Gauche Alternative Choletaise

Pour une gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire à Cholet (49)

13 octobre 2008

10 commandements pour sauver la planète - Evo Moralès

1. Premièrement, si nous voulons sauver la planète Terre et sauver la vie et l’humanité, nous sommes dans l’obligation de mettre un terme au système capitaliste. Les effets graves du changement climatique, des crises énergétiques, alimentaires et financières, ne sont pas le produit des êtres humains en général, mais du système capitaliste en vigueur, inhumain avec son développement industriel illimité.

2. Deuxièmement : renoncer à la guerre, parce que les peuples ne gagnent rien avec les guerres, seuls les empires gagnent. Ne gagnent pas les nations mais les transnationales. Les guerres profitent à de petites familles et non aux peuples. Les milliards de milliards de millions destinés à la guerre doivent plutôt l’être pour réparer et soigner la Terre Mère qui est blessée par le changement climatique.

3. Troisième proposition pour le débat : un monde sans impérialisme ni colonialisme, où les relations doivent être orientées dans le cadre de la complémentarité et prendre en compte les asymétries profondes qui existent d’une famille à l’autre, d’un pays à l’autre, et d’un continent à l’autre.

4. Le quatrième point est orienté sur le thème de l’eau, qui doit être garantie comme droit humain et protégée de la privatisation en peu de mains. Car l’eau est vie.

5. Comme cinquième point, je veux vous dire que nous devons chercher la manière de mettre un terme au gaspillage d’énergie. Nous sommes en train d’épuiser, depuis 100 ans, l’énergie fossile créée durant des millions d’années. Comme certains présidents qui réservent des terres pour des automobiles de luxe et non pour l’être humain, nous devons mettre en œuvre des politiques pour freiner les agrocarburants et, de cette manière, éviter la faim et la misère pour nos peuples.

6. Le sixième point est celui de la Terre Mère. Le système capitaliste ramène la Mère Terre à une matière première. Or la terre ne peut être comprise comme une marchandise : qui pourrait privatiser ou louer sa mère ? Je propose que nous organisions un mouvement international de défense de la Mère Nature, pour récupérer la santé de la Terre Mère et reconstituer avec elle une vie harmonieuse et responsable.

7. Le septième point du débat est constitué par le thème central des services de base, c’est-à-dire l’eau, la lumière, l’éducation, la santé qui doivent être pris en considération comme un droit humain.

8. Comme huitième point : consommer ce qui est nécessaire, donner la priorité à ce que nous produisons et consommons localement, mettre un terme à la consommation, au gaspillage et au luxe. Nous devons donner la priorité à la production locale pour la consommation locale, en stimulant l’autosuffisance et la souveraineté des communautés dans les limites permises par la santé et les ressources limitées de la planète.

9. L’avant-dernier point est la promotion de la diversité culturelle et économique. Vivre unis en respectant nos différences, non seulement physionomiques mais aussi économiques –des économies maniées par les communautés et associations.

10. Soeurs et frères, comme dixième point, nous proposons le Bien Vivre -ne pas vivre mieux au détriment de l’autre-, un Bien Vivre basé sur l’expérience de nos peuples, sur les richesses de nos communautés, terres fertiles, eau et air propres. On parle beaucoup du socialisme, mais il faut améliorer ce socialisme du XXIe siècle en construisant un socialisme communautaire ou, simplement, le Vivre Bien, en harmonie avec la Terre Mère, en respectant les modèles d’expérience de la communauté.

Je suis finalement persuadé que vous assurez, soeurs et frères, le suivi des problèmes existants. J’en conclus qu’il y aura toujours des problèmes, mais je veux vous confirmer que je suis très heureux –et non déçu ni préoccupé par le fait que ces groupes qui ont asservi nos familles de façon permanente, pendant la colonie, la république et à l’époque du néo-libéralisme, continuent, regroupés dans quelques familles, à me résister.

Il est de notre devoir de faire face à ces groupes qui vivent dans le luxe et ne veulent pas perdre celui-ci ni perdre leurs terres. C’est une lutte historique, qui doit continuer.

