02 juillet 2009
Régionales 2010 - Communiqué des Alternatifs des Pays de la Loire.
Préparer l’alternative sociale et écologiste
Pendant la crise, la casse continue. La droite et le patronat considèrent que l’absence d’alternative crédible leur permet de continuer la libéralisation à tout crin menée depuis le tournant libéral des années 90. La remise en cause du droit à la retraite s’amplifie, le travail du dimanche continue à se diffuser, la privatisation de la Poste devrait franchir une nouvelle étape fin juillet, les suppressions de poste dans l’Education Nationale continuent de plus belle, la Sécurité Sociale est promise à une privatisation rampante, etc… Le chômage et la précarité explosent (exemple des AVS dans les écoles). Dans le même temps, les politiques répressives et xénophobes du gouvernement s’accentuent. La politique écologique du gouvernement est insuffisante face à l’urgence climatique : il choisit de sanctuariser le nucléaire et de poursuivre les programmes routiers inutiles…sauf pour les lobbies du BTP. Le développement durable est mis à toutes les sauces, oubliant que ce développement n’a de réalité que s’il est également social…le contraire de la politique actuelle.
Il est donc indispensable que les fronts de résistance les plus larges se construisent, qu'une démarche unitaire alternative s'affirme, dans les luttes et dans les urnes. Ce sera l’un des enjeux des élections régionales de 2010.
Nous ne voulons pas que l’UMP devienne majoritaire sur la Région des Pays de Loire. Nous ne voulons pas que Madame Bachelot devienne Présidente de la Région car nous avons trop connu le règne des Guichard, Fillon et consorts.
À partir d’une analyse sans a priori du bilan de la majorité actuelle, Les Alternatifs de la région administrative des Pays de la Loire souhaitent contribuer à l’élaboration d’un projet répondant aux exigences écologiques, sociales et démocratiques dans la région.
Ce projet doit être porté au premier tour des élections régionales par une liste de rassemblement sans exclusive de la gauche antilibérale, écologiste et socialiste, liste indépendante du PS.
Au niveau régional, les Alternatifs rencontreront toutes les forces potentielles de ce rassemblement du premier tour pour engager au plus vite le travail sur un projet alternatif pour la région.
17 mai 2009
Européennes 2009 - Front de gauche - Liste
Européennes 2009 - Front de Gauche - profession de foi
05 mai 2009
Européennes - Cholet - meeting du Front de Gauche
27 avril 2009
POUR UN GRAND 1er MAI DE CONVERGENCE DES LUTTES
Après les mobilisations des 29 janvier et 19 mars, c'est un 1er mai exceptionnel qui se prépare dans toute la France. Pour la première fois depuis longtemps, en effet, toutes les organisations syndicales y appellent ensemble et prévoient plus de manifestations qu'il n'y en a eu le 19 mars. Cela fait maintenant plusieurs mois que la colère sociale grandit dans le pays, multipliant les actions les plus diverses. La défense de l'emploi et le refus des licenciements sont à l’origine de conflits de plus en plus nombreux. Des secteurs comme l'université et l'éducation, la santé ou la Poste sont mobilisés depuis des mois. D'autres comme EDF-GDF intensifient leurs actions. Le 1er Mai peut constituer une étape supplémentaire dans la convergence et la généralisation de mobilisations sociales dont le mouvement des Antilles, notamment, a montré l’efficacité.
Bien que les choix politiques du gouvernement soient de plus en plus largement mis en cause, celui-ci refuse d'entendre les exigences sociales qui se sont exprimées, entre autres, au travers de la plate forme intersyndicale du 5 janvier et dans les journées des 29 janvier et 19 mars. Le gouvernement loin d’apporter une quelconque réponse aux urgences sociales du pays, une quelconque réponse efficace à la crise, laisse faire les plans de licenciement, continue de mettre en œuvre des choix qui font payer aux populations l'addition de la crise et s'enfonce à tous les niveaux dans un autoritarisme et un mépris insupportables. Tous les clignotants de la situation sociale et économique du pays restent au rouge. Il faut mettre un coup d’arrêt à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef et contribuer à faire grandir l’exigence d’autres choix de justice et de solidarité
Cela concerne notamment l’opposition aux suppressions d’emplois et à la précarisation, dans le privé comme dans le secteur public, l'augmentation des salaires, du SMIC, des minimas sociaux et des retraites; la défense et le développement des services et de l'emploi publics ; l’annulation des lois Bachelot et Pécresse, la réorientation des richesses vers le développement de productions et de services susceptibles d'engager notre pays dans un tout autre mode de développement fondé sur la satisfaction des besoins sociaux dans le respect des équilibres écologiques.
