Gauche Alternative Choletaise

Pour une gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire à Cholet (49)

27 juillet 2009

Pendant vos vacances, à quelle vitesse roulez-vous ?

Cet été, vous prenez la sublime voiture que vous avez achetée il y a 3 ans. Vous la revendrez dans deux ans, lorsqu’elle aura rempli les bons et loyaux services que vous attendez d’elle.

Mais pour l’heure, vous pensez à vos vacances. Pour aller plus vite, vous aller utiliser l’autoroute. Vous comptez bien, cette fois, avoir peu de circulation, et ne pas subir les habituels bouchons au péage.

Vous avez 600 km à parcourir, presque essentiellement sur autoroute. Vous pariez sur une vitesse moyenne de 120 km heure et donc, 5 heures de route seront suffisantes.

Mais votre calcul est-il juste ? Roulez-vous vraiment à 120 km/heure, ou bien n’êtes vous guère plus rapide que lors de vos promenades en famille le dimanche, … à vélo ?

Qu’est-ce que la vitesse? C’est un changement de position, rapporté à un changement de temps. Pour faire simple, il s’agit de la distance parcourue divisée par le temps mis pour la parcourir.

Si, en 10 minutes, je parcours 15 kilomètres, cela signifie que ma vitesse est de 1,5 km à la minute, soit 90 km heure.

Mais, quel temps met-on en voiture pour parcourir 1 km ?

voiture_accidenteeD’abord, il y a le temps du déplacement. Mais, pour réaliser ce déplacement, il faut utiliser une voiture et il a fallu du temps pour gagner l’argent nécessaire à son achat. Il ne faut pas non plus oublier les réparations, le coût de l’essence, le péage.

Un calcul simple montre que, pour une voiture coûtant 15 000 euros à l’achat, revendue au bout de 5 ans avec une décote de 75 %, et parcourant environ 15 000 km par an, les coûts au km sont les suivants (compte tenu d’une vitesse sur autoroute à 130 km heure)

amortissement du véhicule   0,15euros *

réparations entretien           0,04 euros **

essence                              0,1188 euros ***

péage                                    0,0528 euros ****

coût total                               0,3616 euros

Pour un salarié payé net 10 euros de l’heure, cela représente 2,1696 minutes qu’il faut ajouter  au 0,4615 minutes nécessaires pour parcourir le fameux kilomètre

Cela fait donc 2,6311 minutes pour parcourir 1 kilomètre,

soit une vitesse de 22,80 km/heure.

En réalité, pour parcourir vos 600 km, vous aurez consacré 600/22,8 soit plus de 26 heuresvelo_005

Certes, vous me direz que, plus on est riche, moins il faut travailler pour acheter une voiture et l’essence nécessaire. La vitesse est tout de même dérisoire, d’autant que l’augmentation des revenus va souvent de paire avec le prix de la voiture et la puissance du moteur.

Jean Philippe

* voiture vendue au bout de 5 ans avec 75 % de décote ayant parcouru 75 000 km  : 15 000 euros*0,75/75 000

** 600 euros par an pour 15 000 km annuels : 600/15 000

*** consommation de 9 litres au 100 km à 1,32 euros/litre : 9*1,32/100

**** Lille Toulouse : péage 46,20 euros pour 875 km

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24 juillet 2009

Réformes de l'education nationale : vécu et action d'un résistant par lui-même

Déclaration d’Alain Refalo

« Ne nous résignons pas. Osons dessiner, dès aujourd’hui, un à-venir pour l’école aux couleurs de la générosité et de l’espérance. »

En prenant l’initiative de désobéir aux dispositifs pédagogiques imposés par Xavier Darcos et en décidant de le faire savoir dans ma lettre « En conscience, je refuse d’obéir » adressée à mon inspecteur le 6 novembre 2008, je savais que je m’exposais au risque de la sanction. Afficher ma désobéissance était la seule attitude cohérente : elle me permettait d’affirmer une résistance qui se voulait constructive et ouverte au dialogue tout en demeurant loyal et honnête vis-à-vis de ma hiérarchie. J’ai voulu prendre à témoin l’institution que nous n’avions pas d’autres choix pour éprouver la fermeté de nos convictions que de risquer de désobéir ouvertement afin d’être entendus. Car peu importe à vrai dire pour l’institution que nous appliquions ou pas les « réformes », comme certains inspecteurs ont osé nous le dire, l’important pour elle est de montrer à l’opinion publique que ces « réformes » s’appliquent sans vague. Le défi que nous avons lancé est à la hauteur de celui qui a été imposé par le pouvoir, c’est-à-dire la mise en place d’un processus de démantèlement du service public d’éducation. 

