Gauche Alternative Choletaise

Pour une gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire à Cholet (49)

03 juin 2009

Cholet - Repas Citadin - dimanche 7 juin 2009

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25 mai 2009

Cholet - place Travot - Cercle de silence

Mardi 26 Mai

Journée Nationale

Des cercles de Silence 

Plus de 100 cercles se dérouleront pour dénoncer la politique européenne de l’immigration.

Nous adresserons une lettre au candidat aux élections européennes du 7 juin 2009.

  A Cholet :

place Travot

                             De 18 à 19h

Associations :

(ACAT, ACO, Amnesty International, Bon Pasteur, Collectif pour la paix au Moyen Orient, CCFD, Comité Oumar Diallo,Eglise protestante réformée de France Angers-Cholet, Emmaüs, Mouvement de la Paix, Pastorale des migrants, Relais Charles Foyer, Secours Catholique, Secours Populaire…)

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29 avril 2009

Le 1er mai - tous ensemble à Cholet

Parce que ne rien faire

conduit à la soumission.

Parce que se soumettre aujourd'hui,

c'est affirmer un avenir toujours plus sombre pour nous et pour nos enfants.

Retrouvons-nous tous ensemble

Vendredi 1er mai

10 heures

place Travot

Cholet

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22 avril 2009

Le monde ouvrier dans le Choletais - réunion publique

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06 avril 2009

Gilou Colère pète les plombs

Un véritable petit bijou, cet édito de Cholet Mag du mois d'avril , rédigé par le maire . Je n'énumérerai pas les mensonges, les erreurs juridiques de compétences et les dissimulations.

Retenez quand même qu'au seul mot "hébété", prononcé par Gildas Guguen (PS), correspondent mais ne sont pas cités les mots "fascistes, staliniens, avachi (qui vient du mot vache) , ..." et autres joliesses du sale gosse de service.

Plus l'égo gonfle, plus la crise de nerf monte. Quand au coup du complot, on cherche encore de quel complot il s'agit. Le terrifiant journal révolutionnaire "Ouest France" nous le dira, puisqu'il semble qu'il fasse partie du complot.

Voici donc le texte du dépité marri de Cholet, Gilou Colère.

http://issuu.com/artiloo/docs/choletmag_avril09_bdef2?mode=embed&documentId=090406064827-302064bc1fc8452f90746ee3ddeb915f&layout=grey

Jean Philippe

Le Conseil Municipal du 9 mars a été sciemment saboté par I'opposition d'extrême-gauche et de gauche.

En début de séance, les Conseillers Municipaux de la majorité ont réagi aux propos récurrents des deux groupes d'opposition qui les traitent de "pantins" et leur dénient le droit de s'exprimer. La Première Adjointe a demandé au responsable de gauche de donner des exemples "mépris et des moqueries"dont il  accuse le Maire. Incapable de le faire, il a indiqué que le Maire le regardait d'un air "hébété".Synonymes trouvés dans les  dictionnaires du mot "hébété" : ahuri, stupide, abruti. Et c’est moi que le journal de l'opposition "Ouest-France"accuse de "dérapages verbaux". Extraordinaire exemple d'honnêteté dans la restitution de I'information !

J'ai exigé des excuses devant cette injure et suspendu la séance en les attendant. Un membre du public, adhérent du PCF et conjoint de la conseillère municipale communiste, en a profité pour m'invectiver.

Après concertation de la majorité, nous avons repris la séance parce que nos services ont besoin des délibérations pour travailler et que le groupe Cholet-Passion a, lui, une volonté : oeuvrer pour I'avenir de Cholet et des Choletais. J'ai indiqué qu'en l'absence d'excuses l'auteur de l'injure n'aurait plus la parole.