La réunion du G20 présentée par Nicolas Sarkozy comme un grand succès n’a fait que conforter les choix qui sont à l’origine même de la crise. Aucun des mécanismes d'accumulation financière à l’origine de celle-ci n'est mis en cause, l’essentiel pour N. Sarkozy comme pour les dirigeants des grandes puissances étant la sauvegarde même de ces mécanismes.
De plus en plus en difficulté, le gouvernement semble aujourd'hui tenté par une stratégie de la tension dans laquelle il agite à nouveau le thème de l'insécurité. Il renforce sa volonté de criminaliser l'action sociale et collective, tente d’instrumentaliser les « séquestrations de patrons » que soutient une majorité de la population et lance une nouvelle loi sécuritaire stigmatisant les jeunes. Les enquêtes d'opinion ont montré que l'exaspération sociale était largement partagée. Nous refusons toutes atteintes aux libertés qui visent à museler la contestation sociale et politique.
La question de l'emploi devient cruciale. Face à des groupes qui sacrifient leurs salariés au profit de la rémunération des actionnaires et des plus hauts dirigeants patronaux, il est temps de stopper au plus vite les licenciements et d’éliminer toute conséquence du chômage partiel pour les salarié-e-s. Nous agirons dans ce sens aux côtés de celles et ceux qui sont concerné-e-s.
Nos organisations, comme elles l'ont fait lors des précédents rendez-vous de mobilisation sociale, appellent à la réussite d'un 1er mai 2009 historique. Elles seront aux côtés des salarié-e-s, de tous les travailleurs, de toute la population pour amplifier la mobilisation populaire afin d’obtenir les changements de cap politiques nécessaires.
Signataires : Les Alternatifs, le PCF, le PS, Le MRC, Le Parti de Gauche, La Fédération, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter Ekolo - Ecologie Solidaire, La Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), L’Association des communistes unitaires (ACU), La Gauche Unitaire, Le NPA, Le PCOF, Le PRG, Les Verts
30 mars 2009
Européennes : se battre pour l’unité !
Motion adoptée lors de la réunion de la CNCU
(Coordination Nationale des Collectifs Unitaires) du samedi 28 mars 2009,
et proposée à la réunion nationale de La Fédération du dimanche 29 mars 2009.
Nous ne prenons pas notre parti de la division qui s’installe dans la gauche de gauche pour une autre Europe, sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe.
Il est indispensable de continuer le combat pour une liste unitaire jusqu’à la fin, c’est à dire jusqu’à la clôture du dépôt officiel des listes. Une fusion des listes actuellement concurrentes reste toujours possible.
La division est un recul pour l’Europe que nous voulons
La crise, la montée dramatique du chômage de masse, rendent une Europe démocratique, sociale, écologique, plus que jamais nécessaire.
Ensemble, en 2005, nous avons mené un combat pour la démocratie des citoyennes et des citoyens, contre une Europe des multinationales, des technocrates et des lobbies. Jugeons-nous aujourd’hui ce combat inutile ?
Ensemble, en 2005, nous avons dit que nous voulions construire une Europe sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe, à la place de celle du capital. Nos guerres internes rendent-elles ce combat caduc ?
La division va renforcer la droite et le social-libéralisme.
L’écart entre la résistance au Sarkozyme et les logiques de boutiques partisanes va grandissant. C’est pourquoi la droite risque une fois encore de l’emporter électoralement, alors qu’elle est massivement désavouée dans la rue. Nous ne pouvons pas nous réfugier derrière les responsabilités bien réelles du PS dans cette situation : il y a bel et bien crise de notre gauche.
Nous ne pouvons reporter, échéance après échéance, les réponses à cette crise : les forces de gauche qui s’opposent au libéralisme doivent se rassembler, dans la rue et dans les urnes. La Fédération doit obtenir toute sa place dans ce rassemblement. C’est pourquoi nous devons continuer à faire signer l’appel « réaliser une campagne unitaire, c’est possible ! ».
L’unité, comment ?
La crise de notre gauche, c’est son incapacité à donner à voir largement le monde que nous voulons. Nous proposons des comités unitaires larges et ouverts, non seulement dans la perspective de la campagne européenne, mais aussi dans celle d’un front permanent contre la droite et le social-libéralisme, et dans celle de la constructible d’une alternative sociale et écologique.