Cette action de désobéissance pédagogique qui s’est essentiellement cristallisée sur le dispositif de l’aide personnalisée a permis à des milliers d’enseignants du primaire d’en montrer toute la perversité et l’inefficacité tout en ayant une attitude responsable vis-à-vis des élèves en difficulté. Nous avons mis en lumière que ce dispositif en trompe-l’œil n’était pas destiné en réalité à aider les élèves qui en avaient le plus besoin, mais qu’il permettait au ministère de justifier la disparition de milliers de postes d’enseignants spécialisés du RASED, de supprimer deux heures de classe pour la majorité des élèves, de favoriser la semaine dite de 4 jours que tous les spécialistes considèrent comme néfaste pour le bien-être de l’enfant et de renoncer à déployer une formation pédagogique à la mesure des difficultés que tous les enseignants rencontrent aujourd’hui. Sur ce temps-là, nous avons mis en place des projets pédagogiques pour tous les élèves, sans discrimination, leur permettant ainsi de s’investir activement dans la classe et de remédier à leurs difficultés récurrentes. Refusant la stigmatisation des « mauvais élèves », nous avons choisi de les aider autrement et certainement de façon plus efficace.

Durant ces deux heures facultatives, avec l’accord explicite des parents qui m’ont soutenu depuis le départ dans ma démarche, j’ai organisé un atelier théâtre auquel ont participé tous les élèves. Parallèlement à cet atelier théâtre qui a permis aux élèves en difficulté de retrouver de la confiance en eux-mêmes, de reprendre goût à l’école, de s’investir davantage dans les apprentissages et d’acquérir des compétences liées notamment à la concentration, l’écoute, l’expression orale et la coopération, j’ai organisé sur le temps scolaire obligatoire des ateliers d’aide et de soutien spécifiquement pour les élèves en difficulté en utilisant toutes les potentialités et les ressources du groupe classe. Cela n’a pas été pris en compte ; l’institution s’est focalisée jusqu’à l’absurde sur la vérification de la mise en œuvre d’un dispositif particulier, sans prendre en compte la globalité de mon travail d’enseignant dans la classe.

Précisément parce que je n’ai pas appliqué les modalités du dispositif alors que j’en respectais largement la finalité, j’ai été sanctionné, depuis le mois de janvier, d’un retrait de salaire deux jours par semaine au motif fallacieux de « service non fait ». De surcroît, la promotion au grand choix à laquelle j’avais droit m’a été refusée au mois de février sous le prétexte étonnant que celle-ci aurait été considérée comme un encouragement à la désobéissance. Aujourd’hui, l’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne en accord avec le ministre a décidé d’appliquer le principe, original, de la triple peine en me sanctionnant à nouveau sur le plan professionnel et financier. L’abaissement d’un échelon, cumulé au refus de promotion, conduit à une amputation de salaire de 7 000 euros sur quatre ans. Qui peut croire que la désobéissance limitée au dispositif de l’aide personnalisée justifie à elle seule cette sanction qui confine à l’acharnement ? Les motifs invoqués de manquement au devoir de réserve et d’incitation à la désobéissance collective, une première dans l’Education Nationale et dont on cherche en vain sur quels textes réglementaires ils s’appuient, témoignent d’une volonté de bâillonner les enseignants. Cette dérive dangereuse ne doit pas manquer d’interroger tous les démocrates sincèrement attachés aux libertés publiques.

La commission disciplinaire du 9 juillet a été organisée en dehors de toute règle élémentaire de droit. En ce sens, elle constitue une parodie de justice. Non seulement les membres de cette commission étaient juges et partie, mais les votes étaient acquis d’avance dès lors que les représentants de l’administration sont obligés à un vote de fonction et non un vote de conscience. Les défenseurs, les témoins, l’accusé ont été poliment et longuement écoutés, mais nullement entendus. Les représentants de l’administration sont restés muets. Seul l’inspecteur d’académie s’est exprimé, empêchant ainsi un débat contradictoire, approfondi, diversifié et soucieux de la recherche de la vérité. Cette commission fut à l’image du grand mépris que le ministère a affiché durant toute cette année à notre encontre, mépris doublé d’une volonté de minimiser ce mouvement tout en le caricaturant. La contradiction entre ses propos clamés dans les médias et le procès politique en sorcellerie décidé à l’encontre de l’un des porte-parole de ce mouvement n’a échappé à personne. En vérité, ce mouvement dérange, inquiète car il vise à neutraliser les prétendues « réformes » dont se targuent nos gouvernants auprès de l’opinion publique.

