Les déclarations d'Eva Joly, candidate écologiste ont suscité aujourd'hui de nombreuses attaques, tant de la part de certains responsables de son parti que de barons socialistes. Que lui reproche-t-on? De ne pas être enthousiaste face à l'accord PS-EELV.  Elle explique qu'elle aurait souhaité un accord qui ne soit pas entaché de l'omni-présence de certains lobbies, un accord qui soit plus empreint d'écologie et moins d'économie politicienne. Elle se refuse, dans un premier temps, à répondre à la question: soutiendrez-vous François Hollande au second tour? Dispose-t-elle des voix de ses électeurs. Au second tour, elle n'est plus candidate. La décence ne serait il pas de se limiter à répondre en tant que citoyen?

On peut se poser la question de savoir si le candidat socialiste est prêt à soutenir Eva Joly lors d'un deuxième tour présidentiel.

Eva Joly, la politique qui défend ses valeurs se retrouve ainsi assaillie par des politiciens de tous bords qui ne veulent surtout pas que la droiture devienne une valeur au détriment de la langue de bois et du copinage. On lui demande de valider le passage de l'écologie sous les fourches caudines de la société AREVA. Doit elle, maintenant qu'elle est en politique, accepter les ordres des lobbies dont elle a combattu jusqu'à présent l'influence sans faillir.

Le hiatus essentiel est l'incapacité d'EELV d'être cohérent dans ses choix stratégiques électoraux . Ils présentent une candidate à l' élection présidentielle mais se mobilisent pour les législatives qui semblent être leur seul objectif. Car l'objectif n'est pas d'accéder à la Présidence, mais bien d'accroître leur visibilité médiatique et surtout, leurs moyens financiers. Un simple fait, tu des médias mais connu depuis longtemps, est l'incapacité des VERTS de se mettre en accord avec leurs propres règles, et notamment celle qui régit le cumul des mandats. Noël Mamère, cumule un poste de député et de maire depuis bien longtemps, ce qui est clairement interdit par leurs statuts.

François Hollande, lui aussi, se permet de ne pas rester sur la ligne qui a été fixée. Mais il ne met pas en péril la capacité des candidats PS à accéder au poste de député. Les raisons financières et économiques demeurent  premières, loin devant les nécessités humaines qu'exige la situation actuelle.

Ainsi, Eva Joly, la politique se retrouve face  François Hollande,  Noël Mamère, Daniel Cohn Bendit, et tous leurs copains politiciens.

L'honnêteté face à la politicépicerie, le choix devrait pourtant être facile.

 

Jean philippe