Gauche Alternative Choletaise

Pour une gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire à Cholet (49)

29 avril 2009

Le 1er mai - tous ensemble à Cholet

Parce que ne rien faire

conduit à la soumission.

Parce que se soumettre aujourd'hui,

c'est affirmer un avenir toujours plus sombre pour nous et pour nos enfants.

Retrouvons-nous tous ensemble

Vendredi 1er mai

10 heures

place Travot

Cholet

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06 avril 2009

L'Homme parle - La Crise

L'Homme parle - La Crise
Vidéo envoyée par Marxsdtf

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27 février 2009

Témoignage de Sadi SAINTON, étudiant à l'Université Antilles Guyane en Guadeloupe :

Je vous envoie ce mail un peu long, certes, mais je voudrais vous dire deux ou trois choses, que vous ne voyez pas trop dans les JT de Canal+, France Télévision, TF1, M6, LCI... à propos de la grève en Guadeloupe puisque je la vis de l'intérieur. J'espère sincèrement que vous prendrez le temps de lire ces quelques lignes. Lisez tout, si vous le pouvez. Et une partie si c'est trop long. Je tiens au paragraphe en violet car c'est cette question qui m'a poussé à

écrire un si long mail, mais je crois que tout comporte son intérêt...

Pourquoi? Parce que j'imagine que vous entendez comme tout le monde les infos et que je les trouve très partielles (et partiales). Parce que je pense qu'il peut y avoir méprise. Vous pouvez diffuser à votre guise .

N.B: Je soutiens cette grève. Ce mail comporte donc une dose de subjectivité, mais je ne fais ni dans la propagande, ni dans le mensonge. Je reste objectif sur des faits dont vous n'entendez probablement pas parler.

Let's go!

En effet, la Guadeloupe connaît depuis bientôt 4 semaines une grève générale contre les profits abusifs (de grâce, cessez de parler de grève contre la vie chère car il ne s'agit pas tout à fait de cela).

Je vais simplement, sans organisation donner quelques faits (j'écris à mesure que ça vient et je m'excuse d'avance des fautes d'orthographe que ma vigilance laissera passer).

Une grève contre la vie chère?

NON. PAS VRAIMENT.

Le collectif qui mène la grève est un ensemble de 49 associations syndicales, politiques, associations de consommateurs et associations culturelles. Elle a déposé (un mois avant le début de la grève générale, et personne n'a jugé bon de s'en préoccuper) un cahier de 146 revendications réparties sur 10 chapitres. Parmi ces chapitres, un (un seul !) concerne la vie chère.

Mais alors qu'est-ce que cette grève?

Le collectif à l'initiative de cette grève s'appelle "LKP" : Lyannaj kont pwofitasyon (C'est du créole). Traduction "alliance contre le vol et les profits abusifs". C'est une mobilisation sans précédant. Le LKP parle de 100 000 personnes dans les rues (sur une population de 460 000, soit près du quart de la population). Au delà de la bataille des chiffres, une chose est sure: c'est historique. C'est la plus grande mobilisation de l'histoire de la Guadeloupe et chaque sortie du LKP crée un nouveau record. Depuis une semaine, la Martinique emboîte le pas, la Réunion depuis deux jours, et la Guyane s'y prépare.

Qu'est-ce que la "pwofitasyon"?

Surtout, ne pas traduire par "profit" (c'est un faux ami). La "pwofitasyon", ici peut se traduire comme je viens de dire par "profits abusifs". Dans le langage courant, "pwofitasyon" désigne l'abus de pouvoir qu'un puissant exerce sur quelqu'un dont il sait déjà qu'il est plus faible que lui, pour le rendre encore plus

subordonné.

L'exemple type, est celui des enfants dans la cour de récréation d'une école primaire. Les "grands" de CM2 peuvent exercer dans la cour des "pwofitasyon" sur les "petits" de CP, qui n'auront que leurs yeux pour pleurer. (N'est-ce pas mignon, notre chère et tendre enfance ?)

Les domaines de "pwofitasyon" sont multiples chez nous:

Le constat est le suivant. En Guadeloupe, les prix sont beaucoup plus élevés qu'en France et donc parmi les plus élevés d'Europe et du monde. On constate (pour les mêmes enseignes et les mêmes produits) des écarts de plus de 100% que l'éloignement (il faut bien payer le transport) n'explique pas (exemple : 84% sur les pâtes alimentaires).