La vraie question est la suivante : Qui porte tort au service public d’éducation ? Les enseignants du primaire en résistance qui osent prendre la parole et dénoncer les graves dérives d’une politique qui n’a comme seul horizon que les restrictions budgétaires, le désengagement de l’Etat et à terme la privation de l’Education Nationale ? Ou bien nos gouvernants qui ne tolèrent plus l’idée même d’une contestation provenant des petits fonctionnaires que nous sommes. Ce qui est en définitive insupportable, au-delà du respect du devoir de réserve auquel nous ne sommes pas directement astreints, mais qui est opportunément brandi à la face des professeurs des écoles aujourd’hui, c’est que des instits de base, eux qui n’ont pas le « prestige » des enseignants du secondaire ou des universitaires, aient eu l’outrecuidance de se révolter, de le faire savoir et de lancer un défi à l’autorité qui se croyait à l’abri d’une insoumission contagieuse.

Cette décision politique à l’encontre de l’initiateur du mouvement de résistance pédagogique vise assurément l’ensemble des enseignants du primaire en résistance. Le nouveau ministre espère ainsi écraser toute velléité de contestation à la rentrée. Il se trompe gravement. Il avait l’opportunité, lui qui s’est présenté comme un homme de dialogue et d’ouverture, de dénouer les fils de ce conflit qu’il a découvert en arrivant rue de Grenelle. Il vient de les resserrer. Et nous avions prévenu : « Plus ils nous sanctionneront, plus nous désobéirons ». Aujourd’hui, comme hier, le pouvoir ne nous laisse d’autre alternative que d’amplifier la résistance aux « réformes » qui déconstruisent le service public d’éducation. En refusant le dialogue que nous n’avons cessé d’appeler de nos vœux, le pouvoir s’enferme dans une attitude répressive qui ne peut que susciter des tensions regrettables pour l’avenir.

Jusqu’à ce jour, les sanctions, aussi disproportionnées soit-elles, ne nous ont pas fait reculer. Elles ont au contraire suscité un élan de sympathie dans l’opinion publique que le pouvoir aurait tort de mésestimer. De nombreux enseignants du primaire qui n’ont jamais accepté ces réformes destructrices sans pour autant les contester trop ouvertement se sont montrés solidaires, y compris financièrement, et nous ont encouragés à ne pas céder. Nous avons également le soutien massif des parents de nos élèves et cela est décisif. C’est pourquoi, à titre personnel, je ne regrette rien et surtout je ne me sens « coupable » de rien. Mettre ses actes en cohérence avec ses pensées est certainement ce qu’il est donné de vivre de meilleur, surtout dans notre noble métier. C’est une action juste, motivée en conscience, au service de l’intérêt général et non pas de notre « confort » corporatiste. Collectivement, nous pouvons être fiers d’avoir impulsé un mouvement qui porte l’exigence d’une révolte éthique et professionnelle conjuguée à un esprit de responsabilité et d’honnêteté que personne, aucun pouvoir, ne pourra briser.

Et pendant tout ce temps consacré à pourchasser les enseignants en résistance, à vouloir faire appliquer des « réformes » injustes, néfastes et parfois inapplicables, on élude les vrais questions et les vrais problèmes qui se posent aux enseignants du primaire dans leur travail quotidien : la démotivation des élèves à l’égard de la chose scolaire, l’agitation et/ou l’apathie de beaucoup d’entre eux, leur difficulté à se concentrer et à écouter sur des périodes longues, le recul flagrant de la culture de l’écrit, l’hétérogénéité de nos classes avec des écarts de plus en plus importants entre les élèves, l’addiction des enfants aux jeux électroniques et à la télévision, la montée des marques d’irrespect à l’égard des enseignants, l’absence de régulation des conflits entre les élèves qui crée des climats de tension dans nos écoles. Nous avons besoin d’une révolution éducative qui prenne à bras le corps l’ensemble de ces problèmes et bien d’autres. C’est pourquoi, plus que jamais, des Etats Généraux de l’Education sont inévitables dans les prochains mois pour préparer une nouvelle ère qui définira l’éducation comme une grande priorité nationale.

