattant de la nécessaire transformation sociale et écologique.
La Fédération pour une alternative sociale et écologique soutiendra les initiatives, locales et nationale, en vue des Assises du changement proposées par Politis.
Ensemble
La diversité de la Fédération est sa force. Y participent Les Alternatifs, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires(CNCU), l’Association des Communistes Unitaires (ACU), le Mai, ÉcologieSolidaire, AlterÉkolo, Alternative-Démocratie-Socialisme (ADS), Utopia, des militant-e-s du mouvement social, des élu-e-s.
Elle est un outil pour rassembler largement. Cette force, c’est à nous de l’amplifier, de la faire connaître, de la bâtir tous ensemble. Toutes et tous ensemble !
Enseignement Public - position commune des partis de Gauche
Les Services Publics sont un élément essentiel de la cohésion sociale. Ils doivent permettre à chacun, où qu’il soit , de communiquer, se déplacer, se soigner, s’instruire, être protégés.
Le Service Public d’Education est plus particulièrement tourné vers l’avenir de nos enfants. Sa pérennité, sa cohérence, et sa continuité sont essentielles.
Le remplacement d’une partie de l’Ecole maternelle par des jardins d’enfants, la disparition prochaine des postes de soutien tenus par des spécialistes (RASED) , les obstacles mis à la continuité d’un enseignement public, sont autant de raisons de se mobiliser.
Localement, les entraves au service public se manifestent par la pression de l’Etat pour retarder la création d’un lycée à Beaupréau, le refus du Conseil Général d’anticiper la saturation des collèges publics, le refus du Maire de Cholet de prévoir la construction d’une école publique sur le futur quartier du Val de Moine. Face à un univers du refus et de la régression, nous proposons une action résolument tournée vers l’avenir et l’espoir.
Le Collectif pour la Promotion de l’Ecole Publique
organise une manifestation le
samedi 20 juin 2009, à 10 heures 30 ,
Place du 11 novembre
à Beaupréau.
Les Partis politiques sensibles à la défense des services publics appellent tous leurs adhérents et sympathisants, et plus largement tous les citoyens soucieux du présent et de l’avenir de l’éducation de nos enfants, à se joindre à cette manifestation.
Signataires : Parti Socialiste Français – Parti de Gauche – Parti Communiste Français – Gauche Alternative Choletaise - Les Verts
Politis - Comment faire taire les militants
En s’appuyant sur la prochaine loi de programmation militaire, la ministre de l’Intérieur prépare un décret qui criminaliserait les contestations écolos et associatives.
La ministre de l’Intérieur, sur suggestion de l’Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d’octobre 2008. Il s’agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s’il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, (...)
lien ici
Collectif Laïcité 49 - Pétition pour un grand service public d'éducation
PÉTITION RÉPUBLICAINE
A L'APPEL DU COLLECTIF LAÏCITÉ DE MAINE ET LOIRE (1)
pour signer la pétition, cliquez ici
lien http://www.fol49.org/petitionrepublicaine/
Protestation à l’encontre de la politique scolaire du pouvoir en place, cette pétition est aussi une adresse aux forces politiques qui aspirent à le remplacer. Avant qu’il ne soit trop tard, il s’agit de réactualiser l’idée d’une unification laïque pour que l’enseignement public puisse un jour assumer pleinement sa fonction d’école de la réussite pour tous.
POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC D’EDUCATION, NATIONAL, UNIFIE, LAÏQUE, GRATUIT ET RENOVE
La politique actuelle, économique et sociale, rend plus nécessaires que jamais l’unification laïque et la rénovation démocratique du système éducatif.
Un grand service public d’éducation, national et rénové, unifié et laïque, reste une idée neuve. La « casse » et la privatisation en France comme en Europe des services publics, notamment de l’Education Nationale, s’inscrivent dans un projet libéral dans lequel l’Ecole est un immense marché. A cette fin, l’école privée est instrumentalisée pour concurrencer le service public et aboutir à son démantèlement.
Le dualisme scolaire financé par des fonds publics entraine un gaspillage et s’avère inefficace pour lutter contre l’échec scolaire.
Gratuite et ouverte à tous, l’école de la République a le devoir d’amener tous les élèves et tous les étudiants au plus haut niveau de réussite. Les deniers publics doivent lui être entièrement consacrés. Il va de soi que la liberté d’enseignement subsistera pour ceux qui refuseront l’offre d’unification. Les établissements à caractères propres devront tout simplement assurer leurs propres financements.
La laïcité est garante de la liberté de tous au delà des différences. Elle rassemble et intègre. Elle s’oppose aux dérives communautaristes que peuvent engendrer les écoles privées, confessionnelles ou ethniques.
Le caractère national de l’Education et sa rénovation sont indispensables pour éviter les risques d’émiettement de l’offre éducative et l’existence d’une école à deux vitesses où le service public en serait réduit à ne scolariser que les plus démunis.
