Mon précédent billet faisait état d'une chute des votes pour le candidat sortant, et d'une stagnation  pour le candidat socialiste. Pour cela, j'avais comparé les résultats du second tour de 2007 à ceux de 2012. La comparaison me semblait justifiée pour les raisons suivantes.

2 candidats seulement sont en lice.

Le candidat de droite reste le même.

La candidate de gauche est remplacé par un homologue très proche.

Le seul point de divergence entre les deux campagnes porte sur l'expérience présidentielle (un candidat sortant en 2011) et sur le sexe.

 

Pourquoi une telle chute à droite, pourquoi une stagnation à gauche ? Chute de la population, abstention, vote blanc?

Au niveau national, le nombre d' inscrits croit fortement , mais le nombre de votants chute . Pire, le nombre de votes exprimés, c'est à dire le nombre de votants amputé des votes blancs ou nuls, s'effondre (- 703 582).

Le nombre de votes blancs , c'est à dire le vote de ceux qui font la démarche civique mais qui refusent le choix offert,  passe de 4,74% à 5,80 % des votants. 2 146 408 personnes se sont déplacées en 2012 pour refuser un choix.

Au niveau départemental, on pourrait formuler les mêmes commentaires.

Localement, c'est-à-dire au niveau de la 5ème circonscription électorale, le détail est le suivant.

Si on tient compte des votants (personnes se déplaçant) et non des suffrages exprimés (personnes ayant mis un bulletin dans l'enveloppe), les résultats sont les suivants.

Sarkozy 2007 :   51,00 %     Sarkozy 2012 :  48,19 %      baisse de 2,81 %         

Royal 2007 :      44,31 %     Hollande 2012 :  45,90 %      hausse de 1,69 %

blanc 2007 :        4,69 %      blanc 2012 :       5,91 %      hausse de 1,22 %

En 2012, aucun des deux candidats n'a eu la majorité des suffrages des votants.

Cette hausse du vote blanc, liée à la hausse de l'abstention, doit être comprise comme un signal. Le civisme existe, mais de nombreux électeurs sentent leurs préoccupations exclues des projets des deux candidats.

 

Jean Philippe