Alors, à l’heure où la répression s’abat sur les enseignants en résistance qui refuse d’assister passivement à la déconstruction de l’école publique,

J’appelle, avec tous les enseignants du primaire en résistance, à une insurrection des consciences de la société civile pour sauver l’école de la République aujourd’hui menacée.

J’appelle les enseignants à se ressaisir en refusant cette attitude de soumission permanente et aveugle qu’une hiérarchie abusant de son autorité veut nous imposer au mépris de toute confiance et de tout respect envers les professeurs des écoles confrontés à des difficultés inégalées au quotidien.

J’appelle les syndicats d’enseignants à jouer pleinement leur rôle en organisant dès la rentrée un mouvement de résistance puissant à ces réformes scélérates qui aggravent une situation d’enseignement délicate et tout particulièrement à ces dispositifs pédagogiques qui trahissent l’esprit de notre mission qui est la réussite de tous les élèves.

J’appelle les parents d’élèves, les citoyens et les élus à se mobiliser pour défendre le service public d’éducation que le pouvoir veut démanteler alors que nous avons plus que jamais besoin d’un système éducatif cohérent, outillé pour affronter les défis de l’échec scolaire et de la violence juvénile.

A tous mes collègues déjà entrés en résistance et à tous ceux qui le seront inévitablement bientôt, je leur dis : ne nous résignons pas, car se résigner c’est déjà abdiquer de sa liberté, de sa raison et de sa dignité. Ayons confiance en nous-mêmes. Vous le savez, le verbe résister est un verbe qui se conjugue au présent... Alors osons dessiner, dès aujourd’hui, un a-venir pour l’école aux couleurs de la générosité et de l’espérance.

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23 juillet 2009

Après deux ans à vivre cachée, la famille Popov a obtenu le statut de réfugié politique

Yekaterina, Vladimir Popov, et leurs enfants Véronique et Geoffrey, vont pouvoir sortir de l’ombre. Ces Angevins originaires du Kazakhstan ont reçu ce matin un courrier de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) : ils obtiennent le statut de réfugié politique. Une nouvelle qui tombe après des dizaines de manifestations en leur faveur, un soutien actif du Réseau éducation sans frontières et près de deux ans passés à vivre cachés.

Ils avaient frôlé l’expulsion en septembre 2007. Remis en liberté après une décision de justice mais toujours expulsables, ils avaient alors été hébergés par des Français, qui se relayaient pour les accueillir. Depuis un an, la famille vivait à Angers, toujours discrètement, mais sans être inquiétée par les forces de l’ordre.

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Aéroport NDDL - communiqué de presse Camp Action Climat

Lettre batracienne à tous les humains dont Mr. le Préfet,

Communiqué de presse du Camp Action Climat

Ouf, avec mes comparses batraciens, nous sommes soulagés. Le vent nous a rapporté que dans l'édition de Ouest-France du 17 juillet, le préfet de Loire-Atlantique informait les humains que 156 mares seront créées pour qu'on puisse, nous autres batraciens, continuer à barboter en paix ; et ceci pour compenser les 78 mares détruites pour la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes.

Un vieux proverbe batracien plein de bon sens dit que pour savoir si une mare est bonne, mieux vaut regarder tout ce qu'il y a autour que la seule eau qu'elle contient. Seules les grenouilles naïves font confiance à l'eau qui dort, surtout si elle est d'un beau vert attrayant... Vous vous en doutez, une fois que les plus sages d'entre nous nous ont rappelé ce proverbe, nous n'étions plus tellement rassurés avec les belles mares évoquées par M. Le Préfet.

Quand le jour nous arrêtons de coasser, nous entendons des maisons des humains les échos de ces boîtes pleines de lumières et de son abrutissants qui leur répètent sans cesse : « Ne vous inquiétez pas, on s'occupe de votre bonheur et de votre avenir. Faites-nous confiance, nous allons régler vos problèmes ». Mais nous avec nos petites oreilles moins sensibles à la manipulation, nous entendons surtout : « Ne bougez pas et rendormez-vous. En repeignant superficiellement en vert le système économique à l'origine des crises environnementales et sociales que vous traversez, nous allons continuer sans rien bouger ou presque...». Comment donc un système peut-il sans changer être à la fois la source et la solution des problèmes qu'il

engendre? Même nos vieux proverbes batraciens ne peuvent donner des réponses à de telles énigmes...