Seul un grand service public d’Education, unifié et laïque, national et rénové, garantira l’enseignement de qualité, libre de toute pression politique ou économique, dont notre pays a besoin.
Sa réalisation est possible si la volonté politique s’y investit pleinement.
(1) Le Collectif Vigilance Laïcité de Maine et Loire
DDEN – FCPE – FOL – FRANCAS – FSU – JPA – LDH – OCCE - SDEN CGT –SE - SNEP - SNES – SNESUP - SNUipp - Solidarité Laïque – UNSA Education.
Siège : 14 bis avenue Marie Talet – 49100 ANGERS
10 juin 2009
Le bilan d'Europe Décroissance
Une crise profonde de la démocratie
lundi 8 juin 2009
Après les résultats, quel bilan pouvons-nous faire ?
Alors que la crise que traverse l’Europe - et le reste du monde avec elle - devrait être l’occasion d’oser remettre en question le dogme de la croissance, ces élections européennes n’auront brillé que par la stérilité des débats proposés par les médias et les politiques dominants. Cela se retrouve dans une abstention record qui atteint 56 % en Europe et 60 % en France.
Europe-Décroissance ne peut que regretter ce qu’elle avait malheureusement annoncé. Une fois de plus la politique spectacle avec les querelles pathétiques des Aubry et Royal, des Cohn-Bendit et autres Bayrou n’a surtout pas réussi à repolitiser nos démocraties malades d’elles-mêmes.
En France en 2005, le référendum sur le Traité de Constitution Européenne avait connu, à la suite d’un débat de fond passionné, 70% de participation. Plus de 55% de nos concitoyens s’étaient alors exprimés contre ce Traité, en particulier contre la Partie III de ce texte qui ne faisait que reprendre les dogmes économiques qui fondent l’Europe au fil des traités qui nous été imposés sans aucun débat démocratique. On sait comment à Versailles les partis dominants avaient alors décidé de contourner ce choix en modifiant notre constitution et en imposant une simple copie du TCE : le Traité de Lisbonne.
Nous vivons aujourd’hui le résultat de ce mépris des classes dirigeantes, soutenues par des médias sous perfusion de l’argent de la publicité.
Alors que les crises écologiques, économiques, sociales, politiques nous amènent à un carrefour de l’histoire, que l’Europe va toujours plus vite tout droit dans le mur vers lequel l’entraîne la société de croissance, celle de la dépolitisation et du mépris, nous ne pouvons que déplorer que tout soit fait, sciemment ou non, pour ne surtout pas prendre le temps de réfléchir, de comprendre et de débattre. Le redécoupage de la France en régions comme la campagne audiovisuelle, à laquelle nous avons participé, sont la preuve de graves inéquités démocratiques. Une heure d’antenne partagée par 17 listes contre 20h partagées par les 6 gros partis politiques qui nous ont ressortis les mêmes baratins insipides qui n’arrivent plus à convaincre grand monde. De plus, le système de vote, en demandant aux candidats de financer l’impression de leurs bulletins de vote, ce qui représente des sommes considérables (plusieurs dizaines de milliers d’euros pour chaque circonscription), exclut de facto les mouvements aujourd’hui minoritaires. Nous avons tout de même proposé à ceux qui le souhaitaient la possibilité de télécharger et imprimer nos bulletins de vote. Nous remercions tout ceux qui ont fait cet effort.
Voilà quelques raisons pour lesquelles nous nous étions lancés dans une campagne non électoraliste, mais avec pour objectifs de porter au débat l’objection de conscience à la croissance, par notre « mot-obus » de la Décroissance, et d’initier un mouvement politique autogéré. Le bilan est plutôt positif et nous incite à penser que quelque chose est en train de se mettre en marche à travers toute la France. Spontanément, des objecteurs de croissance ont pris l’initiative de diffuser nos idées et de les discuter. Nous avons ainsi participé à de nombreux débats partout dans les régions. Notre choix, audacieux, de faire une campagne auto-gérée et surtout conviviale tout en construisant un mouvement politique s’avère très positif. Côté médias, le bilan est également plutôt positif, non pas par l’importance de notre présence médiatique (quasi-nulle à l’échelle nationale) mais par la qualité des tribunes qui nous ont été données (Arte, La Télé-Libre, France-Culture, Alternative FM...).
Notre démarche, à travers notre clip de campagne qui avait pour objectif de semer des germes de réflexion, a eu un écho certain chez beaucoup de concitoyens.
Plus que jamais, nous réaffirmons que notre force ce sont nos idées et nous vous invitons à continuer à vous réapproprier la Politique et la Démocratie et à venir construire avec nous la société de demain.
