27 juillet 2009
Pendant vos vacances, à quelle vitesse roulez-vous ?
Cet été, vous prenez la sublime voiture que vous avez achetée il y a 3 ans. Vous la revendrez dans deux ans, lorsqu’elle aura rempli les bons et loyaux services que vous attendez d’elle.
Mais pour l’heure, vous pensez à vos vacances. Pour aller plus vite, vous aller utiliser l’autoroute. Vous comptez bien, cette fois, avoir peu de circulation, et ne pas subir les habituels bouchons au péage.
Vous avez 600 km à parcourir, presque essentiellement sur autoroute. Vous pariez sur une vitesse moyenne de 120 km heure et donc, 5 heures de route seront suffisantes.
Mais votre calcul est-il juste ? Roulez-vous vraiment à 120 km/heure, ou bien n’êtes vous guère plus rapide que lors de vos promenades en famille le dimanche, … à vélo ?
Qu’est-ce que la vitesse? C’est un changement de position, rapporté à un changement de temps. Pour faire simple, il s’agit de la distance parcourue divisée par le temps mis pour la parcourir.
Si, en 10 minutes, je parcours 15 kilomètres, cela signifie que ma vitesse est de 1,5 km à la minute, soit 90 km heure.
Mais, quel temps met-on en voiture pour parcourir 1 km ?
D’abord, il y a le temps du déplacement. Mais, pour réaliser ce déplacement, il faut utiliser une voiture et il a fallu du temps pour gagner l’argent nécessaire à son achat. Il ne faut pas non plus oublier les réparations, le coût de l’essence, le péage.
Un calcul simple montre que, pour une voiture coûtant 15 000 euros à l’achat, revendue au bout de 5 ans avec une décote de 75 %, et parcourant environ 15 000 km par an, les coûts au km sont les suivants (compte tenu d’une vitesse sur autoroute à 130 km heure)
amortissement du véhicule 0,15euros *
réparations entretien 0,04 euros **
essence 0,1188 euros ***
péage 0,0528 euros ****
coût total 0,3616 euros
Pour un salarié payé net 10 euros de l’heure, cela représente 2,1696 minutes qu’il faut ajouter au 0,4615 minutes nécessaires pour parcourir le fameux kilomètre
Cela fait donc 2,6311 minutes pour parcourir 1 kilomètre,
soit une vitesse de 22,80 km/heure.
En réalité, pour parcourir vos 600 km, vous aurez consacré 600/22,8 soit plus de 26 heures
Certes, vous me direz que, plus on est riche, moins il faut travailler pour acheter une voiture et l’essence nécessaire. La vitesse est tout de même dérisoire, d’autant que l’augmentation des revenus va souvent de paire avec le prix de la voiture et la puissance du moteur.
Jean Philippe
* voiture vendue au bout de 5 ans avec 75 % de décote ayant parcouru 75 000 km : 15 000 euros*0,75/75 000
** 600 euros par an pour 15 000 km annuels : 600/15 000
*** consommation de 9 litres au 100 km à 1,32 euros/litre : 9*1,32/100
**** Lille Toulouse : péage 46,20 euros pour 875 km
23 juillet 2009
Aéroport NDDL - communiqué de presse Camp Action Climat
Lettre batracienne à tous les humains dont Mr. le Préfet,
Communiqué de presse du Camp Action Climat
Ouf, avec mes comparses batraciens, nous sommes soulagés. Le vent nous a rapporté que dans l'édition de Ouest-France du 17 juillet, le préfet de Loire-Atlantique informait les humains que 156 mares seront créées pour qu'on puisse, nous autres batraciens, continuer à barboter en paix ; et ceci pour compenser les 78 mares détruites pour la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes.
Un vieux proverbe batracien plein de bon sens dit que pour savoir si une mare est bonne, mieux vaut regarder tout ce qu'il y a autour que la seule eau qu'elle contient. Seules les grenouilles naïves font confiance à l'eau qui dort, surtout si elle est d'un beau vert attrayant... Vous vous en doutez, une fois que les plus sages d'entre nous nous ont rappelé ce proverbe, nous n'étions plus tellement rassurés avec les belles mares évoquées par M. Le Préfet.
