24 juillet 2009
Réformes de l'education nationale : vécu et action d'un résistant par lui-même
Déclaration d’Alain Refalo
« Ne nous résignons pas. Osons dessiner, dès aujourd’hui, un à-venir pour l’école aux couleurs de la générosité et de l’espérance. »
En prenant l’initiative de désobéir aux dispositifs pédagogiques imposés par Xavier Darcos et en décidant de le faire savoir dans ma lettre « En conscience, je refuse d’obéir » adressée à mon inspecteur le 6 novembre 2008, je savais que je m’exposais au risque de la sanction. Afficher ma désobéissance était la seule attitude cohérente : elle me permettait d’affirmer une résistance qui se voulait constructive et ouverte au dialogue tout en demeurant loyal et honnête vis-à-vis de ma hiérarchie. J’ai voulu prendre à témoin l’institution que nous n’avions pas d’autres choix pour éprouver la fermeté de nos convictions que de risquer de désobéir ouvertement afin d’être entendus. Car peu importe à vrai dire pour l’institution que nous appliquions ou pas les « réformes », comme certains inspecteurs ont osé nous le dire, l’important pour elle est de montrer à l’opinion publique que ces « réformes » s’appliquent sans vague. Le défi que nous avons lancé est à la hauteur de celui qui a été imposé par le pouvoir, c’est-à-dire la mise en place d’un processus de démantèlement du service public d’éducation.
Cette action de désobéissance pédagogique qui s’est essentiellement cristallisée sur le dispositif de l’aide personnalisée a permis à des milliers d’enseignants du primaire d’en montrer toute la perversité et l’inefficacité tout en ayant une attitude responsable vis-à-vis des élèves en difficulté. Nous avons mis en lumière que ce dispositif en trompe-l’œil n’était pas destiné en réalité à aider les élèves qui en avaient le plus besoin, mais qu’il permettait au ministère de justifier la disparition de milliers de postes d’enseignants spécialisés du RASED, de supprimer deux heures de classe pour la majorité des élèves, de favoriser la semaine dite de 4 jours que tous les spécialistes considèrent comme néfaste pour le bien-être de l’enfant et de renoncer à déployer une formation pédagogique à la mesure des difficultés que tous les enseignants rencontrent aujourd’hui. Sur ce temps-là, nous avons mis en place des projets pédagogiques pour tous les élèves, sans discrimination, leur permettant ainsi de s’investir activement dans la classe et de remédier à leurs difficultés récurrentes. Refusant la stigmatisation des « mauvais élèves », nous avons choisi de les aider autrement et certainement de façon plus efficace.
Durant ces deux heures facultatives, avec l’accord explicite des parents qui m’ont soutenu depuis le départ dans ma démarche, j’ai organisé un atelier théâtre auquel ont participé tous les élèves. Parallèlement à cet atelier théâtre qui a permis aux élèves en difficulté de retrouver de la confiance en eux-mêmes, de reprendre goût à l’école, de s’investir davantage dans les apprentissages et d’acquérir des compétences liées notamment à la concentration, l’écoute, l’expression orale et la coopération, j’ai organisé sur le temps scolaire obligatoire des ateliers d’aide et de soutien spécifiquement pour les élèves en difficulté en utilisant toutes les potentialités et les ressources du groupe classe. Cela n’a pas été pris en compte ; l’institution s’est focalisée jusqu’à l’absurde sur la vérification de la mise en œuvre d’un dispositif particulier, sans prendre en compte la globalité de mon travail d’enseignant dans la classe.
Précisément parce que je n’ai pas appliqué les modalités du dispositif alors que j’en respectais largement la finalité, j’ai été sanctionné, depuis le mois de janvier, d’un retrait de salaire deux jours par semaine au motif fallacieux de « service non fait ». De surcroît, la promotion au grand choix à laquelle j’avais droit m’a été refusée au mois de février sous le prétexte étonnant que celle-ci aurait été considérée comme un encouragement à la désobéissance. Aujourd’hui, l’inspecteur d’académie de la Haute-Garonne en accord avec le ministre a décidé d’appliquer le principe, original, de la triple peine en me sanctionnant à nouveau sur le plan professionnel et financier. L’abaissement d’un échelon, cumulé au refus de promotion, conduit à une amputation de salaire de 7 000 euros sur quatre ans. Qui peut croire que la désobéissance limitée au dispositif de l’aide personnalisée justifie à elle seule cette sanction qui confine à l’acharnement ? Les motifs invoqués de manquement au devoir de réserve et d’incitation à la désobéissance collective, une première dans l’Education Nationale et dont on cherche en vain sur quels textes réglementaires ils s’appuient, témoignent d’une volonté de bâillonner les enseignants. Cette dérive dangereuse ne doit pas manquer d’interroger tous les démocrates sincèrement attachés aux libertés publiques.