Il y a d'autres choses d'étranges du côté des humains : ceux qui les dirigent passent le plus clair de leur temps à faire croire de leur sérieux, de leurs compétences et en leur sens des responsabilités. Pourtant, au moment de prendre des vraies décisions, ils s'en remettent à ce

qu'ils appellent l'Economie qu'ils disent ne pas contrôler. Il semble pourtant bien que ce soit les humains qui organisent cette économie...

C'est un peu comme le responsable de la grande ville près de la grande mare salée qui, après avoir semblé revenir un peu à la raison, recule en disant que même si ce projet d'aéroport est néfaste pour la terre – et pour nos mares – c'est la situation économique qui va en décider et pas lui... Lui , comme son ami de la grande ville sur la rivière se disent pourtant responsables...

Et quand ils ne disent pas qu'il faut toujours grossir jusqu'à éclater (quelle drôle d'idée...), ils évoquent une autre chose bizarre qu'ils nomment « La Crise » et qui fait très peur à tout le monde... En tous cas, on voit bien, nous autres batraciens, qu'ils ont toujours une bonne raison

pour ne rien changer... Et ils se disent responsables...

En même temps, quand nous écoutons bien le chant des hautes herbes, nous entendons aussi de multiples petites voix qui préparent un grand rassemblement début août tout près des mares promises à la destruction. Ces voix disent qu'au lieu de s'inquiéter, mieux vaut se responsabiliser soi-même et agir collectivement afin de trouver des réponses nouvelles aux problèmes engendrés par l'ancien système qui arrive à sa fin. Pendant toute une semaine, ils et elles vont mener des actions, discuter, échanger, vivre ensemble sans que les grands responsables leur disent comment faire et comment vivre...

Pour que le plus grand nombre d'humains puisse montrer leur refus du projet d'aéroport et l'espoir qu'on nous laisse tranquillement dans nos mares, ils et elles organisent même une grande action de masse

le samedi 8 août à 11h00 à la Rolandière à Notre Dame des Landes (44).

Sûr qu'on sera dans les parages, juste derrière les grandes herbes, à coasser en chœur avec tout ce beau monde...

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11 juillet 2009

Bernard Kouchner confond Ouïgours et yoghourts : à rire où à pleurer


Bernard Kouchner confond Ouïgours et yoghourts
par rue89

Voilà un bel exemple de la compétence et de la profondeur de la réflexion de notre brillant ministre des Affaires Etrangères, Bernard Kouchner.

A deux reprises, il confond Ouïgours et yoghourts.

Pour lui, 156 morts est presque banal :  "Ce sont des affrontements presque traditionnels"   

Il serait intéressant qu'il précise comment il entend la religion musulmane quand il dit : "...et qui sont des musulmans plutôt ouverts, pas du tout sectaires, ...".

Ces propos sembleraient laisser penser que les musulmans sont par nature sectaires et exceptionnellement ouverts. La majorité des musulmans du monde, qui ne se reconnaissent pas dans les différents intégrismes, apprécieront.

Puis, de profondes pensées, qui témoignent de son haut engagement politique pour la paix.

"J'espère que les affrontements cesseront ..."

"Il faut que tout ça cesse, bien entendu et que cela s'apaise. C'est un grand pays, la Chine"

Pour finir par ce constat choc :

"Et lorsqu'il y a des affrontements de ce genre, ça fait beaucoup beaucoup de blessés et de morts."

Et tout cela, en moins d'une minute.

Mais il est vrai que , au sein du gouvernement actuel, il peut faire illusion.

Jean Philippe

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08 juillet 2009

Saint-André - Intermarché développe le chômage en faisant travailler gratuitement ses clients.

C’est le nouvel axe de développement d’Intermarché de Saint André de la Marche (49). Depuis peu, les responsables locaux ont donné comme consigne à leur personnel de promouvoir le travail gratuit de leurs clients , leur permettant de contribuer au développement du chômage.   Ne souhaitant pas contrevenir à leur obligation de loyauté, les employés font une très discrète promotion de ce qui assurera leur probable futur licenciement.