Quand le jour nous arrêtons de coasser, nous entendons des maisons des humains les échos de ces boîtes pleines de lumières et de son abrutissants qui leur répètent sans cesse : « Ne vous inquiétez pas, on s'occupe de votre bonheur et de votre avenir. Faites-nous confiance, nous allons régler vos problèmes ». Mais nous avec nos petites oreilles moins sensibles à la manipulation, nous entendons surtout : « Ne bougez pas et rendormez-vous. En repeignant superficiellement en vert le système économique à l'origine des crises environnementales et sociales que vous traversez, nous allons continuer sans rien bouger ou presque...». Comment donc un système peut-il sans changer être à la fois la source et la solution des problèmes qu'il
engendre? Même nos vieux proverbes batraciens ne peuvent donner des réponses à de telles énigmes...
Il y a d'autres choses d'étranges du côté des humains : ceux qui les dirigent passent le plus clair de leur temps à faire croire de leur sérieux, de leurs compétences et en leur sens des responsabilités. Pourtant, au moment de prendre des vraies décisions, ils s'en remettent à ce
qu'ils appellent l'Economie qu'ils disent ne pas contrôler. Il semble pourtant bien que ce soit les humains qui organisent cette économie...
C'est un peu comme le responsable de la grande ville près de la grande mare salée qui, après avoir semblé revenir un peu à la raison, recule en disant que même si ce projet d'aéroport est néfaste pour la terre – et pour nos mares – c'est la situation économique qui va en décider et pas lui... Lui , comme son ami de la grande ville sur la rivière se disent pourtant responsables...
Et quand ils ne disent pas qu'il faut toujours grossir jusqu'à éclater (quelle drôle d'idée...), ils évoquent une autre chose bizarre qu'ils nomment « La Crise » et qui fait très peur à tout le monde... En tous cas, on voit bien, nous autres batraciens, qu'ils ont toujours une bonne raison
pour ne rien changer... Et ils se disent responsables...
En même temps, quand nous écoutons bien le chant des hautes herbes, nous entendons aussi de multiples petites voix qui préparent un grand rassemblement début août tout près des mares promises à la destruction. Ces voix disent qu'au lieu de s'inquiéter, mieux vaut se responsabiliser soi-même et agir collectivement afin de trouver des réponses nouvelles aux problèmes engendrés par l'ancien système qui arrive à sa fin. Pendant toute une semaine, ils et elles vont mener des actions, discuter, échanger, vivre ensemble sans que les grands responsables leur disent comment faire et comment vivre...
Pour que le plus grand nombre d'humains puisse montrer leur refus du projet d'aéroport et l'espoir qu'on nous laisse tranquillement dans nos mares, ils et elles organisent même une grande action de masse
le samedi 8 août à 11h00 à la Rolandière à Notre Dame des Landes (44).
Sûr qu'on sera dans les parages, juste derrière les grandes herbes, à coasser en chœur avec tout ce beau monde...
20 mai 2009
Amarante contre Monsanto - 1 à 0
Alors qu’elle était à la base de l’alimentation et de la médecine de peuples d’Amérique Centrale, cette ancienne plante sacrée avait été interdite par les espagnols et vouée à la disparition. Mais il semble qu’aujourd’hui, elle se redresse avec splendeur, et entre à nouveau dans la lutte. Non pas pour nourrir à nouveau les hommes, mais pour les protéger contre … la société Monsanto, spécialiste de l’asservissement de la vie végétale.
L’amarante, pour ne pas la citer, capable d’ envahir des milliers d’hectares, a déclaré la guerre au soja OGM. La plante était fragile, malgré son surnom de « queue du diable ». Toutefois, la bêtise humaine, l’âpreté au gain des semenciers de Monsanto, lui permettent, tel un personnage issu d’un comics américain, de resurgir plus forte que jamais.
D’une part, un pied d’amarante au moins, a fortuitement échangé quelques gènes avec un soja OGM. Aussi improbable qu’une catastrophe nucléaire, au dire des ingénieurs. Aussi improbable que de croiser son voisin dans un pays étranger. Et pourtant…A force de multiplier les voyages, on rencontre inévitablement son voisin.