Je vous réitère, soeurs et frères, mon salut fraternel, en espérant que cette Journée Continentale du III Forum Social des Amériques culmine par de forts liens d’unité entre vous tous et avec un ferme Plan d’Action en faveur du peuple de la Bolivie, en faveur de tous nos peuples.

Evo Morales Ayma, président de la République de la Bolivie

Traduit le 10 Oct 08 par Thierry PIGNOLET, Bruxelles (Belgique).

Les 10 commandements sont extraits du Message du Président Evo Morales à la Journée Continentale de Solidarité avec la Bolivie, Ville du Guatemala, 9 octobre 2008.

Posté par alterre à 13:15 - Thèmes et idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


08 septembre 2008

économie et écologie, simplement ...

Cette vidéo américaine montre clairement toute l'absurdité de notre système économique et qu'une alternative est possible : environnement, économie et social. C'est notre programme ça !

Posté par alterlibertaire à 22:16 - Thèmes et idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

15 mai 2008

Décadence et refondation

libert_Notre système capitaliste est en pleine décadence !

Le néo-libéralisme n'est que l'ultime râle d'un monde capitaliste à l'agonie, cette idéologie nous démontre son impossibilité. Les riches n'ont jamais été aussi riches, les pauvres aussi pauvres. L'idéologie de la croissance infinie commence à montrer ses limites : environnement de plus en plus dégradé, des matières premières qui s'épuisent à vitesse grand V et, le comble de l'horreur, les plus pauvres des pays pauvres n'ont plus les moyens de se nourrir.

Ce système ne réagit pas ou alors en aggravant les causes de ses propres dysfonctionnements. Afin de limiter les révoltes, ce système est prêt à réduire les libertés, nos libertés, sous le prétexte d'assurer la sécurité. Afin de s'assurer la soumission du peuple, une pensée unique est distillée tous les jours sur les chaines de télévision : on divise les gens pour mieux les détourner des causes réelles de leurs difficultés, on les divertit pour mieux les empêcher de penser, on prépare la guerre sous prétexte de garantir la paix.

Tant que les conséquences du néolibéralisme ne touchaient que les pays pauvres, seuls réagissaient les militants tiers-mondistes et les altermondialistes. Mais, aujourd'hui la donne a changé, nos pays sont aussi touchés, la décadence est en route. Les salaires n'augmentent plus, les prix s'envolent, les droits sociaux décroissent, des salariés font les poubelles des supermarchés, le progrès scientifique ne sert bien trop souvent que les intérêts des multinationales...

Il est temps pour le peuple de reprendre son destin en main ! Il est temps de retirer des mains des financiers l'avenir de notre monde. Il est temps de dire à nos élus de ne plus brader notre pouvoir, notre souveraineté !

Le temps est arrivé de la refondation sociale et écologiste !

Nous avons tiré les leçons des expériences ratées du siècle passé ! Nous savons l'urgence ! Nous savons l'impasse dans laquelle nous sommes ! Cette refondation est entre nos mains.

Chacun a le pouvoir de changer la société : en désobéissant aux lois injustes, en changeant son mode de consommation, en mettant en oeuvre ensemble des alternatives locales, solidaires et écologistes, en contribuant à un projet politique différent.

Cette révolution est aujourd'hui une nécessité, pour sortir du cycle de décadence et de destruction, il reste à s'y mettre, ensemble, pour notre avenir et celui de nos enfants. Si nous ne baissons pas les bras, UN AUTRE MONDE SERA ALORS EN MARCHE.


Mickaël.

Posté par alterlibertaire à 23:27 - Thèmes et idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 avril 2008

Chronique ordinaire d'un libéralisme destructeur

civisLe Service public de l'emploi, ce n'est pas que l'ANPE. Il existe aussi un réseau qui, lui, est spécialisé dans l'accompagnement à l'insertion social et professionnel de nos jeunes. Sans être de statut public, ces associations que l'on appelle Missions Locales ou Permanences d'Accueil, d'Information et d'Orientation  (PAIO) répondent à une mission de service public grâce aux financements de l'Etat et de collectivités territoriales. Celles-ci ont une longue expérience de l'accompagnement avec une existence de plus de 25 ans. L'Etat a même acté la reconnaissance de ce réseau en le citant dans le Code du Travail.