Précisons : le magasin Intermarché de  Saint-André, faisant suite au très local Ecomarché  de la même localité, avait usé de l’argument de création d’emploi (en en tuant ailleurs) pour justifier leur implantation près de la 2x2 voie Cholet-Nantes. Bien qu’ayant exclu l’implantation d’une pharmacie dans leurs locaux (afin de préserver le service de proximité aux personnes âgées), ils ont accepté des plans  prévoyant l’intégration d’une pharmacie, provoquant la disparition de la pharmacie locale. Maintenant, ces mêmes dirigeants proposent l’utilisation d’un passage « Caisses libre service ». Le client est utilisé Librement par la direction pour Servir de Caisse enregistreuse gratuite. En clair, il n’y a plus de caissier/caissière. Le client fait le boulot à la place.

Donc, cette grande surface, qui argumentait de la création d’emplois nouveaux (mais détruits ailleurs), se propose de faire travailler gratuitement ses clients pour remplacer le personnel employé. Car, bien évidemment, faire travailler le client est plus rémunérateur que payer le salaire des employés. Les vacances, période de congés, sont le moment le plus favorable pour mettre les employés et futurs licenciés devant le fait accompli.

D’un point de vue écologique, on peut dire que les employés d’Intermarché, vivant de légumes, viandes et autres produits, ne nécessitent pas l’ extraction de métaux lourds polluants et de pétrole pour les faire fonctionner, contrairement aux machines utilisées.

De plus se pose la question de savoir si le consommateur doit être aussi acteur de la destruction du travail, c’est-à-dire travailleur bénévole au service des grandes surfaces.

Comment agir , en tant que citoyen,  pour ne plus contribuer à cette destruction du travail par utilisation des ressources planétaires.

Ce n’est pas moi, grandement contributeur de ce blog, militant tous azimuts, qui serait à l’origine d’une action. La prise en charge de la vie quotidienne n’est pas du fait d’un petit groupe de militants. Chacun a sa responsabilité dans l’initiative et la conduite de l’action.

Alors,

Si vous êtes du secteur concerné et que vous n’êtes que peu engagé, faites.

Ne comptez plus sur les autres comptez sur vous.

Jean Philippe Parmantier.

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06 juillet 2009

CA SUFFIT COMME ÇA ! DISSOLUTION DE LA LIGUE DE DÉFENSE JUIVE.

dimanche 5 juillet 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

La Librairie Résistances, située dans le dix-septième arrondissement à Paris, a été attaquée et saccagée par des nervis de l'extrême-droite sioniste ce vendredi 3 juillet en plein après midi.

La Librairie Résistances est connue pour son engagement concernant le soutien au peuple palestinien et, au-delà, aux luttes des peuples du tiers-monde.

Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait été aujourd'hui, une nouvelle fois, la cible de la violence des groupes ultra-sionistes, au premier lieu desquels la Ligue de défense juive (LDJ).

Interdite en Israël et aux Etats-Unis pour son caractère raciste et fascisant, la LDJ reste tolérée en France par les autorités, alors même que depuis plusieurs années, elle a été impliquée dans de nombreuses opérations de ratonnades de militants et de sympathisants de la cause palestinienne ainsi que d'agression contre la population magrhebine

La dernière en date étant l'attaque de la Mairie de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, à l'occasion du cérémonie municipale faisant d'un dirigeant palestinien, Marwan Barghouti, citoyen d'honneur de la ville.

Les agissements fascisants de la LDJ et des groupes de l'extrême-droite sioniste n'ont que trop duré.

Les signataires expriment leur totale solidarité avec la Librairie Résistances, et demande fermement l'interdiction de la Ligue de défense juive, et la traduction en justice de ses nervis.

Les organisations signataires appellent à un rassemblement mercredi 8 juillet 2009 à 19 heures devant la librairie Resistances 4, Villa Compoint Paris 17e (près du 42 rue Guy Moquet). Mo Guy Moquet (ou Brochant).

Premiers signataires :

Abna Philistine (Enfants de la Palestine), AFD France, AJPF Association pour les jumelages entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises, Américains contre la guerre AAW France, Al Rowad, CAPJPO, CCIPPP, Collectif Faty Koumba, Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI St Denis, CVPR, Femmes en Noir, FTCR, Génération Palestine, La Courneuve Palestine, Les Verts, MAIF, NPA, Union juive française pour la paix UJFP, UTIT, Une Autre Voix Juive UAVJ

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03 juillet 2009

Communiqué de Presse du NPA 49 : Université d'Angers : mauvais coup contre le service public

vendredi 3 juillet

Le CA de l’université d’Angers (élu ou nommé dans les conditions très peu démocratiques de la loi LRU avec un fort taux d’abstention) a voté le 3 juillet en faveur du passage aux "compétences élargies" par 22 voix contre 6 (dont les élus syndicaux des personnels enseignants et non enseignants) et un blanc.