Je rappelle qu'aux termes de I'article L 2L2I-16 alinéa 1" du Code Général des Collectivités Territoriales, le maire a seul la police de l'assemblée ; qu'il peut en vertu de I'alinéa 2, faire expulser de I'auditoire ou arrêter tout individu qui trouble l'ordre ; que la réponse ministérielle du 6 mai 1996 étend cette possibilité à un conseiller municipal qui perturbe le déroulement de la séance. Je n ai pas souhaité aller jusqu'à cette extrémité. La même réponse ministérielle précise que le maire "peut retirer la parole au conseiller concerné" : ce que j'ai fait.

La gauche a ensuite cherché l'incident, comme le montre le papier oublié par Madame Poupard-Merle dans lequel elle incite Monsieur Guguen à s'exprimer. Citons-la : "Gildas, tu demandes la parole comme prévu, il va te la refuser, tu lui fais remarquer que c'est illégal (penser à ce qui va être enregistré sur la bande) et tu passes."

La gauche a alors quitté la séance.

Quelques minutes plus tard, des étudiants de I'IUT département carrières sociales agissaient dans la plus totale illégalité et en toute connaissance de cause puisque j'avais rappelé à deux reprises au préalable la réglementation. Ils se levaient en apostrophant les élus et en se référant nommément à Madame Poupard-Merle, qui devait poser une question sur la vie universitaire, sujet qui relève des compétences de la Communauté d'Agglomération du Choletais et non de la Ville. En application de la loi, je dus faire évacuer les étudiants pour ramener l'ordre en indiquant qu'une telle attitude factieuse ramène aux pires périodes du  XXème siècle.

Je pèse mes mots car j'accuse l'extrême-gauche avec la complicité d'une conseillère  municipale, Madame Poupard-Merle d'avoir instrumentalisé les interrogations légitimes des étudiants, auxquelles nous avons toujours été prêts à répondre, à condition qu'ils demandent un entretien, ce qu’ ils n'ont jamais fait jusqu'à présent.

Parmi les étudiants, deux, Monsieur Guillaume Cibard et Mademoiselle Hélène Laville se sont revendiqués publiquement il y a quelques semaines, comme membres actifs du NPA, le parti d'Olivier Besancenot. Pendant la suspension de séance, Mlle Hélène Laville est allée chercher ses instructions auprès de Madame Poupard-Merle. Après le départ de la gauche, c'est Monsieur Guillaume Cibard qui a incité les autres étudiants à provoquer l'incident de séance leur expliquant quoi faire. Ses propos ont été en clairement entendus par des personnes public qui ont écrit leur témoignage. C'est le même avec Mlle Laville qui le lendemain est photographié dans la Presse comme étudiant "apolitique". NPA le 17 janvier 2009, apolitique le 9 et le 1l mars !

J'accuse I'extrême gauche de violation grave et répétée de la démocratie. Endormie par le visage sympathique de Monsieur Besancenot, l'opinion oublie que son mouvement est idéologiquement trotskiste, c’est-à-dire hostile aux principes de liberté et de démocratie,comme I'a vérifié notamment la Russie pendant des décennies. Dopé par les sondages, NPA pousse la gauche traditionnelle à la surenchère.

Ultime illustration : les propos irresponsables et mensongers du SNESUP-FSU, syndicat regroupant des "enseignants" de l'Université que je cite : "au lieu d'écouter les étudiants, Monsieur Bourdouleix a prétexté du règlement et usé d'un barrage d'insultes pour les faire taire". Ou ces "enseignants" sont ignorants de la loi. Ou ils appellent des jeunes à se mettre hors la loi. Répétons-le : il ne s'agit pas d'appliquer en l'espèce un règlement mais la loi de la République. Le Conseil Municipal n’avait pas à écouter les étudiants (ou plutôt les 2 ou 3 membres du NPA...). La loi l'interdit. Quant au barrage d'insultes, chacun jugera si comparer l'attitude d'extrémistes de gauche qui interrompent le déroulement d'une institution élue démocratiquement (et largement, ce qui les gêne) à celle des groupuscules qui au XXème siècle ont débouché sur les pires, totalitarismes qui ont toujours débuté par la manipulation de la jeunesse, est une insulte ou un rappel utile à l’histoire qui nourrit hélas en son sein le risque perpétuel recommencement.