Le ministère de l'économie et de l'emploi vient juste de mettre en place une Convention pluriannuel d'objectifs pour assurer des financements sur 3 ans (convention fortement critiquable déjà). Pourtant, le Ministère de la Ville propose dans le cadre du Plan banlieue un nouveau dispositif appelé Contrat d'Autonomie. Cette opération, portant sur 45.000 jeunes, sera conduite dans une quarantaine de départements comptant des quartiers prioritaires de la politique de la ville particulièrement marqués par le chômage des jeunes des quartiers. Ce Projet serait louable bien sûr si ce n'était qu'il s'agit d'un appel d'offres aux opérateurs privés.

Ce contrat propose un accompagnement individualisé du jeune durant un an, accompagnement individualisé que l'Etat finance déjà en subventionnant Missions Locales et PAIOs. Ce contrat prévoit aussi une carotte intéressante, une allocation mensuelle pour les jeunes en difficulté accompagnés d'un montant bien supérieur à ce que le réseau Mission Locale/PAIO peut proposer dans le cadre du programme d'accompagnement CIVIS.

Forcément, ces jeunes vont préférer ces opérateurs privés. De manière mécanique, le nombre de jeunes accompagnés par les Missions Locales et PAIOs vont baisser et donc les subventions qui leurs sont octroyés aussi. De manière absurde, ces nouveaux opérateurs privés, peu ou pas expérimentés dans l'accompagnement des jeunes en difficulté, vont se substituer à un réseau qui a fait ses preuves. Les personnels expérimentés vont perdre leurs emploi, remplacés par d'autres salariés plus précaires et moins expérimentés.

Quelqu'un peut-il y gagner dans cette histoire ?
- Les jeunes en difficulté qui subiront la pression d'une insertion rapide alors que d'autres problématiques sont nécessaires à régler ?
- Les nouveaux professionnels de l'accompagnement qui auront une obligation de résultats rapides sans avoir l'expertise du réseau ?
- Les salariés du réseau qui perdront leur emploi ?

Sans une mobilisation suffisante, on assistera là à un nouveau gachis dans la mise à mal d'une "institution" qui tient un rôle important dans notre contrat social à la française depuis près de 25 ans.

Mickaël

08 avril 2008

Rapport 2007 de la Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité

Cadre et missions de la Commission Nationale de Déontologie et de Sécurité :

"Créée par la loi n 2000-494 du 6 juin 2000 en réponse à un besoin de transparence et d’équité, la CNDS est
une autorité administrative indépendante chargée de veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant, sur le territoire de la République, des activités de sécurité : police nationale, gendarmerie, administration pénitentiaire, douanes, police municipale, surveillance des transports en commun, sécurité
privée... Au-delà des cas particuliers pouvant révéler des dysfonctionnements au sein des services de sécurité, la CNDS recommande aux pouvoirs publics des modifications de pratique professionnelle et de réglementation dans les domaines de sa compétence."


Quelques extraits du Rapport 2007 :

"En 2007, la Commission nationale de déontologie de la sécurité a traité 117 saisines, transmises au cours des  années 2005, 2006 et 2007, qui figurent dans ce rapport annuel."

"Dans dix de ses affaires traitées en 2007, la Commission a émis des avis concluant à des manquements déontologiques et/ou à des inobservations des dispositions en vigueur, concernant à la fois la police nationale et la gendarmerie. La CNDS est plus particulièrement préoccupée par quatre aspects de cette mesure : le défaut de notification des droits après recours à la coercition, la durée de cette mesure, la pratique abusive de la fouille à corps et le non-respect des droits conférés aux mineurs."