Désormais la masse salariale sera gérée par l’université qui voit son budget multiplié par quatre. Elle pourra être utilisée dans l'avenir pour les dépenses de fonctionnement de l'établissement ou pour recruter des contractuels ou vacataires de toutes catégories. Une explosion de l’emploi précaire s’annonce et le glissement des fonctionnaires de l’université hors de la fonction publique d’État est ainsi amorcé.

Le Président a profité du reflux du mouvement contre la LRU et de promesses ministérielles de rallonge budgétaire l'an prochain (en cas de vote positif) pour faire voter ce qu’il défend depuis 2007.

La logique de l’université-PME vient de marquer un point contre celle du service public. Mais la lutte des universitaires contre le loi LRU de destruction du service public n’est pas terminée.

Le NPA49 assure les personnels de l'Université d'Angers de son soutien dans les luttes qui ne manqueront pas de survenir face aux conséquences de la loi LRU. D'ores et déjà, il exige la titularisation de tous les personnels contractuels.

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02 juillet 2009

Régionales 2010 - Communiqué des Alternatifs des Pays de la Loire.

Préparer l’alternative sociale et écologiste

Pendant la crise, la casse continue. La droite et le patronat considèrent que l’absence d’alternative crédible leur permet de continuer la libéralisation à tout crin menée depuis le tournant libéral des années 90. La remise en cause du droit à la retraite s’amplifie, le travail du dimanche continue à se diffuser, la privatisation de la Poste devrait franchir une nouvelle étape fin juillet, les suppressions de poste dans l’Education Nationale continuent de plus belle, la Sécurité Sociale est promise à une privatisation rampante, etc… Le chômage et la précarité explosent (exemple des AVS dans les écoles). Dans le même temps, les politiques répressives et xénophobes du gouvernement s’accentuent. La politique écologique du gouvernement est insuffisante face à l’urgence climatique : il choisit de sanctuariser le nucléaire et de poursuivre les programmes routiers inutiles…sauf pour les lobbies du BTP. Le développement durable est mis à toutes les sauces, oubliant que ce développement n’a de réalité que s’il est également social…le contraire de la politique actuelle.

Il est donc indispensable que les fronts de résistance les plus larges se construisent, qu'une démarche unitaire alternative s'affirme, dans les luttes et dans les urnes. Ce sera l’un des enjeux des élections régionales de 2010.

Nous ne voulons pas que l’UMP devienne majoritaire sur la Région des Pays de Loire. Nous ne voulons pas que Madame Bachelot devienne Présidente de la Région car nous avons trop connu le règne des Guichard, Fillon et consorts.

À partir d’une analyse sans a priori du bilan de la majorité actuelle, Les Alternatifs de la région administrative des Pays de la Loire souhaitent contribuer à l’élaboration d’un projet répondant aux exigences écologiques, sociales et démocratiques dans la région.

Ce projet doit être porté au premier tour des élections régionales par une liste de rassemblement sans exclusive de la gauche antilibérale, écologiste  et socialiste, liste indépendante du PS.

Au niveau régional, les Alternatifs rencontreront toutes les forces potentielles de ce rassemblement du premier tour pour engager au plus vite le travail sur un projet alternatif pour la région.

01 juillet 2009

Proposition de loi anti-bandes : jusqu’où nous conduira la démagogie sécuritaire ?

Communiqué du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ)             

Le 5 mai 2009, M. Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, a déposé une proposition de loi visant notamment à « renforcer la lutte contre les violences de groupes ». Ce texte a été adopté en commission des lois le 10 juin. Il est examiné au Parlement depuis le 23 juin.

Il prévoit en particulier de punir de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende « le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions de biens ».

La création d’un tel délit, résurgence aggravée de la tristement fameuse « loi anti-casseurs », est à la fois totalement inutile pour lutter contre la délinquance et très dangereuse pour les libertés publiques.

Inutile parce que le Code pénal permet déjà de punir très sévèrement les auteurs d’infractions en groupe.