La commission disciplinaire du 9 juillet a été organisée en dehors de toute règle élémentaire de droit. En ce sens, elle constitue une parodie de justice. Non seulement les membres de cette commission étaient juges et partie, mais les votes étaient acquis d’avance dès lors que les représentants de l’administration sont obligés à un vote de fonction et non un vote de conscience. Les défenseurs, les témoins, l’accusé ont été poliment et longuement écoutés, mais nullement entendus. Les représentants de l’administration sont restés muets. Seul l’inspecteur d’académie s’est exprimé, empêchant ainsi un débat contradictoire, approfondi, diversifié et soucieux de la recherche de la vérité. Cette commission fut à l’image du grand mépris que le ministère a affiché durant toute cette année à notre encontre, mépris doublé d’une volonté de minimiser ce mouvement tout en le caricaturant. La contradiction entre ses propos clamés dans les médias et le procès politique en sorcellerie décidé à l’encontre de l’un des porte-parole de ce mouvement n’a échappé à personne. En vérité, ce mouvement dérange, inquiète car il vise à neutraliser les prétendues « réformes » dont se targuent nos gouvernants auprès de l’opinion publique.
La vraie question est la suivante : Qui porte tort au service public d’éducation ? Les enseignants du primaire en résistance qui osent prendre la parole et dénoncer les graves dérives d’une politique qui n’a comme seul horizon que les restrictions budgétaires, le désengagement de l’Etat et à terme la privation de l’Education Nationale ? Ou bien nos gouvernants qui ne tolèrent plus l’idée même d’une contestation provenant des petits fonctionnaires que nous sommes. Ce qui est en définitive insupportable, au-delà du respect du devoir de réserve auquel nous ne sommes pas directement astreints, mais qui est opportunément brandi à la face des professeurs des écoles aujourd’hui, c’est que des instits de base, eux qui n’ont pas le « prestige » des enseignants du secondaire ou des universitaires, aient eu l’outrecuidance de se révolter, de le faire savoir et de lancer un défi à l’autorité qui se croyait à l’abri d’une insoumission contagieuse.
Cette décision politique à l’encontre de l’initiateur du mouvement de résistance pédagogique vise assurément l’ensemble des enseignants du primaire en résistance. Le nouveau ministre espère ainsi écraser toute velléité de contestation à la rentrée. Il se trompe gravement. Il avait l’opportunité, lui qui s’est présenté comme un homme de dialogue et d’ouverture, de dénouer les fils de ce conflit qu’il a découvert en arrivant rue de Grenelle. Il vient de les resserrer. Et nous avions prévenu : « Plus ils nous sanctionneront, plus nous désobéirons ». Aujourd’hui, comme hier, le pouvoir ne nous laisse d’autre alternative que d’amplifier la résistance aux « réformes » qui déconstruisent le service public d’éducation. En refusant le dialogue que nous n’avons cessé d’appeler de nos vœux, le pouvoir s’enferme dans une attitude répressive qui ne peut que susciter des tensions regrettables pour l’avenir.