"La Commission a poursuivi le traitement des quatre réclamations relatives aux manifestations dites « anti-CPE » du printemps 2006 qui lui ont été transmises. Néanmoins, saisie très rapidement de faits ayant conduit à l’ouverture d’une information judiciaire après constitution de partie civile, la CNDS n’a pas été en mesure d’achever le traitement de l’une de ces quatre saisines, le magistrat chargé de l’instruction n’ayant pas satisfait la demande de communication des pièces de la procédure, en invoquant le secret de l’instruction. L’une de ces saisines concernait un jeune homme blessé lors du dispersement d’une manifestation à Toulouse. Elle a mis en évidence le recours injustifié à un tir de grenade lacrymogène qui a percuté le front de ce dernier (SAISINE 2006-22). Au regard de témoignages et de pièces transmises par l’IGPN, la Commission avait pu constater que les personnes présentes n’occasionnaient pas de trouble et ne représentaient pas de danger pour les forces de l’ordre. [...] La Commission a transmis son avis au ministre de l’Intérieur pour qu’il envisage l’opportunité d’engager des poursuites disciplinaires. Celui-ci a, en réponse, informé la CNDS que la « blessure subie par [ce jeune homme] ne paraissait pas imputable à une action délibérée et volontaire, constitutive d’une faute susceptible d’engager des poursuites disciplinaires envers les fonctionnaires intervenants ».

"Cinq ans après la diffusion des instructions contenues dans la circulaire du ministre de l’Intérieur du 11 mars 2003, la Commission tient à rappeler que le menottage excessivement serré doit être proscrit et que le recours au menottage doit obéir à l’article 803 du Code de procédure pénale. Ces obligations de respect dû à la personne humaine doivent être appliquées par les forces de l’ordre au-delà du seul cadre juridique de la garde à vue : lors d’interpellations, lors des conduites au poste de police ou brigade de gendarmerie et lors de la présence dans ces locaux. L’exigence de sécurité ne saurait aboutir au recours quasi-systématique à cette
mesure de coercition, contraire aux dispositions du Code de procédure pénale et potentiellement attentatoire au respect de la personne qui y est soumise."

"A l’issue de l’étude de divers faits portés à sa connaissance, la CNDS a conclu à la sortie et/ou l’usage injustifié ou disproportionné de l’arme dans trois réclamations."

"Certaines saisines ont conduit la CNDS à constater des manquements à l’obligation de protéger ou de porter assistance et secours à des personnes se trouvant en situation de danger."

"Dans l’un des avis adoptés cette année (SAISINE 2006-58), la CNDS a constaté qu’un surveillant principal de la maison d’arrêt d’Amiens avait eu recours à des actes de violence illégitimes à l’encontre d’une personne détenue lui ayant préalablement tenu des propos outrageants. Agissant en l’absence de toute situation de légitime défense, ce surveillant a été poursuivi et sanctionné disciplinairement, à la suite d’une enquête de l’Inspection des services pénitentiaires, diligentée à la demande de la Commission"

Avis d'un militant de la Gauche alternative choletaise :

Les commissions de contrôle sont une nécessité démocratique. Il est bon de rappeler que la mise en avant d'abus n'est pas une accusation de la ou des institutions. Cependant, il est important de faire le lien entre ces abus et les discours et les politiques menées aujourd'hui. La croyance en la nécessité du tout sécuritaire, les discours provocateurs de certains politiques, la pression aux résultats quantitatifs ne peuvent amener qu'à un recul de la déontologie et à une exacerbation des instincts les plus violents lors d'interventions difficiles des forces de l'ordre."

La démocratie nécessite une non-instrumentalisation de la force publique. Pour conclure, je rappelerais donc l'Article 12 de la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen:
"La garantie des droits de l’Homme et du citoyen nécessite une force publique ; cette force est donc instituée pour l’avantage de tous et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée."

Le rapport complet est disponible dans la rubrique "actualités" du site qui est ici.

