Les chefs des 3 partis soutenant le gouvernement non élu de Papadimos (ex Goldman Sachs, ex gouverneur de la Banque Centrale de Grèce...), à  savoir: Papandreou (Pasok), Samaras ((Néa Dimokratia, droite), Karatzaferis (Laos, extrême-droite) se sont réunis, pour faire semblant de négocier (on savait depuis le départ qu'ils diraient oui à toutes les exigences de la Troïka*. Résultat non exhaustif :

 1) suppression des conventions collectives, tout le monde à  la même enseigne;

Elargissement de la dérégulation, emploi à  temps partiel, conditions d'embauche spéciales pour les - de 25 ans (voir + bas)

 2) baisse de 22% du salaire minimum (le portant à  600 euros bruts; soit env. 480 nets) cela influe sur TOUTES les primes (enfants, mariage, diplômes...) qui s'ajoutent éventuellement au salaire de base et sont calculées à  partir du salaire minimum.

 3) 10% de baisse, en plus, pour les - de 25 ans (donc salaire de base à  527 euros bruts pour eux, moins de 400 euros net, à  condition bien sûr de travailler à  plein temps).

 4) gel du salaire minimum pour 3 ans (jusqu'en 2015)

 5) gel des primes à  l'ancienneté  tant que le chômage ne sera pas à  moins de 10%.

 6) baisse de 2% des cotisations sociales en 2012, et de 13% en 2013

 7) baisse des grilles des salaires dans la fonction publique (ce n'est pas la première)

 8) baisse de 15% des retraites complémentaires (pour toutes les retraites complémentaires, quel que soit le montant total perçu par les retraités)

 9) la question des retraites principales reste ouverte

 10) baisse de 15% des retraites principales à  DEI (équivalent d'EDF), OTE (le téléphone) et dans les banques nationalisées ou semi

 11) suppression directe de 15.000 postes dans la fonction publique, et de 150.000 (par non reconduction de postes après retraites, etc...) d'ici 2015.

 Les enfants font cours dans des écoles sans chauffage, on attend toujours les livres, pour faire des examens à  l'hôpital, il faut avancer les frais (et être remboursé à  70%, si la caisse de Sécu existe encore à  la date du remboursement...)

 Avec un loyer à 320 euros, le fuel  à  1,06 euros le litre, l'essence à  1.69 (dans le meilleur des cas), le pain à  1.60 le kg, les pommes de terre à  0.8 €, le lait à  1.2 €... Comment un grec peut-il qualifier les mesures imposées ?

 Et comment un grec pourra-t-il qualifier un français qui voterait pour un candidat défendant de telles  mesures  ?

 Jean Philippe

 * Représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du FMI chargés de surveiller les finances publiques grecques dans le cadre de l'accord de refinancement négocié en mai 2010.