Je I'ai subi au Conseil d'Administration du Centre Hospitalier avec l'intrusion de Ia CFDT et de Sud (trotskiste). Le Président du Conseil d'Administration de l'Université d'Angers a dû récemment interrompre la séance après l'entrée d'un groupe d'étudiants de la même obédience.

Au Conseil Municipal , on constate que la gauche est débordée par la représentante de l'extrême-gauche Madame Poupard-Merle, issue de la mouvance de José Bové, pseudo-éleveur, véritable repris de justice et agitateur, dont le fonds de commerce est l'action illégale. Ces gens sont une menace pour la démocratie. L’opération manipulée et orchestrée au Conseil Municipal de Cholet le 9 mars en est un exemple flagrant.

Un militant socialiste mais respectueux et viscéralement attaché à la démocratie m’avait  prévenu quelques jours plus tôt : "ils vont saboter le Conseil Municipal de lundi parce qu il est l'anniversaire de ta brillante victoire au 1" tour qu ils n'ont toujours pas digérée. Et en plus, ils auront leur journaliste dans la salle". Le Conseil Municipal a cependant délibéré. C'est  l'essentiel. J'ai combattu jadis tout rapprochement avec l'extrême-droite au nom de la démocratie, en cherchant à comprendre les raisons du choix de nos concitoyens et en essayant de leur apporter des réponses. Je combats de la même façon l'extrême-gauche, même si une certaine presse,infiltrée depuis longtemps, veut nous faire croire à un angélisme soudain d'un Besancenot quand elle diabolise un Le Pen. C'est le même combat. Parce que c'est le même danger.

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18 mars 2009

Communiqué de la GAC - réponse au groupe Cholet Passion

Les membres de la Gauche Alternative Choletaise réunis lors de leur réunion mensuelle réaffirment la totale indépendance de leur mouvement. ( 1 )

Les propos tenus par Mme Delorme au nom de l'ensemble du groupe Cholet Passion lors d'une réunion le mercredi 11 mars : «  Le Nouveau Parti Anticapitaliste, formation proche de la Gauche Alternative à laquelle appartient Mme Poupard Merle » ne sont donc rien d'autre qu'une affabulation hasardeuse.

Ces propos ne reflètent en rien la réalité de l'organisation politique des mouvements et partis de gauche à Cholet ni les engagements personnels de Mme Poupard Merle. Dans un souci de clarté et de vérité, nous espérons que le Groupe Majoritaire au sein du Conseil Municipal évitera à l'avenir de telles 'approximations' de langage qui visent à faire croire que d'obscures et dangereuses forces politiques tenteraient de « déstabiliser» le Conseil Municipal de Cholet !

Un tel danger de déstabilisation n'existe pas. L'opposition n'en a ni la volonté ni la capacité.

Ni Mme Poupard-Merle et, nous en sommes convaincus, ni les autres membres du groupe Ensemble Vivre Cholet, n'ont la volonté de « déstabiliser » le Conseil Municipal.

C'est prendre les Choletais pour des naïfs que de tenter de leur faire croire que l'opposition aurait la capacité de le faire. Faut-il rappeler qu'en ayant obtenu 51.5 % des suffrages exprimés, la liste conduite par M. le Maire de Cholet dispose d'une très large majorité en sièges ( 35 sur 45 ) au sein du Conseil Municipal de Cholet. De plus les lois françaises donnent aux Maires de chaque commune de France de très larges pouvoirs qui les mettent à l'abri de telles idées folles. Tenter de faire croire que le Conseil Municipal de Cholet risque « la déstabilisation » c'est tout simplement nourrir un délire paranoïaque et se donner un rôle de victime imaginaire.