La crise de notre gauche, c’est encore son incapacité à agir ensemble, dans le respect des diversités de chacune de ses sensibilités politiques, sociales, associatives et culturelles. A l’opposé des logiques d’hégémonie partidaire ou de cartel électoral, nous pensons que la diversité est une force, qui doit être visible.
La crise de notre gauche, c’est aussi son incapacité à mettre en œuvre une autre manière de faire de la politique. Nous devons proposer d’y intégrer la « société civile militante » dans ses dimensions citoyennes, syndicales, associatives et culturelles.
Si, à la date limite du dépôt des listes, la division l’emporte, nous appellerons à voter contre la droite et contre toutes les listes qui approuvent le Traité de Lisbonne, sans soutenir en particulier l’une des listes de la gauche antilibérale.
17 mars 2009
Déclaration unitaire des organisations de gauche du Maine-et-Loire pour le 19 Mars
« Ce n’est pas à nous de payer la crise ! »
Signataires : Les Alternatifs 49, Alternative Libertaire 49, Gauche Alternative Choletaise, Nouveau Parti Anticapitaliste 49, Parti Communiste Français 49 , Parti de Gauche 49,
Depuis l’imposante journée de grève interprofessionnelle et de manifestations du 29 janvier, la mobilisation sociale se poursuit avec force. La grève reconductible dans les universités, les actions et la grève dans les hôpitaux, la lutte exemplaire en Guadeloupe et son extension à la Martinique et à la Réunion en témoignent.
Les classes populaires sont durement touchées par la crise. L'inquiétude pour l'avenir grandit. La politique du pouvoir est plus que jamais au service des privilégiés. L'heure est à la riposte. Les organisations signataires de cet appel défendent des propositions pour une autre politique, et s'engagent dans le soutien et la participation aux mobilisations, notamment à la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations du 19 mars.
En janvier, le nombre de chômeurs a augmenté de 90 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers y compris en Anjou comme à NEC, Valéo, ou encore Zach System... Les intérimaires et l'ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre « les déficits », le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics.
C'est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s'accentue avec les suppressions d'emplois publics. Le gouvernement il y a encore quelques mois nous annonçait que « les caisses sont vides ». Depuis il a trouvé des centaines de milliards (plus de 428 milliards d'euros) pour sauver les banques, assurances et autres organismes financiers. Les divers « plans de relance » ici et là dans le monde n'ont qu'un seul objectif: maintenir les profits des grands groupes capitalistes. La crise est une crise européenne et mondiale. Dans ce contexte, nous devons également nous mobiliser pour une Europe sociale, écologique, démocratique, féministe.
Des résistances existent ! Des salarié-e-s se mobilisent contre les licenciements, organisent des manifestations avec le soutien de la population. Les mouvements dans l'Education Nationale, notamment des étudiant-e-s et des enseignant-e-s montrent qu'il est possible de faire reculer ce gouvernement. Des familles mal-logées ou sans logis se battent pour l'application de la loi de réquisition des logements vides. Les salarié-e-s sans papiers poursuivent la lutte pour leur régularisation. Nous sommes parties prenantes de toutes ces résistances et nous nous inscrivons dans les prochaines mobilisations.
Une autre politique est possible, en s'attaquant aux profits et à la spéculation financière, en remettant en cause la rémunération du capital. Il faut donner la priorité aux salaires et aux droits sociaux, mettre à contribution les profits et les dividendes versés aux actionnaires, en remplaçant le « bouclier fiscal » pour les privilégié-e-s et les spéculateurs par le bouclier social permettant au plus grand nombre de vivre mieux.
Nous exigeons l'augmentation des salaires, du SMIC, du minimum vieillesse et des minima sociaux. Nous proposons l'annulation du paquet fiscal de l'été 2007; une redistribution du budget de l'Etat pour répondre aux besoins sociaux et développer les services publics à tous les niveaux ; une réforme de la fiscalité afin que les entreprises ne puissent plus, comme aujourd'hui, privilégier la spéculation au détriment de l'emploi et des conditions de travail.
Nous nous opposons aux licenciements, exigeons le droit de veto suspensif des salarié-e-s sur les licenciements. Nous exigeons le maintien du contrat de travail, le maintien de l'intégralité des revenus et des droits des salariés mis au chômage technique.
Nous réaffirmons le principe du CDI comme référence du contrat de travail dans le privé et de l'emploi statutaire dans le public. Nous défendons les reprises autogestionnaires d'entreprises par les salarié-e-s. Nous refusons toute aide publique aux entreprises qui licencient et exigeons le remboursement de celles perçues.