Selon tous les experts, après analyse de la chaîne, de la production au caddie du consommateur, en passant par le transport, le surcoût par rapport à l'hexagone ne devrait pas dépasser 10%. Les différences de prix constatées ressemblent donc fortement à.... du vol organisé.

Quelques exemples de "pwofitasyon" dénoncés par le LKP :

-L'essence que payait les guadeloupeéns était l'une des plus chère au monde. Il y a une crise internationale qui a fait exploser le cours du pétrole, certes, mais cela n'explique absolument pas le cours des prix en Guadeloupe (dans les DOM de manière générale). Aujourd'hui qu'un début lumière commence à être fait sur la question, plus personne ne le conteste.

-Le LKP a présenté à l'Etat son expertise des méthodes de fixation des prix, résultat : tout le monde est d'accord sur le constat qui consiste à dire que les prix sont anormaux (même ceux qui sont contre la grève générale comme forme choisie pour le dénoncer) . Le secrétaire d'Etat aux DOM, monsieur Yves Jego ,

envisage même une action en justice de l'Etat contre la SARA (Société Anonyme de Raffinage Antillaise) dont l'actionnaire principal (70%) est TOTAL. Vous m'accorderez sans doute que ce ne sont pas des nécessiteux. Et Jego (lui-même), a dit que si, après enquête, il est démontré que la SARA a perçu des sommes indues (ce sera probablement le cas), cette somme devra être remise aux guadeloupéens sous la forme d'un fond pour la formation professionnelle.

N.B: La SARA est en situation de monopole en Guadeloupe, pas de concurrence. C'est elle qui distribue l'essence.

-Quant aux prix de la grande distribution... une des pistes est de créer "un panier de la ménagère" constitué d'environ 100 produits sur lesquels la grande distributions n'aurait plus le droit de dépasser les prix de l'hexagone de plus de 10%, avec la création d'un organe bi-mensuel de contrôle des prix pour éviter de nouvelles dérives.

N.B: Les géants de la distribution sont en situation de quasi monopole. Il s'agit principalement du groupe Hayot (Bernard Hayot est dans le top 120 des fortunes françaises). En plus ils détiennent l'importation et ont le monopole de la distribution sur plusieurs grandes marques. Pour accentuer le problème, les quelques concurrents existants sont des groupes amis (cousins, alliancés...) puisque ce circuit est aux mains d'une ethno-classe compacte et réduite(**).

(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maitres de la Martinique" voici un lien ou on peut voir l'émission : http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV

-Autre détail intéressant. Parmi les revendications sur le coût de la vie, il y a la baisse des tarifs des prestations bancaires. Et que s'est-il passé? Dès que les banques en Guadeloupe (pourtant les mêmes que dans l'hexagone) ont pris connaissance des revendications les concernant, avant même que cette question ait été négociée, les banques ont adopté une baisse de leurs tarifs !! Permettez moi de penser que ça signifie que les tarifs étaient effectivement abusifs.

Le reste des revendications?

Elles traversent TOUS les domaines de la société. Vraiment tout. Les 9 autres chapitres : Education, Formation professionnelle, Emploi, Droits syndicaux et liberté syndicales, Services publics, Aménagement du territoire et infrastructures, Culture, et enfin "pwofitasyon" (il s'agit de réclamer des mesures pour contrôler désormais les prix).

J'appelle ça un mouvement sociétal. Si certains persistent à parler de vie chère...je n'y peux rien. C'est un véritable cahier de Doléances. Il parcourt l'ensemble des domaines de la société.

Rappelons que ces revendications sont au nombre de 146 et que le LKP a défini parmi ces 146, 19 à négocier immédiatement, puis d'autres qui demandent des réponses plus purement politiques voire institutionnelles, qui devront être débattues à long et moyen terme.

Je peux, si vous le souhaitez, vous envoyer ce cahier de revendications.

Mais alors... Pourquoi ne parle-t-on que de ces foutu 200€ que le LKP demande?

Parce que cela fait partie effectivement des revendications et comme tout le monde s'y attendait, c'est le point qui bloque les négociations. Le LKP ne démord pas. Le patronat ne démord pas. Les positions se radicalisent.

COMMENTAIRE PERSONNEL : Je trouve ça dommage qu'un si beau mouvement bloque sur un point que je considère comme étant secondaire en terme de portée sociétale sur le futur de la Guadeloupe.