Il n'y a donc pas lieu pour la majorité d'évoquer un danger qui n'existe pas, sauf à vouloir justifier l'injustifiable, c'est à dire prendre des mesures d'exception - telles que le huis clos pour que les débats se fassent à l'abri du regard du public et de la presse - dramatiser une situation qui n'a rien de dramatique et tenter d'en faire porter la responsabilité à l'opposition.

Nous constatons que trop souvent le Groupe Cholet Passion semble puiser son énergie et son unité dans le rapport de force violent et incessant qu'il crée lui même. Ce fut le cas dès le début du dernier Conseil Municipal. Nous ne comprenons pas ce besoin convulsif chez certains membres de Cholet Passion de se fabriquer un ennemi de toutes pièces là où ils ne devraient voir qu'une simple opposition politique, légitime, fière des idées qu'elle défend et de son travail au sein de l'assemblée.

A Cholet, au sein du Conseil Municipal, l'opposition, c'est l'ennemi !

Tenter de diaboliser l'opposition, remettre en cause sa légitimité, la calomnier, l'accuser de vouloir créer le chaos et le désordre, l'intimider et la menacer de recours en justice - alors même que la ville de Cholet et son Maire ont déjà été condamnés plusieurs fois- la dépeindre sous les traits du danger et de la menace, font partie des basses manoeuvres habituelles de ceux qui ne peuvent se contenter d'être majoritaires et qui rêvent d'un pouvoir absolu.

Cholet n'a pas besoin d'un pouvoir autoritaire et agressif.

S’il y a danger de « déstabilisation » du Conseil Municipal de Cholet, il ne peut, dans les conditions actuelles, venir que de ceux qui en ont le contrôle et de leur schizophrénie politique. En effet, ils affirment à la fois leur 'toute puissance' et se positionnent sans cesse en 'victimes'. Comprendra qui pourra !

Un an après les dernières élections municipales, nous pensons qu'il est temps que le groupe majoritaire Cholet Passion accepte l'idée même que l'opposition existe et qu'elle n'a pas à s'excuser de jouer son rôle.
Aux yeux des membres de la Gauche Alternative Choletaise, l'opposition est là pour durer et proposer des alternatives aux Choletais. Au sein de l'opposition Mme Poupard Merle, en accord avec ses co-listiers continuera donc de s'opposer quand il lui semblera nécessaire de le faire. Elle continuera aussi à approuver les décisions qui vont dans le bon sens et participent à l'intérêt général comme elle fait depuis un an maintenant. Ainsi, elle exercera son mandat dans l'intérêt de tous les Choletais.

Au nom de la Gauche Alternative Choletaise.
Franck Loiseau


( 1 ) Comme son nom l'indique  La Gauche Alternative Choletais a vocation a s'exprimer localement.  Les seules affiliations nationales qui sont les siennes sont son appartenance à CNCU ( http://cncu.fr/ ) et à la Fédération http://lafederation.org/ qui sont des mouvements politiques et non des partis. Certains membres de la Gauche Alternative Choletaise ont depuis peu rejoint le Parti de Gauche.

17 mars 2009

Cholet : le 19 mars, manifestons tous ensemble

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le 19 mars 2009

Cholet 10h 30 place Travot

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12 mars 2009

Bourdouleix cultive sa popularité

http://www.cholet.maville.com/actu/actudet_-Hier-soir-le-conseil-municipal-au-bord-de-l-explosion-_loc-853428_actu.Htm

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Si Cholet était en Palestine,

Si Cholet était en Palestine, nous ne serions plus libres mais occupés.

Si Cholet était en Palestine, nous mettrions environ 50 minutes pour aller à Chemillé, si tout va bien, s’il n’ y a pas de barrage qui nous arrête et nous demande d’attendre. L’autoroute nous serait interdite car réservée aux colons. Il en serait de même pour aller à Tillières.

Si Cholet était en Palestine, nous ne pourrions pas aller directement à St Christophe du bois car il y aurait un mur et il faudrait faire le tour par Mortagne.

