Après François Hollande et François Bayrou, le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle répond aux questions de La Vie et confie comment, enfant, il a vécu le rejet par l'Eglise catholique de sa mère divorcée. Il se pose en adversaire de l'Eglise en tant qu'acteur politique, mais pas en adversaire de la foi. Extraits de l'interview à paraître jeudi 23 février dans La Vie.

Jean-Luc Mélenchon : "la foi est une brûlure"

 

Jean-Luc Mélenchon donne rendez-vous dans un bistrot du 14è arrondissement parisien. Mais alors qu'on s'attend à rencontrer un tribun ultra-laïque, le verbe haut et provocateur, le candidat du Front de Gauche arbore une mine grave, fatiguée. Au matin de l’interview, un homme est mort de froid sur l’esplanade des Invalides. "A deux pas d’un grand restaurant, de l’Assemblée nationale, vous vous rendez compte ? Comment la société a-t-elle rendu cela possible ?" s’interroge-t-il. Lui se veut le tenant d’une gauche "historique, radicale, anticapitaliste". Depuis janvier, ses meetings font le plein. Est-il qualifié de populiste par ses détracteurs ? Il ne récuse pas le terme, au contraire. S'il justifie des positions très éloignées de celles des chrétiens -sur l'école, le concordat, les questions de société...-, il en appelle aux chrétiens de Saint-Martin "qui partagent", contre les "chrétiens des croisades" de Marine Le Pen. Et confie son histoire, méconnue, à La Vie. Extraits de l'interview à paraître jeudi 23 février dans l'hebdomadaire.