Là où les ingénieurs de Monsanto ont fait fort, c’est qu’ils ont ignoré les phénomènes de spéciation, bien connus des évolutionnistes. Dans un milieu isolé et favorable, une espèce se développe très rapidement et peut devenir envahissante. L’amarante, sans concurrence puisque toutes les autres herbes ont été détruites par le fameux Round up, herbicide de Monsanto vendu avec les OGM, l’amarante, disais-je , a pu se développer plus que de raison. A tel point que les champs ont été envahis par cette ancienne plante sacrée.
Ainsi, aux Etats-Unis d’Amérique, 5000 hectares ont du être abandonnés. 50 000 autres sont menacés.
Mais, rassurez-vous ! Ce ne sont pas les dirigeants de cette société de la destruction, qui paieront. Les payeurs seront, comme toujours, les agriculteurs, leurrés par les promesses et les mensonges de quelques employés de commerce qui mettent l’obéissance au groupe au dessus des scrupules et de la moralité.
26 février 2009
La mesure de l'homme
« L’homme est la mesure de toutes choses, » disait le grec Protagoras. En cela, on estime que la représentation qu’on a du monde est avant tout celle de l’homme. Les qualités sont celles qu’il s’attribue, comme l’intelligence, la raison, jugeant déraisonnable ce qui échappe à sa compréhension. Les notions de bien et de mal, de bon et de mauvais, de beau et de laid, sont celles que dicte la communauté à laquelle il appartient. Il arrive parfois que des personnages, tels le Prétentieux de la République, s’érigent en dieu, dictant à chacun l’harmonie qu’il a décidée (cf : lettre aux éducateurs , de NS)
Mais quelle est la mesure réelle de l’homme et qu’elle est la place qu’il s’est arrogée.
Je prendrai un seul domaine, l’énergie, car il offre l’avantage d’être quantifiable. Cette énergie, c’est ce qui permet à l’homme d’assurer ces activités quotidiennes, aussi bien physiques qu’intellectuelles. Elle assure l’entretien de son corps, son fonctionnement interne, sans faillir.
L’évaluation de cette énergie quotidienne est connue de toutes et de tous, soucieux d’être en bonne santé. Elle est d’environ 2700 kilo-calories, soit 11 300 kilo joules.
Rapportée à des éléments de vie quotidienne, cette énergie paraît dérisoire :
- 1 lampe de 130 watts allumée en permanence
- 100 litres d’eau chauffés de 20 à 47°
- 2 heures de rayonnement solaire par m²
- 0,3 litre d’essence
- 0,75 kilo de bois
- 660 grammes de sucre
- 270 grammes de pétrole
Or, en 2002, 1 français consommait 4,47 tonnes équivalent pétrole. Cela représentait 45 fois plus que ses besoins naturels. Si on considère l’augmentation de la population, on ne peut que constater la place écrasante que l’humanité s’est attribuée. Malgré cela, des millions d’humains meurent de faim ou des conséquences de la pauvreté.
Lorsque j’étais petit, on nous distribuait des buvards à encre, sur lesquels des images étaient représentées. Sur l’une d’elle était écrit : santé – sobriété. Une partie de l’humanité se saoule de consommation, au détriment de ce qui la nourrit. Mais la mesure de l’homme, c’est avant tout la mesure de notre aspect biologique. L’oublier, c’est se perdre dans des fantasmes de puissance et d’immortalité. A force d’oublier que nous sommes enfants de la Terre, nous avons oublié d’y faire reposer nos pieds. Espérons que la raison nous reviendra et que nous ne finirons pas, tel Antée, fils de la Terre, étouffé dans les airs.
Jean Philippe
21 février 2009
Pétition : "Travailler tue en toute impunité : pour combien de temps encore ?"