Si Cholet était en Palestine, en allant travailler à Angers, au chek-point, il faudrait descendre du car, attendre, se ranger en file indienne, sortir sa carte d’identité et la présenter poliment sans s’énerver aux jeunes soldats qui nous le demande avant de remonter dans le car et ceci tous les jours, matin et soir. De temps en temps le soldat en prendrait un qu’il ferait asseoir ou se déshabiller, comme bon lui semble…

Si Cholet était en Palestine, il y aurait un occupant qui prend nos meilleures terres, notre eau, construirait des routes au milieu de nos terres : sûres et rapides pour lui, nous laissant les anciennes routes qui ne seraient plus entretenues, voire barrées d’obstacles.

Si Cholet était en Palestine, les soldats arracheraient nos arbres fruitiers car on pourrait s’y cacher pour faire des choses…

Si Cholet était en Palestine, nos jeunes n’auraient jamais vus la mer : trop long pour y aller, trop d’autorisation à obtenir. Quant à nous elle serait un souvenir lointain.

Si Cholet était en Palestine, nos enfants seraient les plus instruits de France, mais ils ne pourraient pas trouver de travail, à moins de s’expatrier

Si Cholet était en Palestine, et que nous étions Hébron, la rue nationale serait déserte, réservé aux colons, et un grillage serait tendu au dessus de nos têtes pour arrêter les ordures que jettent les colons depuis les étages des immeubles qu’ils occupent.

Si Cholet était en Palestine, nous ne pourrions pas aller faire les pommes ou les vendanges sans autorisation. Une fois l’autorisation, de quelques heures obtenues, nous serions heureux si le raisin ou les pommes n’ont pas été volés. Et si nous ne pouvions aller sur nos pommiers ou notre vigne, au bout de trois ans les colons pourraient la récupérer car elle serait considérée comme abandonnée.

Si Cholet était en Palestine, nous ferions des prières pour ne pas tomber malades ou être blessés car il n’y a pas assez de médicaments et les médecins n’ont pas le temps.

Si Cholet était en Palestine, nous aurions peur la nuit des chars, des avions F16 ou des drones, des jeeps et des soldats qui entrent dans les villes ou les villages, fouillent les maisons, injurient, humilient, et tirent.

Nous aurions peur qu’on vienne arrêter notre mari ou notre fils aîné, qu’on ne reverrait plus de sitôt.

Si Cholet était en Palestine, nous aurions peur que les soldats nous fassent sortir très rapidement pour détruire notre maison et ce qui est resté à l’intérieur.

Si Cholet était en Palestine, nous aurions peur pour nos enfants qui mettent du temps à rentrer de l’école ; pour notre mari qui rentre du travail, pour notre épouse qui est partis faire les courses.

Si Cholet était en Palestine, on demanderait à certains d’entre nous de collaborer avec l’occupant en échange d’autorisation pour se faire soigner ailleurs, ou d’une libération d’un proche emprisonné.

Si Cholet était en Palestine, nous garderions les fenêtres ouvertes, jour et nuit pour éviter qu’elles n’explosent lors des bombardements. On vivrait dans le noir, sans chauffage, et on mangerait froid car il n’y aurait plus de gaz ni d’électricité, ou seulement quelques heures parfois.

Si Cholet était en Palestine, nos amis ne viendraient plus nous voir car les frontières seraient fermées et à la gare d’Angers ou à l’aéroport de Nantes nos amis seraient questionnés et fouillés. Il faudrait qu’ils inventent une ferveur particulière pour les généraux vendéens et expliquent venir voir leurs tombes et le champ de bataille de Cholet. Sinon ils seraient illico remis dans l’avion.

En bateau ? Ils se feraient tirer dessus en entrant dans les eaux territoriales.

Si les Sables d’Olonnes étaient Gaza, le port serait détruit.

