02 juillet 2009
Régionales 2010 - Communiqué des Alternatifs des Pays de la Loire.
Préparer l’alternative sociale et écologiste
Pendant la crise, la casse continue. La droite et le patronat considèrent que l’absence d’alternative crédible leur permet de continuer la libéralisation à tout crin menée depuis le tournant libéral des années 90. La remise en cause du droit à la retraite s’amplifie, le travail du dimanche continue à se diffuser, la privatisation de la Poste devrait franchir une nouvelle étape fin juillet, les suppressions de poste dans l’Education Nationale continuent de plus belle, la Sécurité Sociale est promise à une privatisation rampante, etc… Le chômage et la précarité explosent (exemple des AVS dans les écoles). Dans le même temps, les politiques répressives et xénophobes du gouvernement s’accentuent. La politique écologique du gouvernement est insuffisante face à l’urgence climatique : il choisit de sanctuariser le nucléaire et de poursuivre les programmes routiers inutiles…sauf pour les lobbies du BTP. Le développement durable est mis à toutes les sauces, oubliant que ce développement n’a de réalité que s’il est également social…le contraire de la politique actuelle.
Il est donc indispensable que les fronts de résistance les plus larges se construisent, qu'une démarche unitaire alternative s'affirme, dans les luttes et dans les urnes. Ce sera l’un des enjeux des élections régionales de 2010.
Nous ne voulons pas que l’UMP devienne majoritaire sur la Région des Pays de Loire. Nous ne voulons pas que Madame Bachelot devienne Présidente de la Région car nous avons trop connu le règne des Guichard, Fillon et consorts.
À partir d’une analyse sans a priori du bilan de la majorité actuelle, Les Alternatifs de la région administrative des Pays de la Loire souhaitent contribuer à l’élaboration d’un projet répondant aux exigences écologiques, sociales et démocratiques dans la région.
Ce projet doit être porté au premier tour des élections régionales par une liste de rassemblement sans exclusive de la gauche antilibérale, écologiste et socialiste, liste indépendante du PS.
Au niveau régional, les Alternatifs rencontreront toutes les forces potentielles de ce rassemblement du premier tour pour engager au plus vite le travail sur un projet alternatif pour la région.
01 juillet 2009
Régionales 2010 - Déclaration commune du NPA et du PG à l'issue de leur rencontre du 30 juin
La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :
Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.
Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent ¦uvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.
Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes au rejet de l'actuelle construction libérale et anti démocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.
Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.
Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.
Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.
Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.
Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.
Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.
Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.
Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.
Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.
A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.
Paris, le 30 juin.
Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono
Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux
http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/773-declaration-commune-npa-pg-rencontre-30-juin
20 juin 2009
Elections régionales 2010 - Déclaration de la Fédération.
Déclaration sur les élections régionales
de la réunion nationale des 13 et 14 juin 2009
de la Fédération pour une alternative sociale et écologique
Les prochaines élections régionales marqueront-elles un nouvel épisode de l’éloignement des milieux populaires de la vie politique et de la division de la gauche de gauche, ou permettront-elles des pas significatifs face à la droite et au social-libéralisme, dont l’empreinte sur la gestion des Régions reste fortement marquée par l’absence d’une alternative à la hauteur des défis actuels ? La possibilité pour les habitants de peser fortement pour élaborer et imposer des politiques différentes dans les régions - pour réduire les fractures territoriales et sociales, pour le développement économique et social, tenant compte d'une réduction de l'empreinte écologique; pour répondre aux besoins de logement, d’emploi, de santé, de formation… - Cette fracture sera-t-elle renforcée ou diminuée ?
Notre démarche ne peut être de présenter aux élections des candidatures de simples témoignages. Nous voulons contribuer à ce que s’exprime dans la société, dans les urnes et jusque dans les institutions une alternative politique.
Pour la Fédération, cette dynamique a vocation à faire converger toute la gauche de transformation sociale et écologique (PC, PG, NPA, militants antilibéraux d’Europe écologie, Fédération…). La Fédération prend acte positivement de la position exprimée par le Parti de gauche, qui va dans ce sens.
Forte de la dynamique à laquelle elle aura contribué pour des politiques régionales ancrées à gauche, la Fédération pour une alternative sociale et écologique sera partie-prenante en tant que telle de listes de transformation sociale et écologique au premier tour des Régionales indépendantes du Parti socialiste.
Pour le second tour, la Fédération pour une alternative sociale et écologique se battra pour un accord de l’ensemble de la gauche permettant de constituer des majorités populaires répondant aux exigences sociales, écologiques et démocratiques en rupture avec le libéralisme.
A défaut d’un tel accord politique, la Fédération pour une alternative sociale et écologique défendra le principe d’une fusion démocratique entre toutes les listes de gauche afin de battre la droite et d’assurer une juste représentation de ces listes dans les Conseils régionaux. Dans ce cadre, la Fédération exclut toute possibilité d’alliance avec le Modem.
A l’issue de sa réunion nationale, la Fédération pour une alternative sociale et écologique propose que ses collectifs locaux et chacune de ses composantes s’emparent de la présente déclaration et en débattent.
L’Exécutif de la Fédération est mandaté pour prendre contact avec toutes les forces sociales et politiques concernées.
Saint-Denis, le 14 juin 2009