Nous agissons pour la suppression des paradis fiscaux, pour la création d’un pole bancaire public permettant une autre politique d'investissement au service de l'emploi, du logement social, des services publics et de projets prenant en compte l'urgence écologique.
Nous voulons remettre en cause le pacte de stabilité et les directives européennes de privatisation; agir pour un nouveau type de développement; pour combattre toutes les formes de discrimination qui affectent le champ social; pour créer des emplois utiles sur le plan social et écologique. Nous proposons de dégager les moyens nécessaires à des objectifs de production économes en termes d'énergie et producteurs d'emplois notamment dans le domaine de l'environnement, des transports collectifs, du secteur des énergies renouvelables et du soutien à l'agriculture paysanne.
Nous voulons rompre avec les logiques financières développées par l'Union européenne et ses institutions, en particulier la Banque centrale européenne.
Nous refusons les suppressions d'emplois dans le secteur public, exigeons l'annulation des 30.000 suppressions de postes décidés, le retrait de la privatisation de la santé (loi Bachelot), la création d'emplois socialement utiles (Santé, l'Ecole, Poste, Recherche, et de nouveaux services publics, du logement, de la petite enfance, la vieillesse dépendante, etc.) Nous agissons pour la réduction du temps de travail sans flexibilité ni annualisation avec embauches correspondantes.
Les grèves et manifestations comme celle du 19 mars expriment les colères et amplifient les luttes. Une riposte populaire d'ensemble est urgente. Nous nous engageons à mettre toutes nos forces au service de la convergence des luttes contre les licenciements, la vie chère, le chômage et la précarité, et pour la défense et l'élargissement des services publics.
C'est le moment !
02 mars 2009
Communiqué de la Fédération
Urgence pour la convergence
de la gauche de transformation sociale en juin 2009
Alors que des mobilisations fortes sont en cours (Guadeloupe, Martinique, monde universitaire, 19 mars…) et que leur prolongement dans les urnes constitue un enjeu majeur pour la construction d’une alternative sociale et écologique, le risque d’échec d’une convergence unitaire à l’occasion des élections européennes de juin 2009 se dessine. Il est urgent de réagir !
La Fédération a souligné, lors de sa rencontre avec le NPA, le 18 février, qu’aucun préalable ne devrait empêcher l’unité de la gauche de transformation sociale.
La demande de rencontre qu’elle a adressée au PCF et au PG le 10 février dernier n’a eu à ce jour aucune réponse.
La Fédération souligne la responsabilité de chacun pour enclencher une dynamique unitaire capable de prolonger le Non de gauche au TCE, de développer la lutte contre le Traité de Lisbonne et de porter ensemble des exigences anticapitalistes et écologiques en faveur d’une autre Europe.
Elle se fait l’écho de l’exigence unitaire qui s’exprime dans toutes les sphères de la gauche de transformation sociale et du risque de la décevoir.
La Fédération propose de concrétiser maintenant une démarche la plus large et la plus ouverte possible. Elle propose au NPA, au PCF et au PG la tenue rapide d’une rencontre pour créer les conditions d’une telle dynamique politique.
Le 26 février 2009
23 février 2009
Européennes - lettre d'un militant
Giovannetti Germain
Ingénieur Arts et Métiers
Le 21 février 2009
Mesdames Sandra Demarq et Christine Mendelshon,
Messieurs Eric Coquerel et Georges Sarre
En main l’exemplaire du journal l’Humanité de ce jour et le débat auquel vous avez participé, y représentant le MRC, le NPA, le PCF et le PG, sur le thème « Un front de gauche pour quoi faire »
Il apparaît qu’il est à craindre qu’aux élections européennes nous dussions faire notre deuil d’une liste regroupant toute la gauche altermondialiste, la vraie gauche de gauche, dans chacune des 7 circonscriptions métropolitaines.
Je suis un militant de base, tout à fait de base. Je crois devoir vous faire part de la façon dont je perçois cette éventualité en la regardant de mon point de vue, d’en bas, tout à fait d’en bas, je dirais même d’en dessous :
Sans liste commune, nous irons à l’échec pour deux raisons :
La première est que deux listes qui se partagent un électorat obtiennent à la proportionnelle moins de sièges qu’une liste unique qui aurait l’électorat en entier.
La seconde est que l’électorat à se partager sera gravement rabougri.