N.B: Il s'agit d'une augmentation de 200€ des bas salaires

LES GUADELOUPEENS SONT ASPHYXIES ET MEURENT DE FAIM ALORS?

Mais pas du tout !!

C'est cette question qui m'a poussé à écrire ce mail. Un ami métropolitain m'a appelé aujourd'hui pour me demander si on tenait le coup. Au début j'ai commencé à répondre que malgré la durée du conflit, la mobilisation était toujours de mise. Il me coupe : "Non, je voulais dire...Arrivez-vous à remplir le réfrigérateur" !!

La Guadeloupe est en grève générale depuis bientôt 4 semaines. Les hyper marchés et super marchés sont fermés. En revanche les petits commerces de proximité sont ouverts, mais les rayons des magasins sont de plus en plus vides...

MAIS : La Guadeloupe s'organise. L'UPG (Union des Producteurs Guadeloupéens) ainsi que les pêcheurs font parti du LKP. Les poissons ne sont pas en grève : les pécheurs continuent à pêcher et à vendre leur poisson. Les animaux ne sont pas en grève : les éleveurs continuent à s'en occuper et à vendre leur viande. La terre n'est pas en grève : les cultivateurs continuent à travailler leurs exploitations et vendent leur denrées. Notre réfrigérateur n'a jamais été aussi plein.

Les hyper marchés sont fermés, mais les marchés sont ouverts. Il y a mieux: des marchés populaires sont organisés devant les piquets de grève et un peu partout. Les producteurs y vendent leur denrées aux prix auxquels ils ont l'habitude de vendre aux super marchés.

Conséquence : ils ne perdent pas leur récolte ni leur revenus, et le porte feuille du consommateur apprécie puisque les marges exorbitantes de la grande distribution ne sont plus là.

Nous mangeons à notre faim et - fait intéressant - nous n'avons jamais autant consommé local !! Je n'ai pas de purée mousseline, je n'ai plus de pâtes panzani... et alors? J'ai des tubercules, des légumes, de la viande, du poisson, des fruits frais, des fruits secs, des fruits de mer... Et ça coûte moins cher que d'habitude. En fait, je crois que je n'avais jamais mangé aussi équilibré de ma vie.

Si vous n'avez jamais entendu tout ça, est-ce que la presse nationale fait de la désinformation?

Je n'irai pas jusqu'à dire qu'on vous ment. Disons que parmi tout ce que les envoyés spéciaux des média nationaux voient, ils choisissent 5%, et le choisissent d'une manière assez surprenante.

La première semaine, ils n'en parlaient pas. La deuxième semaine, ils n'ont montré que des images de touristes dont les vacances ont été gâchées par cette grève (je suis sincèrement désolé pour eux, mais c'est la vie). Ils ont montré des rayons de super-marchés vides et ont semblé vouloir dire que la rupture des stocks créait le plus grand désarroi... Ils ont fustigé une grève qui - dit-on - pénaliserait de manière irrémédiable l'économie Guadeloupéenne.

Puis Le secrétaire d'état aux DOM est arrivé en Guadeloupe. Il y a carrément déplacé son cabinet et son staff. La presse ne pouvait plus se contenter des mini sujets bâclés. Ils ont commencé à en parler un peu plus. Aujourd'hui, l'information que vous recevez est de plus en plus conforme à ce qui se passe.

Les "vrais" reportages font leur apparition. FRANCE INTER a fait une longue émission dessus, j'ai pu voir un long article sur Elie Domota, porte parole du LKP dans je journal LE MONDE. LIBéRATION a publié un long texte d'Ernest Pépin (écrivain Guadeloupéen)... Ca commence à changer. Pourtant, je suis persuadé que ceux qui ont tout lu de ce mail ont appris beaucoup de choses.

Pour les plus courageux, j'ajoute encore quelques points importants. Je quitte la description pour rentrer dans l'analyse (mais vous pouvez vous arrêter là).

XENOPHOBIE? RACISME? LES SLOGANS?

Non, non, et trois fois non!

Le slogan principal repris depuis le 20 janvier en coeur par les manifestants :

"La Gwadloup sé tan-nou, la Gwadloup sé pa ta yo. Yo péké fè sa yo vlé, adan péyi an-nou"

Traduction littérale : " La Guadeloupe est à  nous , La Guadeloupe n'est pas à _eux_. _Ils_ ne feront pas ce qu'ils veulent dans notre pays"

Traduction plus usuelle : "La Guadeloupe  nous appartient, elle ne  leur appartient pas. Nous ne les laisserons pas faire ce qu'ils veulent dans notre pays."