Jusqu’à ce jour, les sanctions, aussi disproportionnées soit-elles, ne nous ont pas fait reculer. Elles ont au contraire suscité un élan de sympathie dans l’opinion publique que le pouvoir aurait tort de mésestimer. De nombreux enseignants du primaire qui n’ont jamais accepté ces réformes destructrices sans pour autant les contester trop ouvertement se sont montrés solidaires, y compris financièrement, et nous ont encouragés à ne pas céder. Nous avons également le soutien massif des parents de nos élèves et cela est décisif. C’est pourquoi, à titre personnel, je ne regrette rien et surtout je ne me sens « coupable » de rien. Mettre ses actes en cohérence avec ses pensées est certainement ce qu’il est donné de vivre de meilleur, surtout dans notre noble métier. C’est une action juste, motivée en conscience, au service de l’intérêt général et non pas de notre « confort » corporatiste. Collectivement, nous pouvons être fiers d’avoir impulsé un mouvement qui porte l’exigence d’une révolte éthique et professionnelle conjuguée à un esprit de responsabilité et d’honnêteté que personne, aucun pouvoir, ne pourra briser.
Et pendant tout ce temps consacré à pourchasser les enseignants en résistance, à vouloir faire appliquer des « réformes » injustes, néfastes et parfois inapplicables, on élude les vrais questions et les vrais problèmes qui se posent aux enseignants du primaire dans leur travail quotidien : la démotivation des élèves à l’égard de la chose scolaire, l’agitation et/ou l’apathie de beaucoup d’entre eux, leur difficulté à se concentrer et à écouter sur des périodes longues, le recul flagrant de la culture de l’écrit, l’hétérogénéité de nos classes avec des écarts de plus en plus importants entre les élèves, l’addiction des enfants aux jeux électroniques et à la télévision, la montée des marques d’irrespect à l’égard des enseignants, l’absence de régulation des conflits entre les élèves qui crée des climats de tension dans nos écoles. Nous avons besoin d’une révolution éducative qui prenne à bras le corps l’ensemble de ces problèmes et bien d’autres. C’est pourquoi, plus que jamais, des Etats Généraux de l’Education sont inévitables dans les prochains mois pour préparer une nouvelle ère qui définira l’éducation comme une grande priorité nationale.
Alors, à l’heure où la répression s’abat sur les enseignants en résistance qui refuse d’assister passivement à la déconstruction de l’école publique,
J’appelle, avec tous les enseignants du primaire en résistance, à une insurrection des consciences de la société civile pour sauver l’école de la République aujourd’hui menacée.
J’appelle les enseignants à se ressaisir en refusant cette attitude de soumission permanente et aveugle qu’une hiérarchie abusant de son autorité veut nous imposer au mépris de toute confiance et de tout respect envers les professeurs des écoles confrontés à des difficultés inégalées au quotidien.
J’appelle les syndicats d’enseignants à jouer pleinement leur rôle en organisant dès la rentrée un mouvement de résistance puissant à ces réformes scélérates qui aggravent une situation d’enseignement délicate et tout particulièrement à ces dispositifs pédagogiques qui trahissent l’esprit de notre mission qui est la réussite de tous les élèves.
J’appelle les parents d’élèves, les citoyens et les élus à se mobiliser pour défendre le service public d’éducation que le pouvoir veut démanteler alors que nous avons plus que jamais besoin d’un système éducatif cohérent, outillé pour affronter les défis de l’échec scolaire et de la violence juvénile.
A tous mes collègues déjà entrés en résistance et à tous ceux qui le seront inévitablement bientôt, je leur dis : ne nous résignons pas, car se résigner c’est déjà abdiquer de sa liberté, de sa raison et de sa dignité. Ayons confiance en nous-mêmes. Vous le savez, le verbe résister est un verbe qui se conjugue au présent... Alors osons dessiner, dès aujourd’hui, un a-venir pour l’école aux couleurs de la générosité et de l’espérance.
15 juin 2009
Collectif Laïcité 49 - Pétition pour un grand service public d'éducation
PÉTITION RÉPUBLICAINE
A L'APPEL DU COLLECTIF LAÏCITÉ DE MAINE ET LOIRE (1)
pour signer la pétition, cliquez ici
lien http://www.fol49.org/petitionrepublicaine/
Protestation à l’encontre de la politique scolaire du pouvoir en place, cette pétition est aussi une adresse aux forces politiques qui aspirent à le remplacer. Avant qu’il ne soit trop tard, il s’agit de réactualiser l’idée d’une unification laïque pour que l’enseignement public puisse un jour assumer pleinement sa fonction d’école de la réussite pour tous.