Mickaël


29 mars 2008

Le géant des OGM Monsanto condamné au Canada

La firme multinationale Mosanto avait pour habitude d'attaquer les agriculteurs chez lesquels il avait trouvé des plantes sortant de ses labos. Le vent aurait-il tourné ? :


Message du Collectif des Faucheurs volontaires Gard/Lozère

"Des nouvelles de Percy Schmeiser, agriculteur canadien qui se bat depuis de nombreuses années contre Monsanto pour des contaminations de ses champs de colza. Chapeau pour ces actes de résistances !                                    PERCY SCHMEISER- CANADA

Conférence de presse du 19 mars 2008

Percy Schmeiser obtient des dommages-intêrets de la part de Monsanto. Monsanto reconnaît sa responsabilité dans la contamination génétique. Dans un arrangement à l'amiable entre Percy Schmeiser et Monsanto. Monsanto a reconnu aujourd'hui sa responsabilité dans la contamination des champs de colza de Schmeiser. Dans une controverse juridique préalable, la Haute Cour de Justice du Canada avait reconnu la légitimité de la protection du brevet sur le transgène de Monsanto et dans un même  temps renvoyé la question de la légitimité du brevetage du vivant devant le Parlement pour une nouvelle évaluation. A l'époque, la situation juridique en vigueur voulait que le propriétaire du brevet sur un un gène particulier soit aussi propriétaire de toute la récolte. La saisine du Parlement concernant cette affaire est encore en attente. Comme, alors Schmeiser pouvait prouver qu'il n'utilisait ni semences ogm de Monsanto, ni l'herbicide Round-up Ready qui va avec et qu'il ne tirait aucun avantage de la pollution de sa récolte, il avait été acquitté pour les indemnités réclamées par Monsanto. En 2005, Schmeiser trouve de nouveau du colza Monsanto dans ses champs. Il en informe Monsanto et demande que la firme le débarasse des plantes. Monsanto rétorque par écrit, qu'il s'agit de colza round-up ready et que ça lui appartient. Se référant à l'arrêt existant, que le propriétaire d'une plante est responsable des dégâts causés par contamination, Schmeiser fit débarasser les plantes par un professionnel extérieur et envoya la facture à Monsanto. Comme ce dernier n'était pas disposé, dans un premier temps, à un arrangement à l'amiable, Schmeiser intenta une action en justice envers la société pour le paiement de la facture de 660 dollars. Monsanto n'aurait payé les dommages que sous condition que Schmeiser s'engage formellement à garder le silence sur cette affaire, ce qui le contraignait, lui et son épouse pour le reste de la vie à n'en jamais parler publiquement ou de ne jamais traduire en justice à l'avenir Monsanto pour contamination de récolte. Schmeiser refusa. Les conditions réclamées par Monsanto seraient contraire à la déontologie. A la question du juge qui s'étonnait qu'une entreprise comme Monsanto ne réglait pas une facture aussi négligeable de 660 dollars, l'avocat de Monsanto Richard W.Daniliuk répondit que dans cette affaire, ça allait bien au delà des 660 dollars. Une heure avant le début du procés prévu le 19 mars 2008, Monsanto a alors accepté toutes les exigences de Percy Schmeiser et reconnu toute sa responsabilité dans la contamination des champs. Monsanto accepte non seulement de payer les dommages, mais aussi que Schmeiser communique publiquement les dessous de cette affaire et s'y référe. L'aveu de Monsanto en tant que propriétaire du brevet de transgène reconnaissant sa reponsabilité dans la contamination des champs voisins, ouvre aux paysans du monde entier la voie pour le droit à exiger réparation pour les dommages causés par Monsanto."

Posté par alterlibertaire à 10:43 - Thèmes et idées - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

24 mars 2008

L'eau potable et l'agriculture bio

L'eau devrait être un trésor, c'est un problème.
Selon l'OMS, chaque année 1,8 million de personnes décèdent de maladie diarrhéiques causées par des eaux de mauvaise qualité et un manque d'hygiène. Pourtant, il suffirait de 9,5 milliards de dollars par an, pour atteindre, en 2015, l'objectif du Millénaire, soit 1 % des dépenses militaires mondiales ou un tiers des ventes d'eau en bouteille.
Pendant ce temps-là les multinationales de l'eau s'enrichissent sur le dos des consommateurs grâce à notre bien collectif. Le problème est la pollution des eaux captées ?
Et pourtant, une expérience allemande montre qu'une volonté politique peut modifier les choses : en développant l'agriculture bio, on diminue les pesticides dans l'eau et donc le coût du traitement de celle-ci et tout cela pour 1 centime d'euro par mètre cube d'eau distribué. Il est bon de rappeler que la dénitrification d'une eau de plus de 50 microgramme/litre est estimé en France à 27 centimes d'euros par mètre cube d'eau distribuée.
L'agriculture biologique coûterait-il finalement moins chère que l'agriculture conventionnelle ?
L'expérience arrive en France, il serait bon de la généraliser...