La question qui inquiète certains : Mais qui est ce nous et ce eux?

Nous = noirs?

Eux = blancs?

Si oui, lesquels? Les blancs en général (métropolitains) ou les "béké", descendants des maitres d'esclaves et qui ont su conserver leur domination économique et d'influence grâce aux héritages de génération en génération depuis l'époque esclavagiste, jusqu'à présent (sans la diluer dans le reste de la

population car le béké fait souvent attention à "conserver la race"(**)

(**) voir reportage assez édifiant de canal + "Les derniers maitres de la Martinique" voici un lien ou on peut voir l'émission

http://www.megavideo.com/?v=1Q1M01NV

Selon moi, il ne s'agit pas de ça. Moi qui vis ce mouvement de l'intérieur, moi qui reprends ce refrain avec joie depuis 4 semaines, je n'ai jamais désigné le blanc par ce "eux" et tous les gens de mon entourage sans exception sont du même avis.

MAIS ALORS QUI?

Eux...mais bien sur, cela désigne les "profiteurs". Les responsables de la pwofitasyon. La Guadeloupe n'est pas un simple tube digestif, une sorte de terre de consommation, un simple marché où tout le monde peut venir faire ce qu'il veut, comme dans une zone de non droit. Or les "pwofitasyon" révélées par ce collectif, et que plus personne ne conteste donne bien l'impression que c'est le cas depuis déjà trop longtemps. Avec la complicité de l'Etat, volontairement ou par négligence (je veux bien croire que c'est par négligence).

On en est à une situation ou il a fallu qu'un collectif de 49 associations déclenche une grève générale et déclenche les plus grandes manifestations de l'histoire de la Guadeloupe pour que l'Etat,

Enfin, joue son rôle d'arbitre et de répression des fraudes. De nombreuses voix en Guadeloupe avaient déjà dénoncé ces faits, mais de manière isolée et sans réel résultat. Aujourd'hui, la tendance semble s'inverser. C'est ce "eux"- là que nous dénonçons depuis 4 semaines (27 jours)

Quant au "nous", il est prometteur de quelque chose de tout à fait nouveau, qui, peut-être enfin, dépassera les clivages de race (ou en tous cas tendra vers ça). La première personne à m'avoir envoyé un sms pour me dire de venir en meeting est une Guadeloupéenne...blanche!

Pour moi, un Guadeloupéen est quelqu'un qui lie son destin au destin de la Guadeloupe. Il est souvent noir (question de chiffre), mais il est aussi blanc, indien (de nombreux indiens ont débarqué en Guadeloupe après l'abolition de l'esclavage). Il pourrait même être vert pomme que cela ne dérangerait pas les dizaines de milliers de manifestants qui chantent ce slogan.

Surtout, nous ne sommes pas prêts à échanger, sous prétexte de la "race", une pwofitasyon blanche contre une pwofitasyon noire. Ce Nous-Eux est moral, bien plus que racial.

Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de problème de racisme en Guadeloupe. Il est clair que la société est pyramidale et que plus on monte vers le sommet de la pyramide, plus les peaux sont claires.

Les races n'existent pas, c'est une vérité qu'il faut répéter sans cesse... Mais le racisme existe et le poids de l'histoire esclavagiste et coloniale est palpable. Nous voila avec ce mouvement face à un formidable défi qui consiste à poser les problèmes tels qu'ils sont, pour les régler, et les dépasser. Permettez moi d'ajouter que je suis assez optimiste sur cette question.(*)

(*) Pour ceux qui voudraient, je peux envoyer un extrait de discours du porte parole du LKP abordant ce sujet d'une manière que je trouve assez fine, de manière forte, mais sans haine.

SCOLARITE EN PERIL?

J'étais à Paris 6 lors de la grève contre le CPE et sur les 12 semaines prévues du semestre, on a pu faire 11 semaine (moyennant le sacrifice des vacances scolaires). Il y a fort à parier que nous ferons la même chose. Tout le monde est prêt à voir disparaitre les vacances de Pâques, Pentecôte et les jours fériés. D'ailleurs les cours sont mis en ligne par les enseignants dans de nombreux établissement. Et RFO, la télé locale (une branche de France télévision) va bientôt commencer à diffuser des cours faits par des enseignants sur les plateau de télévision, afin que tout le monde puisse regarder, à chaque niveau, à chaque matière. La petitesse de l'île le permet, nous ne nous priverons pas de ce moyen!