POUR UN GRAND SERVICE PUBLIC D’EDUCATION, NATIONAL, UNIFIE, LAÏQUE, GRATUIT ET RENOVE
La politique actuelle, économique et sociale, rend plus nécessaires que jamais l’unification laïque et la rénovation démocratique du système éducatif.
Un grand service public d’éducation, national et rénové, unifié et laïque, reste une idée neuve. La « casse » et la privatisation en France comme en Europe des services publics, notamment de l’Education Nationale, s’inscrivent dans un projet libéral dans lequel l’Ecole est un immense marché. A cette fin, l’école privée est instrumentalisée pour concurrencer le service public et aboutir à son démantèlement.
Le dualisme scolaire financé par des fonds publics entraine un gaspillage et s’avère inefficace pour lutter contre l’échec scolaire.
Gratuite et ouverte à tous, l’école de la République a le devoir d’amener tous les élèves et tous les étudiants au plus haut niveau de réussite. Les deniers publics doivent lui être entièrement consacrés. Il va de soi que la liberté d’enseignement subsistera pour ceux qui refuseront l’offre d’unification. Les établissements à caractères propres devront tout simplement assurer leurs propres financements.
La laïcité est garante de la liberté de tous au delà des différences. Elle rassemble et intègre. Elle s’oppose aux dérives communautaristes que peuvent engendrer les écoles privées, confessionnelles ou ethniques.
Le caractère national de l’Education et sa rénovation sont indispensables pour éviter les risques d’émiettement de l’offre éducative et l’existence d’une école à deux vitesses où le service public en serait réduit à ne scolariser que les plus démunis.
Seul un grand service public d’Education, unifié et laïque, national et rénové, garantira l’enseignement de qualité, libre de toute pression politique ou économique, dont notre pays a besoin.
Sa réalisation est possible si la volonté politique s’y investit pleinement.
(1) Le Collectif Vigilance Laïcité de Maine et Loire
DDEN – FCPE – FOL – FRANCAS – FSU – JPA – LDH – OCCE - SDEN CGT –SE - SNEP - SNES – SNESUP - SNUipp - Solidarité Laïque – UNSA Education.
Siège : 14 bis avenue Marie Talet – 49100 ANGERS
10 juin 2009
Cholet - manifestation samedi 13 juin 15 heures place Travot
Parce que ne rien faire, c'est laisser-faire samedi 13 juin 15 heures place Travot Cholet VENEZ L’ampleur des mobilisations du 29 janvier, 19 mars, 1er mai ont permis d’obtenir des débuts de résultats. Ceux-ci sont très insuffisants, au regard des revendications exprimées le 5 janvier 2009, et alors que la crise continue de s’aggraver. Patronat et gouvernement doivent engager négociations et concertation sur les sujets prioritaires les plus urgents. Le gouvernement doit mettre le « social » au centre de sa politique économique et : Le patronat doit, enfin, assumer ses responsabilités et engager des négociations sur : Le gouvernement doit renoncer à l’extension du travail du dimanche, garantir à l’hôpital public les moyens de ses missions, développer le logement social, encadrer le prix des loyers,. L’amélioration du pouvoir d’achat des salariés en faveur de la relance par la consommation, des politiques industrielles et économiques en faveur d’un développement durable et coordonné au niveau européen sont autant de moyens pour répondre immédiatement et structurellement à la crise. Déclaration des organisations syndicales
Revaloriser le SMIC, les minima sociaux, les pensions et les retraites, conditionner toute aide publique, tout allègement de cotisations sociales à des contreparties mesurables en matière d’emploi, de qualification et de rémunération,
Mettre en œuvre un plan ambitieux en faveur de l’emploi et de la qualification des jeunes,
Prolonger l’indemnisation des demandeurs d’emploi en fin de droit. Donner à Pôle-Emploi les moyens nécessaire à l’accompagnement personnalisé des demandeurs d’emplois
Supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires et le bouclier fiscal, mettre à contribution les stock-options au titre de la solidarité, consacrer ces ressources nouvelles au financement des mesures sociales,
Renoncer dans les fonctions publiques aux suppressions d’emplois prévues pour 2009 et 2010, s’engager à résorber la précarité et tenir ses engagements en matière de négociations salariales. Ce sont des conditions pour des services publics de qualité qui répondent aux besoins de la population,
Les politiques de salaires, les politiques industrielles, l’évolution de l’emploi au niveau des branches professionnelles, les rapports donneurs d’ordre – sous-traitants, pour maintenir et développer l’emploi et résorber la précarité,
Un accès facilité pour tous au chômage partiel, l’amélioration de la durée et du niveau de son indemnisation, associés à des formations qualifiantes,
La répartition et la redistribution des richesses produites dans les entreprises, l’amélioration des salaires et la réduction des inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, la reconnaissance des qualifications, l’utilisation des aides publiques au bénéfice de l’emploi,
Les mesures favorables à l’emploi des jeunes permettant leur insertion sociale et professionnelle durable,
Le respect et l’amélioration des droits syndicaux et des institutions représentatives du personnel.
CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Le 25 mai 2009
samedi 13 juin
15 heures
place Travot
Cholet
27 mai 2009
Sans-papiers - Appel à mobilisation le 2 juin
Appel à mobilisation le 2 juin
Centres de rétention : dehors ou dedans,
nous restons aux côtés des étrangers !
Le 2 juin les associations retenues par le ministère de l'Immigration pour intervenir dans les centres de rétention administrative deviennent des «prestataires», des concurrents dans le cadre de l'appel d'offres.
La mission d'accès aux droits auprès de personnes privées de libertés se transforme en simple mission d'information.
Les droits de l'Homme et les libertés fondamentales ne sont pas à vendre ! Face à une logique de concurrence des associations, nous revendiquons une logique de compétence et une parole citoyenne indépendante.
Associations, syndicats, avocats, citoyens, à l'intérieur ou en dehors des centres de rétention, nous continuerons à aider les étrangers pour la défense de leurs droits et de leur dignité. Dans les permanences, dans les tribunaux, dans les préfectures, dans les aéroports, dans la rue, nous poursuivrons nos actions auprès des étrangers et de leurs familles.
A Paris, nous appelons à un rassemblement solidaire, le mardi 2 juin, à 19 heures sur la place du Palais-Royal, devant le Conseil d'Etat, pour réaffirmer aux étrangers enfermés notre soutien et notre vigilance, pour dire notre attachement à l'indépendance des associations, à leur liberté de parole et de témoignage.
Associations signataires :
ACAT-France, ADDE, Anafé, Comede, Emmaüs-France, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'Homme, le MRAP, Réseau éducation sans frontières, le Secours catholique, SOS Racisme, le Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature
Pour rejoindre les mobilisations partout en France, en savoir plus :
> lacimade.org/2juin
Pour participer à la mobilisation, organiser une initiative localement :
> appel2juin@lacimade.org
25 mai 2009
Cholet - place Travot - Cercle de silence
Mardi 26 Mai
Journée Nationale
Des cercles de Silence
Plus de 100 cercles se dérouleront pour dénoncer la politique européenne de l’immigration.
Nous adresserons une lettre au candidat aux élections européennes du 7 juin 2009.
A Cholet :
place Travot
De 18 à 19h
Associations :
(ACAT, ACO, Amnesty International, Bon Pasteur, Collectif pour la paix au Moyen Orient, CCFD, Comité Oumar Diallo,Eglise protestante réformée de France Angers-Cholet, Emmaüs, Mouvement de la Paix, Pastorale des migrants, Relais Charles Foyer, Secours Catholique, Secours Populaire…)
13 mai 2009
Cholet - Cercle de silence - samedi 16 mai 2009
Cercle de Silence
Qu’est-ce que c’est ?
Le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons ou convictions philosophiques, politiques ou religieuses.
Nous refusons que les hommes et les enfants subissent des traitements dégradants du seul fait qu’ils n’ont pas de papier.
Nous refusons cette chasse aux étrangers qui inflige des traumatismes profonds à ceux qui en sont les victimes et aussi à ceux qui en sont les témoins, notamment les enfants. Les atteintes à la dignité de quelques-uns blessent tous les hommes dans leur humanité.
Nous contestons l’existence des centres de rétention administrative, semblables à des prisons, aux conditions inhumaines.
Nous n’acceptons ps que soient prises en notre nom des dispositions (lois, décrets, circulaires) qui brisent des vies humaines et qui détruisent des couples et des familles.