Pourquoi rabougri ? Je prétends que le total des voix liste 1 plus liste 2 sera forcément plus petit que le total qu’aurait obtenu une liste regroupant 1 et 2.
Suivez mon raisonnement :
Sans revenir sur le Traité Constitutionnel Européen, comment cette bataille a-t-elle été gagnée ?
Ce n’est pas ATTAC ou Copernic par leurs études qui l’ont gagnée, bien qu’ils y aient contribué. Ce n’est pas Mélanchon, ou Raoul Marc Jennar par leurs discours, bien qu’ils y aient contribué. Ce n’est pas le PCF ou la LCR par leurs actions, bien qu’ils y aient contribué. Ce n’est pas vous et moi qui nous sommes démenés, bien que nous y ayons contribué…
Ceux qui ont gagné le NON au référendum, ce sont une masse de citoyens de base, (que j’estime à deux, trois, quatre millions, je ne sais, sur 45 millions d’électeurs), qui n’ont pas d’attaches politiques, qui ne s’intéressent que de temps en temps à la politique, bien qu’ils se tiennent au courant des affaires publiques, et qui à l’occasion du référendum, se sont interrogés, ont lu les tracts et écoutés les émissions, qui ont vérifié dans le texte de la Constitution l’exactitude des arguments, qui quelquefois sont venu aux réunions publiques, qui ont compris et mesuré la gravité du TCE et ont formé leur opinion, et qui en ont parlé autour d’eux, à la pause au bureau ou à l’atelier, autour de la machine à café ou au restaurant d’entreprise, qui en ont parlé à la réunion de famille, qui en ont parlé en regardant jouer aux boules et en allant à la pêche. Amplifiant ainsi nos explications dans une résonance puissante qui a couvert et surclassé la propagande des média.
Nous, la gauche de gauche, ne pourrons gagner des élections, et même plus simplement, gagner en influence dans les combats quotidiens, que si nos idées sont relayées par ces citoyens en générant une prise de conscience massive.
Vous me direz que j’enfonce une porte ouverte ? Que tout militant sait qu’il faut que les idées s’emparent des masses pour qu’elles deviennent une force. Certes ! Mais cette prise de conscience d’une masse d’électeurs ne s’est pas produite à l’occasion de l’élection présidentielle. La gauche de gauche n’a pas satisfait à cette condition évidente, et un boulevard s’est ouvert pour Sarkozy. Nous le payons tous fort cher.
Les citoyens de base sont rentrés dans le débat sur le TCE parce que l’éventail des partisans du NON était suffisamment large pour qu’ils puissent prendre position sans être confondu avec les propagandistes de tel ou tel Parti. La nature humaine de ces citoyens est ainsi faite. Ils veulent paraître neutres. Ils sont la masse.
A L’élection présidentielle ils sont restés silencieux.
Plus que silencieux. Ils hésitaient entre les divers candidats de la gauche de gauche, et étaient tiraillés aussi par le vote utile. Ils ne pouvaient pas exprimer leur opinion, ils n’en avaient pas. Ils la cherchaient. Plus que silencieux, ils étaient paralysés.
L’état des lieux est identique pour les Européennes.
S’il y a dans la gauche de gauche une liste 1 et une liste 2, ces électeurs ne sauront pas pour qui voter, ne dirons pas pour qui ils votent. Même s’ils ont une préférence, ils ne l’afficheront pas. Ils seront accablés de voir cette division, ils ne se mobiliseront pas pour convaincre les 45 millions d’électeurs qui les entourent qu’il y a mieux à faire que de gober les racontars des télés et média.
Les opinions, les positions politiques des listes 1 comme 2 ne seront pas relayées.
Concrètement, pour moi, militant de base, voyant les choses d’en bas, tout à fait d’en bas, je dirais même d’en dessous :
S’il y a une liste d’union, je distribuerai des tracts sur le marché et ailleurs. J’y rencontrerai des camarades d’un autre parti soutenant la même liste. Nous aurons un salut fraternel. S’ils sont ici j’irai à un autre point pour toucher d’autres passants. Si l’un manque de papier il puisera dans le stock de l’autre, c’est le même.
Un électeur s’arrêtera pour me dire qu’il est d’accord, qu’il nous soutient. Un autre qu’il sera au meeting demain soir, et qu’il y mènera son voisin, ou son frère et sa belle sœur. Un troisième encore viendra, qui aura l’air inquiet et hésitant, je l’amorcerai, et il me dira « Moi je comprends pas trop, mais je connais quelqu’un de très bien, qui m’a dit qu’il fallait voter pour vous ». Je le conforterai. C’est celui qui nous fera gagner.