Mickaël

Posté par alterlibertaire à 16:45 - Thèmes et idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Les expulsions peuvent reprendre

La trêve hivernale des expulsions locatives (du 1er novembre au 15 Mars) s'est achevée samedi 15 Mars 08.
Les locataires en difficulté sont succeptibles de recevoir un courrier  les invitant à quitter les lieux de leur plein gré.....A défaut, un huissier procèdera sans autre avis à leur expulsion, si besoin par la contrainte.

Et ce n'est pas la Loi sur le logement opposable qui changera quelque chose à la situation. Les loyers sont hors de prix, les salaires ne décollent pas, seul les dividendes des actionnaires augmentent encore et encore mais les investissements deviennent insignifiants face au jeu de la bourse. La croissance ne repose que sur du vent... N'est-il pas temps de mettre un terme à ce néo-libéralisme sauvage et construire une alternative où l'homme serait à nouveau au centre de notre contrat social ?

Mickaël

Posté par alterlibertaire à 16:22 - Thèmes et idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 mars 2008

Développement durable : un enjeu hautement politique.

La notion de développement durable nécessite la mise en cohérence du développement social, du développement économique dans le respect du maintien de la qualité de notre environnement.

Cette cohérence nécessite une représentation de la société, du rapport entre des êtres humains avec leur environnement économique, social et naturel. La bonne marche de cet ensemble implique le respect de chacun . C’est l’aspect sociétal de « vivre ensemble ».

Il apparaît, sous cet éclairage, que le développement durable est hautement politique. Ceux qui affirmeraient le contraire ne feraient preuve que d’ignorance dans le meilleur des cas, d’incompétence lorsqu’il s’agit de personnages à prétentions politiques.

Comment imaginer que la recherche à tout prix de l’accumulation de richesses et de pouvoir, caractéristiques du capitalisme, soit compatible avec le maintien de notre Capital Terre.

Comment imaginer que la destruction des protections sociales et environnementales n’ait pas de conséquences catastrophiques pour notre environnement et l’avenir de la planète.

Ignorance, folie ou incompétence. Ou simple perversité de la conception politicienne de certains ?

Jean Philippe Parmantier

Posté par alterre à 22:16 - Thèmes et idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

28 février 2008

Une lumière dans les ténèbres d'un monde libéral

L'excellente émission radiophonique de notre ami Daniel MERMET a diffusé il y a quelques jours un entretien avec Jean Ziegler autour du film "We feed the world" ("Le marché de la faim"), d’Erwin Wagenhofer. Il illustre avec brio toute la perversité criminelle du néo-libéralisme.

Je vous invite à ré-écouter cette émission en cliquant sur le lien suivant :

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1377

Pour vous donner envie, je me suis permis de recopier quelques commentaires du site non-officiel de Là-bas si j'y suis :

"Etant donné l’état actuel de l’agriculture dans le monde, on sait qu’elle pourrait nourrir 12 milliards d’individus sans difficulté. Pour le dire autrement : tout enfant qui meurt actuellement de faim est, en réalité, assassiné." Jean Ziegler
Rapporteur spécial de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU pour le droit à l’alimentation, Jean Ziegler fait figure d’ovni au sein de cette très respectable institution.
Depuis trente ans, cet éternel révolté ne cesse de dénoncer l’injustice du système libéral et le cynisme des maîtres du capital qui font crever de faim une partie du monde pour nourrir l’autre.
A travers ses nombreux ouvrages, cet intellectuel hors norme s’est archané à démontrer que les méfaits du système capitaliste mondialisé ne sont pas les conséquences inéluctables de la ’main invisible’ qui guide les aléas du marché, mais bien l’oeuvre du cynisme de ces "nouveaux féodaux"...

Bonne écoute,

Mickaël.



 

Posté par alterlibertaire à 12:43 - Thèmes et idées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1  2   Page suivante »