22 avril 2009
Le monde ouvrier dans le Choletais - réunion publique
18 mars 2009
Communiqué de la GAC - réponse au groupe Cholet Passion
Les membres de la Gauche Alternative Choletaise réunis lors de leur réunion mensuelle réaffirment la totale indépendance de leur mouvement. ( 1 )
Les propos tenus par Mme Delorme au nom de l'ensemble du groupe Cholet Passion lors d'une réunion le mercredi 11 mars : « Le Nouveau Parti Anticapitaliste, formation proche de la Gauche Alternative à laquelle appartient Mme Poupard Merle » ne sont donc rien d'autre qu'une affabulation hasardeuse.
Ces propos ne reflètent en rien la réalité de l'organisation politique des mouvements et partis de gauche à Cholet ni les engagements personnels de Mme Poupard Merle. Dans un souci de clarté et de vérité, nous espérons que le Groupe Majoritaire au sein du Conseil Municipal évitera à l'avenir de telles 'approximations' de langage qui visent à faire croire que d'obscures et dangereuses forces politiques tenteraient de « déstabiliser» le Conseil Municipal de Cholet !
Un tel danger de déstabilisation n'existe pas. L'opposition n'en a ni la volonté ni la capacité.
Ni Mme Poupard-Merle et, nous en sommes convaincus, ni les autres membres du groupe Ensemble Vivre Cholet, n'ont la volonté de « déstabiliser » le Conseil Municipal.
C'est prendre les Choletais pour des naïfs que de tenter de leur faire croire que l'opposition aurait la capacité de le faire. Faut-il rappeler qu'en ayant obtenu 51.5 % des suffrages exprimés, la liste conduite par M. le Maire de Cholet dispose d'une très large majorité en sièges ( 35 sur 45 ) au sein du Conseil Municipal de Cholet. De plus les lois françaises donnent aux Maires de chaque commune de France de très larges pouvoirs qui les mettent à l'abri de telles idées folles. Tenter de faire croire que le Conseil Municipal de Cholet risque « la déstabilisation » c'est tout simplement nourrir un délire paranoïaque et se donner un rôle de victime imaginaire.
Il n'y a donc pas lieu pour la majorité d'évoquer un danger qui n'existe pas, sauf à vouloir justifier l'injustifiable, c'est à dire prendre des mesures d'exception - telles que le huis clos pour que les débats se fassent à l'abri du regard du public et de la presse - dramatiser une situation qui n'a rien de dramatique et tenter d'en faire porter la responsabilité à l'opposition.
Nous constatons que trop souvent le Groupe Cholet Passion semble puiser son énergie et son unité dans le rapport de force violent et incessant qu'il crée lui même. Ce fut le cas dès le début du dernier Conseil Municipal. Nous ne comprenons pas ce besoin convulsif chez certains membres de Cholet Passion de se fabriquer un ennemi de toutes pièces là où ils ne devraient voir qu'une simple opposition politique, légitime, fière des idées qu'elle défend et de son travail au sein de l'assemblée.
A Cholet, au sein du Conseil Municipal, l'opposition, c'est l'ennemi !
Tenter de diaboliser l'opposition, remettre en cause sa légitimité, la calomnier, l'accuser de vouloir créer le chaos et le désordre, l'intimider et la menacer de recours en justice - alors même que la ville de Cholet et son Maire ont déjà été condamnés plusieurs fois- la dépeindre sous les traits du danger et de la menace, font partie des basses manoeuvres habituelles de ceux qui ne peuvent se contenter d'être majoritaires et qui rêvent d'un pouvoir absolu.
Cholet n'a pas besoin d'un pouvoir autoritaire et agressif.
S’il y a danger de « déstabilisation » du Conseil Municipal de Cholet, il ne peut, dans les conditions actuelles, venir que de ceux qui en ont le contrôle et de leur schizophrénie politique. En effet, ils affirment à la fois leur 'toute puissance' et se positionnent sans cesse en 'victimes'. Comprendra qui pourra !
Un an après les dernières élections municipales, nous pensons qu'il est temps que le groupe majoritaire Cholet Passion accepte l'idée même que l'opposition existe et qu'elle n'a pas à s'excuser de jouer son rôle.
Aux yeux des membres de la Gauche Alternative Choletaise, l'opposition est là pour durer et proposer des alternatives aux Choletais. Au sein de l'opposition Mme Poupard Merle, en accord avec ses co-listiers continuera donc de s'opposer quand il lui semblera nécessaire de le faire. Elle continuera aussi à approuver les décisions qui vont dans le bon sens et participent à l'intérêt général comme elle fait depuis un an maintenant. Ainsi, elle exercera son mandat dans l'intérêt de tous les Choletais.
Au nom de la Gauche Alternative Choletaise.
Franck Loiseau
( 1 ) Comme son nom l'indique La Gauche Alternative Choletais a vocation a s'exprimer localement. Les seules affiliations nationales qui sont les siennes sont son appartenance à CNCU ( http://cncu.fr/ ) et à la Fédération http://lafederation.org/ qui sont des mouvements politiques et non des partis. Certains membres de la Gauche Alternative Choletaise ont depuis peu rejoint le Parti de Gauche.
11 février 2009
Cholet - Des crimes de lèse-majesté…
Nous vivons dans un pays où le Président de la République, selon son bon vouloir, peut sanctionner et muter un Préfet, dès lors qu’il a été indisposé par les sifflets et les huées de manifestants insatisfaits qu’on s’en prenne, à coups de pseudo « réformes », à leur service public, à leur emploi, à leur pouvoir d’achat déjà , bien faible ,et leurrs libertés publiques.
