Le scoop, repris par les médias, synthèse du terrible affrontement entre L. Fabius et N. Sarkozy , est le suivant:

En 2007, N. Sarkozy n'a pu savourer pleinement sa victoire aux "Victoires de la Présidentielle", car il était fragile psychologiquement, du fait des difficultés qu'il rencontrait dans sa vie de couple. Bouhouhouhouhou ! On pleure!

Voilà ce qu'a retenu un grand nombre de journaux télévisés, suite au "débat" entre les deux sus-nommés.

Il est vrai que cela est bien plus porteur de sens, que les attaques "ad hominem*" qui ont prévalu lors de cet échange.

Le grand avantage de ce genre de débat (pour les débatteurs et les organisateurs), c'est qu' il n'est pas trop question de chiffres, de vision politique, d'avenir. Bref, on cherche à toucher avec son fleuret, et à se satisfaire du petit effet qu'on produit; une autre version de la guerre en dentelles du XVII ème siècle qui consistait à mener aux massacres de nombreux soldats tandis que les "élites" se faisaient des courbettes".

Il est vrai qu'inviter Jean-Luc Mélenchon, c'est prendre le risque de faire réfléchir le téléspectateur. Et un télespectateur qui réfléchit, c'est un télespectateur qui pense, et qui n'a plus le cerveau disponible pour la publicité.

Jean Philippe

* ad hominem = «à l'homme»