L’équipe d’Europe-Décroissance
Une croissance infinie dans un monde fini est une absurdité !
lien vers l'article original :
http://nanorezo.free.fr/spip.php?article76
Cholet - manifestation samedi 13 juin 15 heures place Travot
Parce que ne rien faire, c'est laisser-faire samedi 13 juin 15 heures place Travot Cholet VENEZ L’ampleur des mobilisations du 29 janvier, 19 mars, 1er mai ont permis d’obtenir des débuts de résultats. Ceux-ci sont très insuffisants, au regard des revendications exprimées le 5 janvier 2009, et alors que la crise continue de s’aggraver. Patronat et gouvernement doivent engager négociations et concertation sur les sujets prioritaires les plus urgents. Le gouvernement doit mettre le « social » au centre de sa politique économique et : Le patronat doit, enfin, assumer ses responsabilités et engager des négociations sur : Le gouvernement doit renoncer à l’extension du travail du dimanche, garantir à l’hôpital public les moyens de ses missions, développer le logement social, encadrer le prix des loyers,. L’amélioration du pouvoir d’achat des salariés en faveur de la relance par la consommation, des politiques industrielles et économiques en faveur d’un développement durable et coordonné au niveau européen sont autant de moyens pour répondre immédiatement et structurellement à la crise. Déclaration des organisations syndicales
Revaloriser le SMIC, les minima sociaux, les pensions et les retraites, conditionner toute aide publique, tout allègement de cotisations sociales à des contreparties mesurables en matière d’emploi, de qualification et de rémunération,
Mettre en œuvre un plan ambitieux en faveur de l’emploi et de la qualification des jeunes,
Prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droit. Donner à Pôle-Emploi les moyens nécessaire à l’accompagnement personnalisé des demandeurs d’emplois
Supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires et le bouclier fiscal, mettre à contribution les stock-options au titre de la solidarité, consacrer ces ressources nouvelles au financement des mesures sociales,
Renoncer dans les fonctions publiques aux suppressions d’emplois prévues pour 2009 et 2010, s’engager à résorber la précarité et tenir ses engagements en matière de négociations salariales. Ce sont des conditions pour des services publics de qualité qui répondent aux besoins de la population,
Les politiques de salaires, les politiques industrielles, l’évolution de l’emploi au niveau des branches professionnelles, les rapports donneurs d’ordre – sous-traitants, pour maintenir et développer l’emploi et résorber la précarité,
Un accès facilité pour tous au chômage partiel, l’amélioration de la durée et du niveau de son indemnisation, associés à des formations qualifiantes,
La répartition et la redistribution des richesses produites dans les entreprises, l’amélioration des salaires et la réduction des inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, la reconnaissance des qualifications, l’utilisation des aides publiques au bénéfice de l’emploi,
Les mesures favorables à l’emploi des jeunes permettant leur insertion sociale et professionnelle durable,
Le respect et l’amélioration des droits syndicaux et des institutions représentatives du personnel.
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Le 25 mai 2009
samedi 13 juin
15 heures
place Travot
Cholet
Communiqué de la Fédération Le combat unitaire pour une alternative -
Le combat unitaire pour une alternative
sociale et écologique continue
La Fédération partage la déception de celles et ceux qui voudraient une gauche à la hauteur des crises actuelles : malgré les fortes mobilisations des derniers mois, l’UMP reste la première force politique du pays lors des élections européennes.
Avec l’ampleur considérable de l’abstention, c'est le signe d'un dysfonctionnement important de la représentation politique, en particulier d'un grave décalage entre la politique institutionnelle et les mouvements sociaux.
Le résultat du PS témoigne une nouvelle fois de son incapacité à proposer une alternative politique, en particulier en tirant les conséquences de la victoire du Non au référendum de 2005.
Celui de la liste Europe écologie manifeste à la fois la forte sensibilité d’une partie substantielle des électeurs aux enjeux écologiques et la recherche d’issues nouvelles à la crise actuelle.
A l’échelle de toute l’Europe aussi, la forte progression de l’abstention traduit l’absence de confiance et le sentiment d’impuissance de la population devant l’Union européenne telle qu’elle est.
Dans la plupart des pays, les poussées populistes, à droite et à l’extrême droite expriment aussi ce désarroi.
Face aux crises sociales écologiques, économiques, démocratiques, des réponses alternatives sont plus que jamais nécessaires. La division de la gauche de transformation sociale et écologiste n'a pas permis de changer le champ politique.
Nous nous adressons à toutes les personnes, aux acteurs des mouvements sociaux et aux forces politiques opposées à la droite et indépendantes du PS. Au NPA, au Front de gauche (PCF, PG, GU) à tous leurs militant-e-s comme aux écologistes opposé-e-s au libéralisme, nous lançons cet appel : construisons et portons ensemble un projet d’alternative sociale et écologiste. Pour ne pas subir les crises, ensemble, créons les conditions d’une dynamique politique d’un type nouveau.
C’est ce à quoi notre fédération entend contribuer.
9 juin 2009
contact@lafederation.org

