L'actualité a ceci de commun avec le harangueur de foules qu'il est capable de vous faire vibrer avec un épluche légumes.

Episode un (en raccourcis). Le dirigeant du FMI est poursuivi en justice. Toutes les chaines françaises se ruent sur cette actualité et font tourner en boucle ce qui ne tiendrait pas 10 lignes si l'image médiatique n'était pas là. (Qui se soucie de la mise en examen de Daniel SauKov, président de la Financière Macairoise Interprofessionnelle, inculpé pour détournement de mineur de plus de 18 ans).

2007-09-19t122917z_01_nootr_rlagardeEpisode deux (en raccourcis). Le FMI a besoin d'un dirigeant (ou d'une dirigeante, ce qui retournera les éventuels problèmes dus au prédécesseur). Christine Lagarde, championne en déclarations infirmées par la réalité se présente.

Maintenant, voyons la réalité objective.

L'Organisation Mondiale du Commerce établit les règles selon les souhaits des multinationales.

Le FMI propose d'amener l'argent en direction des Etats qui ont des ressources interessant ces multinationales.

Les états disposant des ressources utilisent l'argent prêté pour construire des infrastructures permettant l'exploitation de leurs richesses.

Ainsi

 

Les populations locales voient leurs dirigeants s'enrichir (pots-de-vins favorisant les tractations états-multinationales)

Les populations doivent quitter leur terre pour laisser la place à la construction des infrastructures.niger

Les populations se voient réquisitionnées (travailler à bas prix, mourir ou émigrer) en échange d'un salaire très faible, entrant ainsi en concurrence involontaire avec les ouvriers occidentaux, contribuant ainsi à l'exploitation de leur pays.

Lagarde au FMI?

Quelque soit le responsable du FMI, le résultat est sensiblement le même.  Seule change la pommade pour soigner les blessés.

Le véritable sujet devrait être : Comment instaurer une véritable démocratie dans l'intérêt de l'ensemble des habitants de la Terre? FMI, OMC, G8, G20 ne sont que des institutions fabriquées en dehors de toute considération humaine.

Le printemps arabe, que je désire voir se propager en printemps occidental, pose cette question cruciale de la démocratie. Aucune réponse satisfaisante n'a jamais été apportée, car à la nécéssaire contribution de toutes et de tous s'oppose la facilité de la délégation. Délaissons les préoccupations puériles assenées par les médias et concentrons-nous sur notre responsabilité quotidienne d'être humain.

Jean Philippe