Le constat est sans appel : le travail rend malade et tue tous secteurs et toutes catégories professionnelles confondues. Le nombre officiel des maladies professionnelles reconnues a explosé : 13 658 en 1996, 52979 en 2005. Le nombre d’accidents du travail graves et mortels reste très élevé : 537 décès en 2006, soit 13% de plus en un an. Ces chiffres officiels sont – on le sait – grandement sous-estimés en raison notamment d’une importante sous-déclaration. Les suicides directement liés au travail sont estimés à 400 par an, pour la plupart non reconnus comme accidents du travail. Plusieurs millions de salariés sont exposés, sans aucune protection, à des produits connus pour être cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction, contribuant ainsi grandement aux inégalités sociales face au cancer : un ouvrier a dix fois plus de risque de mourir du cancer avant 65 ans qu’un cadre supérieur.
Cette situation ne tombe pas du ciel : elle est le résultat de politiques d’entreprises, tant privées que publiques, pour lesquelles les coûts sociaux doivent être toujours plus compressés. Ces politiques ont privilégié et généralisé la sous-traitance, et intensifié le travail comme jamais depuis de nombreuses décennies. Et l’inspection du travail comme la médecine du travail n’ont toujours pas les moyens d’assurer leurs missions.
La lutte opiniâtre des victimes, de leurs associations et syndicats a permis des avancées, mais la course au profit sans entrave sème toujours la maladie et la mort.
Alors que le simple voleur de sac à main est condamné à 6 mois de prison ferme devant le moindre tribunal correctionnel en comparution immédiate, l’employeur coupable d’homicide dit involontaire à l’égard de son salarié, après des années d’instruction, est condamné - quand il est déclaré coupable - à quelques mois de prison avec sursis.
La mise en danger délibéré d’autrui par des choix de politique économique bénéficie dans ce pays d’une incroyable mansuétude. Les employeurs ne sont pas considérés comme de véritables délinquants. Trop souvent les procédures relatives à des accidents mortels du travail sont classées sans suite. Trop souvent les condamnations – lorsqu’elles interviennent - ne touchent que les employeurs en bout de chaîne de sous-traitance et sont symboliques. Les grands donneurs d’ordre y compris l’Etat, dont la responsabilité dans l’organisation du travail est pourtant essentielle, ne sont qu’exceptionnellement concernés et les indemnisations largement insuffisantes.
L’amiante est emblématique de ce que nous dénonçons : alors que le risque est connu depuis des décennies, que des milliers de personnes ont perdu leur vie et vont la perdre dans les prochaines années du fait de l’incurie manifeste des entreprises concernées, voire de leurs choix délibérés, Justice n’est toujours pas faite.
L’inégalité des armes entre le salarié et son employeur est patente et scandaleusement disproportionnée : l’égalité devant la loi est devenue une pure fiction.
Cette injustice se nourrit du silence collectif.
Les soussigné-e-s entendent dénoncer ici et maintenant cette situation inadmissible et intolérable.
Ils et elles exigent que la délinquance patronale soit enfin sanctionnée : la loi pénale doit être pleinement appliquée aux employeurs.
Ils et elles exigent que des moyens humains et financiers soient dégagés pour que la justice puisse réellement faire son travail.
Aucune amélioration de la santé et de la sécurité au travail n’est possible tant que la justice fonctionne à deux vitesses.
Aucune avancée n’est possible tant que les donneurs d’ordre pourront s’abriter derrière les règles du droit commercial pour s’exonérer de leurs responsabilités.
Tous et toutes ensemble nous disons : ça suffit ! Et nous agirons pour que cela cesse.
Signer en ligne : http://www.fondation-copernic.org/petition/index.php?petition=3
13 février 2009
Mauges - conférences débats - trier les bio-déchets
L'ASERSER organise 4 conférences / débats
sur le thème :
Devenez acteur du développement durable en triant vos bio-déchets
vendredi 13 février 20h30 salle Charlie-Chaplin Bourgneuf en Mauges
vendredi 20 février 20h30 salle Cathelineau Jallais
vendredi 27 février 20h30 salle Gérard-Philippe Trémentines
jeudi 5 mars 20h30 La Loge Beaupréau
16 janvier 2009
Uranium - SDN accuse.