Nous vivons dans une ville où le Maire, qui appartient à la même famille politique que le Président sus-nommé, peut, parce qu’il en a décidé ainsi, traiter les journalistes et la presse locale plus bas que terre et, parce que ces derniers continuent de cultiver leur libre arbitre et de défendre leur libre expression, décident de ne pas les inviter au Conseil municipal et de leur enlever la table qui leur est traditionnellement affectée pour pouvoir exercer leur métier.
Nous vivons dans une ville où, parce qu’ils ont sciemment décidé, au regard de la façon dont ils ont été traités depuis leur élection, de ne pas participer aux Vœux du Conseil Municipal à son Maire, les élus de l’opposition de gauche du groupe Ensemble, Vivre Cholet sont désormais privés de toute invitation aux manifestations, cérémonies et autres spectacles organisés par la Ville ou la CAC. Ils continueront toutefois, eux aussi, sans moyen, à exercer pleinement leur mandat avec leurs convictions politiques et leur conception haute de la politique pour seuls étendards.
Doit-on craindre, ici à Cholet, comme ailleurs dans le pays, l'instauration sournoise d'un climat toujours plus délétère à force de pression ou de menaces plus ou moins claires vis-à-vis de tout ce qui critique, s’oppose ou résiste ? Que doit-on penser de l’état de notre démocratie lorsque l’on entend M. Lelong, en plein Conseil municipal, qualifier les représentants des salariés de l'Hôpital qui se sont invités au Conseil d’Administration pour faire part de leurs légitimes inquiétudes concernant leur avenir et celui de l’hôpital public, de "groupuscules d'agitateurs" (pourquoi pas « terroristes » tant qu’on y est !) ou menacer de porter plainte contre la représentante du syndicat Sud ? Il est vrai qu’il se situait dans la continuité du Député-Maire qui, le 19 décembre, n’avait pas hésité à traiter ces mêmes syndicalistes de "fascistes".
En France comme à Cholet, il semble que le crime de lèse-majesté soit de nouveau tendance. Grands et petits monarques aux fortes tentations autoritaires se laissent aller aux méthodes brutales pour asseoir leur pouvoir et annihiler toute critique, même les plus légitimes. Petites ou grandes, directes ou indirectes, franches ou sournoises, ces attaques répétées contre la démocratie ne doivent jamais être laissées sous silence. Il en va de notre liberté fondamentale de critiquer aussi bien que de célébrer. On ne transige pas avec ces valeurs Nous ne transigerons pas !
Ensemble Vivre Cholet
31 octobre 2008
Cholet - restauration municipale -
En tant qu'élue locale à la commission de la restauration scolaire, je suis confrontée au même double langage et aux mêmes contradictions qu'au plan national, concernant le développement durable, mot largement galvaudé. Certes, le Grenelle de l'environnement a été une avancée, surtout dans les esprits, donnant raison aux écologistes qui tiraient la sonnette d'alarme depuis longtemps. La crise écologique qui est liée à un système où des multinationales s'approprient des richesses comme l'eau ou l'alimentation ,dans le but d'enrichir quelques dirigeants et qui dans leur logique de profit, n'ont aucun scrupule à polluer et piller la planète, ne peut être résolue qu'en remettant en cause le système économique capitaliste qui gère notre planète.
A Cholet, l'alimentation de nos enfants dans les écoles publiques, est confiée à une multinationale, Sodexho dont l'objectif principal est plus le profit que le bien être alimentaire de la population. Parier sur la qualité alimentaire suppose un coût en main d'oeuvre et en produits de qualité. Ainsi, dans un premier temps, lorsqu'en tant qu'élue, je demandais à ce que l'approvisionnement des produits bios pour les cantines scolaires proviennent de producteurs locaux, sachant que la relocalisation de l'économie va dans le sens de la réduction des GES ( gaz à effets de serre), il m'était répondu que l'on ne pouvait l'imposer à un partenaire privé. Dont acte...
Ce discours a évolué. Heureusement qu'en tant qu'élu(e)s de l'opposition, nous pouvons avoir parfois, une influence sur l'orientation de la politique municipale. Il semble que la municipalité ait demandé à Sodexho de privilégier l'approvisionnement local et que cette entreprise ait fait comme je l'avais souhaité, un recensement des agriculteurs bios du département. Je vais évidemment, demander les documents écrits prouvant que toutes ces démarches ont été faites. Il reste qu'introduire un repas bio par mois, dans les cantines scolaires, c'est bien en dessous des directives du Grenelle de l'environnement qui préconise un repas bio par semaine. D'autre part, il serait plus réaliste et judicieux de demander aux agriculteurs bios de fournir par, exemple, les pommes de terre ou carottes de tous les repas des cantines scolaires et de s'acheminer progressivement vers une nourriture complètement bio.
Cette politique alimentaire ne peut être applicable que si les agriculteurs bios sont suffisamment nombreux pour approvisionner les écoles publiques. En d'autres termes, il s'agirait de repenser l'aide à l'agriculture bio, sur le Choletais voire sur le département et rêvons un peu, sur le plan national et européen. Espérons, du moins, que les voeux du Grenelle de l'environnement de développer l'agriculture biologique et de réduire, par conséquent de 50% les pesticides dans l'agriculture, seront suivis de mesures concrètes pour l'avenir de nos enfants et de la planète. Cela devient urgent!
Dominique Poupard, élue d'opposition, au conseil municipal de Cholet.