C’est pourquoi nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à cette protestation, non-violente et silencieuse, à nous rejoindre.
La France doit rester le pays des droits de l’homme.
Le prochain cercle de silence aura lieu le
samedi 16 mai 2009
de 16 h à 17 h
Place Travot
à Cholet
Les cercles de silence suivants se dérouleront le 3ème samedi de chaque mois, de 16 heures à 17 heures
Pour le mois de juin : 20 juin, de 16 h à 17 h, place Travot à Cholet.
un collectif de personnes individuelles et de membres d’associations
(ACAT, ACO, Amnesty international, Bon Pasteur, Collectif pour la paix au Moyen Orient, CCFD Comité Oumar Diallo, Eglise protestante réformée de France Angers-Cholet, Emmaüs, Mouvement de la Paix, Pastorale des migrants, Relais Charles Foyer, Secours Catholique, Secours Populaire, …)
Beaupréau - 20 juin 2009 - soutenons l' Ecole de nos enfants
Le collectif pour la promotion de l’école publique dans les Mauges
Manifestation à Beaupréau
Le 20 juin 2009
Rassemblement 10h30
Place du 11 novembre
Parents, enseignants des Mauges et de la région choletaise, nous refusons les mesures Darcos qui n’ont qu’une finalité, la casse du service public d’éducation par la suppression annoncée de milliers d’emplois.
Nous manifesterons pour :
La sauvegarde de la maternelle et en particulier pour une ouverture de classe à l’école maternelle de Beaupréau.
Le gel des suppressions de postes et le rétablissement des postes RASED, postes spécialisés au service des enfants en difficulté.
La construction d’un collège public à Beaupréau pour permettre aux familles qui le désirent de scolariser leurs enfants dans l’enseignement public de la maternelle au lycée.
Tous ensemble pour une école publique, laïque et gratuite
accessible à tous partout, même dans les Mauges.
Conseils de parents d’élèves de Montrevault (école et collège), du collège de Montfaucon/Montigné, des écoles de Beaupréau, Gesté, Champtoceaux, Saint Macaire en Mauges, Saint Germain sur Moine, La Chapelle du Genêt, de Jallais, de Saint Pierre Montlimart, de Tillères, DDEN, FCPE, SGEN-CFDT, UNSA Education SNUIPP, SNES, FSU.
http://collectifmauges.ouvaton.org/ collectifmauges@ouvaton.org
03 mai 2009
Contre le travail le dimanche - pétition
Vous pensez que l'air conditionné des grandes surfaces
est préférable à l'air de la forêt,
Vous pensez que vous gagnez trop d'argent
et qu'il faut vite le dépenser,
Vous trouvez que vos voisins sont trop heureux
avec leurs enfants le dimanche
Vous pensez que les courses de vélo,
matchs de foot ou autres activités du dimanche sont trop nombreux,
Vous détestez les fêtes de famille,
Vous souhaitez développer les pressions sur les salariés,
Vous pensez que la mise en miette de la vie des autres
augmentera la consommation de Prozac
et fera grimper le cours de vos actions.
Alors, ne signez pas la pétition ci-dessous.
Au contraire,
si vous pensez
que le bonheur de la vie familiale
doit être préservé, cliquez
ou sur le lien ci-dessous.
http://www.travail-dimanche.com/component/option,com_wrapper/Itemid,116/
29 avril 2009
Le 1er mai - tous ensemble à Cholet
Parce que ne rien faire
conduit à la soumission.
Parce que se soumettre aujourd'hui,
c'est affirmer un avenir toujours plus sombre pour nous et pour nos enfants.
Retrouvons-nous tous ensemble
Vendredi 1er mai
10 heures
place Travot
Cholet
27 avril 2009
POUR UN GRAND 1er MAI DE CONVERGENCE DES LUTTES
Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars. Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.
Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité
Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.
La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l’origine de celle-ci n'est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.
De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.
La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.
Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.
Signataires : Les Alternatifs, le PCF, le PS, Le MRC, Le Parti de Gauche, La Fédération, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter Ekolo - Ecologie Solidaire, La Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), L’Association des communistes unitaires (ACU), La Gauche Unitaire, Le NPA, Le PCOF, Le PRG, Les Verts