Accord pour exploiter l'uranium à Imouraren :
Le Réseau "Sortir du nucléaire" accuse
Areva de contaminer et spolier le Niger
En signant un accord pour exploiter le gisement d'uranium d'Imouraren, Areva et les dirigeants du Niger condamnent l'environnement et les populations locales
Le Réseau "Sortir du nucléaire" condamne l'accord signé aujourd'hui à Niamey par Mme Lauvergeon (Areva) et les dirigeants du Niger, pour l'exploitation du gisement d'uranium d'Imoumaren. Pour alimenter à moindre frais les réacteurs nucléaires français, Areva contamine depuis 40 ans le Niger par l'exploitation de plusieurs mines d'uranium, en pillant d'ailleurs littéralement ce pays qui reste l'un des plus pauvres du monde et n'a donc même pas bénéficié du commerce de l'uranium.
Au contraire, l'environnement est contaminé, les nappes phréatiques asséchées (l'extraction de l'uranium nécessite beaucoup d'eau), les populations nomades chassées, les travailleurs locaux exploités et irradiés. L'ouverture de nouvelles mines à Imoumaren ne pourra qu'aggraver nettement la situation. On ne peut que s'étonner très fortement de voir les dirigeants du Niger signer à nouveau des accords qui bafouent les intérêts de leur peuple...
Le Réseau "Sortir du nucléaire " rappelle ses revendications :
- l'arrêt de l'exploitation de l'uranium
- des études indépendantes pour faire toute la lumière sur la contamination de l'environnement, des salariés et de la population locale.
des mines d'uranium - le financement par la France - pris sur la vente de l'électricité nucléaire - de la décontamination et de la réhabilitation des régions minières.
- le financement par la France - pris sur la vente de l'électricité nucléaire - de la reconversion des salariés des mines d'uranium du Niger, en particulier dans le cadre d'un plan de développement massif des énergies renouvelables.
C'est seulement ainsi que le Niger pourrait accéder à une véritable indépendance, en particulier sur le plan économique, tout en protégeant son environnement et l'avenir de sa population.
http://www.sortirdunucleaire.org
15 janvier 2009
17 janvier 2009 - Une journée pour le développement durable
14 janvier 2009
Investir, une forme d’utilisation de l’épargne.
Notre pêcheur a rempli son objectif. L’épargne constituée sous forme de poissons lui permet de protéger sa famille des aléas alimentaires du futur. Notre pêcheur a rempli son objectif.
Toutefois, constatant l’abondance de poissons et la difficulté à les attraper, il se dit qu’il doit exister un moyen plus efficace pour pêcher. Ainsi, il décide de se libérer du temps pour concevoir un mode de pêche plus efficace.
Il constate que ses stocks de poissons ne représentent que quelques jours de pêche. Il décide donc de les accroître. Ensuite, jugeant ses réserves convenables, il les transforme en temps. Il arrête de pêcher quelques jours pour consacrer du temps à son projet.
Notre pêcheur a du temps pour observer. Il se promène et regarde attentivement les différentes techniques de pêches et de chasse des humains et des animaux. Sur la plage, il voit des enfants glissant leurs mains sous le sable. En les relevant, l’eau et le sable s’écoulent tandis que des coques restent piégées entre leurs doigts. Notre pêcheur va faire de même. Utilisant différentes fibres que la nature met à sa disposition, il fabrique un immense filet, dont les trous laisseront passer l’eau. Les mailles retiendront les poissons.
Rapidement, l’utilisation du filet va permettre de reconstituer ses réserves de nourriture. Le stock de poissons, investi en temps, a été par la suite utilisé pour la recherche, la conception et la fabrication d’un outil ; le filet de pêche.
Le filet de pêche va permettre à son utilisateur de se nourrir en travaillant moins, c’est-à-dire en remboursant le temps utilisé pour constituer l’épargne. Mais le filet de pêche demeure. Il correspond à une production réelle et utile.
Le filet de pêche est un capital, permettant à celui qui s’en sert de parvenir au même résultat en se libérant du temps. Il est un vrai progrès, ... sous certaines réserves.
Selon son utilisation, l’existence du filet peut conduire à des conséquences très diverses.
cas 1 : le pêcheur utilise son filet pour pêcher la quantité de poissons dont lui et sa famille ont besoin pour vivre. Tous les pêcheurs du coin font pareil.