S’il y a deux listes, je distribuerais sur le marché des tracts pour ma liste. J’y rencontrerai des militants de l’autre liste. Nous aurons un bonjour crispé. Je resterai à proximité pour occuper le terrain. Un électeur lambda viendra demander pourquoi il n’y a pas unité ? Je lui en expliquerai le pourquoi, et que s’est de la faute de l’autre. Alors il ira trouver l’autre qui lui expliquera un autre pourquoi et que c’est de la faute du premier. L’électeur triste et lassé, rentrera chez lui, il réfléchira à ce que l’un et l’autre lui ont expliqué : Ce que vous expliquez dans le débat de ce jour dans l’Humanité.
En substance le désaccord porte sur la vision de l’avenir. Vouloir le contrôler est légitime, mais l’avenir est par nature inconnu. Il peut changer de façon imprévisible.
S’y imaginer revient à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir posé par terre…
Alors l’électeur triste et lassé trouvera, comme moi, ces raisons certes réelles, mais un peu secondaires en regard des urgences du présent.
Alors il sentira que tout cela le dépasse, il renoncera à en discuter au bureau ou à la réunion de famille, il n’ira pas convaincre mon troisième interlocuteur. Il s’occupera de ses problèmes à lui, de sa famille de ses enfants. Il deviendra un individualiste.
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S’il y a une seule liste, les militants se défonceront. Ils seront présents le samedi sur les marchés et aussi dans la semaine. Ils seront encouragés en recevant en retour de ces électeurs de base une chaude approbation. Ils auront, comme nous l’avons eu au référendum, la sensation « que la mayonnaise est en train de prendre ».
S’il y a deux listes, les militants devront ramer dur, à contre courant, en se heurtant au scepticisme au pessimisme des électeurs, ils se décourageront, ils s’épuiseront.
Ce ne sont pas les 9 000, adhérents du NPA ni les XX 000 adhérents du PCF du PG ou du MRC qui peuvent interpeller, dialoguer, expliquer à 45 millions d’électeurs…
Les diverses composantes de la gauche de gauche ont le choix entre deux éventualités :
Ensemble, s’entendre et gagner un terrain formidable.
Ensemble, se diviser, perdre toute crédibilité et aller au trou.
Ils ne parviennent pas à s’entendre ?
Les uns et les autres nous expliquent qu’en Palestine, le Hamas et le Fatah devraient se réconcilier, et qu’une négociation pourrait alors aboutir entre palestiniens et israéliens. Serait ce plus compliqué entre MRC, NPA, PCF et PG devant les urgences du présent ?
Vu d’en bas, vu d’en dessous, j’entends une phrase qui remonte au Front Populaire en 1936 : « …Nous serons unitaires pour deux ».
Bien fraternellement à tous ceux qui m’ont lu.
Recevez mesdames messieurs mes meilleures salutations.
Giovannetti Germain
17 décembre 2008
La Fédération est créée.
La Gauche alternative Choletaise, comme une centaine de mouvements politiques français, avait choisi de fonctionner avec une coordination nationale. (Coordination nationale des Collectifs Unitaires - CNCU). L’objectif était la création d’un espace politique accessible à toutes et à tous, afin de permettre aux citoyens qui se retrouvent que des valeurs de Gauche, sociales, solidaires, écologiques, anti-racistes, féministes. C’est pourquoi l’appartenance à un parti politique était tout à fait accepté.
La coordination nationale, à laquelle la Gauche Alternative Choletaise avait participé à Montpellier, a contribué à la création d’une fédération, regroupant en plus de la CNCU, les Alternatifs, le MAI, les communistes unitaires , les Alter Ekolo, L'Alternative Démocratique et Sociale, Ecologie solidaire, des écologistes de gauche, et des militant-e-s du mouvement social.
Cette fédération a vocation à s’ouvrir au plus grand nombre et notamment à faire travailler ensemble les militants des partis de gauche, tels le NPA, le Parti de gauche, le PCF.
Il est à noter que, parmi les membres de cette fédération, on retrouve des membres de la plupart des partis politiques de gauche, et notamment des Alternatifs, du PS, des verts, du PCF, du NPA et du tout nouveau Parti de gauche.
L’objectif est de créer une véritable force, riche de sa diversité , soucieuse de l’esprit démocratique et répondant aux quotidien de toutes et de tous, dans le soucis de préserver l’avenir.