Circonstances aggravantes de réunion et de bande organisée, coaction, complicité, délits d’association de malfaiteurs, d’attroupement armé et d’attroupement non-armé constituent un arsenal répressif déjà considérable contre les personnes qui, collectivement, commettent ou commencent à commettre des violences ou des dégradations et même celles qui préparent la commission de tels faits.

Dangereuse parce qu’au-delà de l’affichage politique, la définition retenue est extrêmement floue et porte en germe un arbitraire policier et judiciaire qui n’est pas acceptable en démocratie.

En effet, compte tenu de la pression statistique sans précédent qui s’exerce sur les forces de l’ordre, un tel « délit préventif », qui repose sur une suspicion d’intention (le « but poursuivi », en l’absence de toute violence ou dégradation effective), ne manquera pas d’engendrer des gardes à vue abusives (arrestation, menottage, fouilles, fichage…), dont tout laisse à penser que les « populations cibles » seront les habitants des quartiers populaires, notamment les jeunes, et les militants, déjà souvent présumés suspects…

Compte tenu de l’imprécision de l’incrimination, il est même à craindre que les tribunaux prononcent des condamnations sur la base de ces procédures aléatoires, notamment dans le cadre des audiences expéditives de comparutions immédiates…

Se promener à plusieurs dans une cité en marquant une certaine méfiance au passage de la police, occuper un appartement vide pour revendiquer une politique du logement digne de ce nom, protester contre une expulsion sans relogement, participer à une manifestation dans un climat tendu, organiser un happening, investir un bâtiment d’université pour dénoncer telle ou telle « réforme »…, autant de comportements étrangers à la délinquance qui risquent cependant d’alimenter la politique du chiffre sévissant au ministère de l’Intérieur.

En réalité, sous couvert de lutter contre les bandes, dont l’existence n’est pas nouvelle et qui sont déjà réprimées, y compris lorsque, comme récemment, de graves violences sont commises, ce texte contribuera à pénaliser à la fois les plus démunis et ceux, militants et citoyens, qui veulent agir ensemble pour faire reconnaître leurs droits.

Il est vrai que M. Estrosi est un fervent pratiquant de l’idéologie sécuritaire. On se souvient notamment qu’il avait déposé en 1991, suite à une affaire criminelle médiatisée, une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour certains crimes…

Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ) dénoncent la surenchère démagogique que représente ce nouveau texte et en demandent le retrait pur et simple.

Alors que le Code pénal a été modifié 116 fois entre le 1er janvier 2002 et le 18 juillet 2008, elles rappellent par ailleurs qu’il est urgent de mettre fin à l’inflation législative, particulièrement nocive en matière pénale. Un fait divers = une loi, ça suffit !

Le 29 juin 2009.

Organisations signataires :

- associations :

Association Française des Juristes Démocrates (AFJD)

Association Française des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille (AFMJF)

Droit Au Logement (DAL)

Fédération des Conseils de Parents d'Elèves des écoles publiques (FCPE)

Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées (GENEPI, membre observateur)

Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

Privacy France (Big Brother Awards)

- autres collectifs :

Appel des appels (AdA)

Collectif « Nous refusons la politique de la peur »

- mouvements et partis politiques :

Les Alternatifs

Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique

Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Parti Communiste Français (PCF)

Parti de Gauche (PG)

Parti Socialiste (PS)

Les Verts.

- syndicats :

Confédération Générale du Travail - Protection Judiciaire de la Jeunesse (CGT-PJJ)

Confédération Générale du Travail - Pénitentiaire (CGT-Pénitentiaire, UGSP)

Fédération Syndicale Unitaire (FSU)

Solidaires Unitaires Démocratiques - Santé/Sociaux (SUD-Santé/Sociaux)

Syndicat des Avocats de France (SAF)

Syndicat de la Magistrature (SM)

Syndicat de la Médecine Générale (SMG)

Syndicat National de l'Ensemble des Personnels de l'Administration Pénitentiaire (SNEPAP/FSU)

Syndicat National des Enseignants du Second degré (SNES/FSU)

Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP/FSU)

Syndicat National des Personnels de l'Education et du Social - Protection Judiciaire de la Jeunesse (SNPES-PJJ/FSU)

Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales, de l'Intérieur et des Affaires Sociales (SNU-CLIAS/FSU)

Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)

Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)

Posté par alterre à 22:12 - Démocratie en danger - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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