Si Cholet était en Palestine, les autres régions françaises nous assureraient de leur soutien… et continueraient de commercer avec le reste du monde. Il faut bien vivre !

Si Cholet était en Palestine, les infrastructures de la ville (piscine, médiathèque, ramassage d’ordures etc.) auraient été détruites et le matériel nécessaire aux réparation hors de prix. Il faudrait apprendre à faire sans.

Si Cholet était en Palestine, notre maire aurait sûrement été emprisonné pour une durée indéterminée, peut-être aurait-il eu toutes les dents cassées comme celui de Beit Hommar, peut-être aurai-t-il été obligé de collaborer pour rester en place.

Si Cholet était en Palestine, peut-être dirions –nous, comme ce maire d’Al-Ma’sara : ils nous ont tué un enfant de dix ans cet été, c’est une victoire pour nous, cela prouve qu’ils sont à bout d’arguments.

Si Cholet était en Palestine, nous ne serions plus libres mais occupés.

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11 février 2009

Cholet - Des crimes de lèse-majesté…

Nous vivons dans un pays où le Président de la République, selon son bon vouloir, peut sanctionner et muter un Préfet, dès lors qu’il a été indisposé par les sifflets et les huées de manifestants insatisfaits qu’on s’en prenne, à coups de pseudo « réformes », à leur service public, à leur emploi, à leur pouvoir d’achat déjà , bien faible ,et leurrs libertés publiques. 
Nous vivons dans une ville où le Maire, qui appartient à la même famille politique que le Président sus-nommé, peut, parce qu’il en a décidé ainsi, traiter les journalistes et la presse locale plus bas que terre et, parce que ces derniers continuent de cultiver leur libre arbitre et de défendre leur libre expression, décident de ne pas les inviter au Conseil municipal et de leur enlever la table qui leur est traditionnellement affectée pour pouvoir exercer leur métier.
Nous vivons dans une ville où, parce qu’ils ont sciemment décidé, au regard de la façon dont ils ont été traités depuis leur élection, de ne pas participer aux Vœux du Conseil Municipal à son Maire, les élus de l’opposition de gauche du groupe Ensemble, Vivre Cholet sont désormais privés de toute invitation aux manifestations, cérémonies et autres spectacles organisés par la Ville ou la CAC. Ils continueront toutefois, eux aussi, sans moyen, à exercer pleinement leur mandat avec leurs convictions politiques et leur conception haute de la politique pour seuls étendards.
Doit-on craindre, ici à Cholet, comme ailleurs dans le pays, l'instauration sournoise d'un climat toujours plus délétère à force de pression ou de menaces plus ou moins claires vis-à-vis de tout ce qui critique, s’oppose ou résiste ? Que doit-on penser de l’état de notre démocratie lorsque l’on entend M. Lelong, en plein Conseil municipal, qualifier les représentants des salariés de l'Hôpital qui se sont invités au Conseil d’Administration pour faire part de leurs légitimes inquiétudes concernant leur avenir et celui de l’hôpital public, de "groupuscules d'agitateurs" (pourquoi pas « terroristes » tant qu’on y est !) ou menacer de porter plainte contre la représentante du syndicat Sud ? Il est vrai qu’il se situait dans la continuité du Député-Maire qui, le 19 décembre, n’avait pas hésité à traiter ces mêmes syndicalistes de "fascistes".
En France comme à Cholet, il semble que le crime de lèse-majesté soit de nouveau tendance. Grands et petits monarques aux fortes tentations autoritaires se laissent aller aux méthodes brutales pour asseoir leur pouvoir et annihiler toute critique, même les plus légitimes. Petites ou grandes, directes ou indirectes, franches ou sournoises, ces attaques répétées contre la démocratie ne doivent jamais être laissées sous silence. Il en va de notre liberté fondamentale de critiquer aussi bien que de célébrer. On ne transige pas avec ces valeurs Nous ne transigerons pas !

Ensemble Vivre Cholet

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