La quantité de poisson pêché n’augmente pas. Les besoins en matières premières se développent pour la fabrication des filets.
cas 2 : le pêcheur utilise son filet pour pêcher aussi longtemps qu’avant. Il est seul à faire comme cela.
La quantité de poissons pêchés augmente. Le pêcheur dégage des excédents.
- il consomme tout, et dans ce cas, il devient malade.
- il donne son poisson à ceux qui en ont le plus besoin à solidarité
- il cherche à vendre son poisson afin de profiter différemment des avantages que lui procure cette sur-pêche. Il y a alors création d’un marché, avec la définition d’un prix.
- il jette le poisson qu’il a en trop, d’où la nécessité de savoir dans quelles conditions ces « déchets » sont réinsérés dans l’éco-système.
- l’existence de ce filet « magique » a des conséquences non négligeables sur la conception de la société. Si le pêcheur adopte un comportement non-solidaire, donc individualiste, les « envieux » peuvent poser la question de la propriété du filet. Il a été créé grâce à l’existence d’un stock de poisson. Ces poissons étaient, au départ, propriété collective. Il a été créé grâce à l’existence de fibres naturelles, propriétés collectives au départ. Certes, le pêcheur peut rétorquer que ce filet existe car il a lui-même accompli la démarche d’épargne, d’observation , de recherche, de conceptualisation et de fabrication. Ce filet, c’est lui. Mais aurait-il pu faire ceci sans prélever temporairement plus que les autres sur des réserves collectives ? Aurait-il trouvé l’idée s’il n’avait observé les comportements des autres humains (enfants pêchant les coques).
cas 3 : le pêcheur utilise son filet pour pêcher aussi longtemps qu’avant. Tout le monde l’imite.
La quantité de poisson pêchée augmente considérablement. Le risque de voir la ressource s’amenuiser, existe. Comment sont utilisés les excédents. Sont-ils consommés ? En ce cas, il faut créer d’urgence le métier de diététicien.
- Les excédents sont-ils donnés à la collectivité. En ce cas, il faut proposer aux pêcheurs de pêcher un peu moins et de mutualiser leurs excédents.
- Si les poissons sont vendus, quel sera le prix de vente. Qui achètera.
- Si le pêcheur d’origine avait l’idée de s’enrichir grâce à son filet, quelle sera son attitude en constatant l’utilisation de son idée. Car la généralisation de l’utilisation du filet conduit à détruire ses espoirs de richesse. Cela pose le problème de la propriété intellectuelle.
On voit que la création d’un moyen de production pose, dès le départ, la question suivante : A qui appartient ce moyen de production et quel est le cadre de son utilisation.
Ces questions ne sont pas neutres. Les réponses qui y sont apportées contiennent en germe les différentes approches politiques existantes.
On remarquera que le cas 1, utilisant le progrès (filet) pour alléger les contraintes naturelles et seulement ça, ne pose pas de problème à priori. On peut même l'adapter en créant une très légère augmentation de la pêche, qui permettrait d'aider celles et ceux qui sont dans le besoin alimentaire. De plus, le temps libéré permettrait à chacun de disposer d'opportunités de rencontres, d'échanges, d'observations, selon le loisir de chacun. Il y a avantage, mais pas inconvénient, ni pour le présent, ni pour l'avenir qui reste totalement ouvert.
Jean Philippe
24 décembre 2008
Etre végétarien, c'est écolo...
Article Passeportsante.net
Être végétarien: plus écolo qu'avoir une auto hybride
7 mars 2006 - Vous souhaitez faire votre part pour limiter le réchauffement de la planète en vous procurant une automobile hybride? C’est un bon début, mais votre contribution serait nettement plus importante si vous deveniez végétarien!
En effet, les végétariens polluent encore moins que ceux qui roulent à bord d’une auto hybride : une différence d’une demi-tonne d’émissions polluantes. C’est du moins ce qu’affirment des géophysiciens de l’Université de Chicago1, aux États-Unis.
Les chercheurs ont comparé la quantité annuelle d’énergie fossile nécessaire pour ... (suite ici)