EVOLUTION STATUTAIRE?

Peut-être. En tous cas la question est posée. Le débat est ranimé. Le mouvement s'exprime sous forme de grève mais la densité du cahier de revendications montre clairement que tous les fondements de la société sont remis en question.

Parmi les meneurs du LKP, nombreux sont ceux qui sont "au moins" autonomistes. Pourtant, après 4 semaines, aucun membre (sans exception) n'a jamais prononcé les mots "évolution statutaire".

C'est un débat qui déchaîne les passions et pour le bien du mouvement, il convient de rappeler que ce n'est pas le but du mouvement. Ce mouvement pose des questions et met en avant ce que veulent les Guadeloupéens.

Si les hommes politiques apportent parmi leurs réponses une question institutionnelle, elle fera de toutes les façons objet de débats, et de référendum.

MON AVIS SUR LA QUESTION :

Les lois françaises sont conçues pour répondre à une réalité géopolitique précise. Celle d'une France au coeur de l'Europe, société post-industrielle. Elle n'ont jamais convenu ni aux colonies, ni plus tard aux DOM-TOM et COM. Si bien que pour pallier le "handicap", nous sommes toujours passés par des lois, qui mettent en avant de nombreuses spécificités. Aujourd'hui, le système d'intégration montre ses limites. Ceux qui, jadis, s'en accommodaient, aujourd'hui soutiennent massivement un mouvement social, qui - bien que ce ne soit pas son objectif  attire l'attention sur le fait que rien ne va bien et qu'il faut peut être songer à changer les choses en profondeur.

N.B: Quelque soit ce qui arrive, l'indépendance n'est absolument pas à l'ordre du jour. Ni l'Etat, ni le LKP, ni les nombreux manifestants

qui soutiennent le LKP, ni même les organisations anciennement indépendantistes des années 60, 70 et 80 ne considèrent que la question est à l'ordre du jour. Les organisations "anciennement indépendantistes" continuent à énoncer le principe moral du droit des peuples à l'autodétermination qui est un droit inaliénable inscrit dans la charte de l'ONU; mais s'accordent pour dire qu'il faut aller pas à pas, sans brûler les étapes.

Les pistes avancées sont plutôt celles d'une évolution statutaire dans le cadre de la République Français (genre article 73 et 74 de la constitution) vers plus de pouvoir décisionnel local, plus de pouvoir législatif et douanier, afin de répondre à la réalité géopolitique (nous sommes européens, mais nos îles baignent dans le bassin caraïbéen!).

Voila un lien vers la constitution française. Vous pourrez donc consulter les articles 73 et 74.

http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution2.htm#titre12

Voila mon constat et mon point de vue sur cette grève générale en Guadeloupe.

Je vous remercie d'avoir bien voulu lire un aussi gros pavé. Je rappelle que je ne suis ni politologue, ni sociologue... vous excuserez les approximations et la lourdeur du style. Je suis simple étudiant guadeloupéen, solidaire du mouvement et j'expose là, ce que je comprends de ce mouvement.

P.S: : J'ai commencé ce mail hier. Aujourd'hui, la situation a un peu évolué. La repression policière et militaire est désormais en marche.

Le mouvement a une dimension internationale. Hier, c'est le révérend Jessie Jackson en personne qui a envoyé son soutien au peuple de Guadeloupe et au LKP. Les organisations syndicales du monde entier (je n'exagère pas) rentrent en contact avec le LKP pour leur demander comment ils arrivent à mobiliser 100 000 personnes, sans un

débordement (c'est le service d'ordre du LKP qui organise la sécurité générale).

La Guadeloupe vient de connaitre ses 27 jours les plus calmes niveau violences domestiques. Jamais il n'y a eu si peu d'agressions et de faits divers. 0u d'accidents de voitures (pas d'essence, tout le monde roule à 70 km/h).

Les Guadeloupéens sont vraiment fiers de ce mouvement. Mais ce matin, la répression a commencé face a un mouvement pacifiste depuis 27 jours. Il y a eu une soixantaine d'arrestations de gens qui étaient simplement sur les barrages pacifiques. Une des tête du LKP a été blessée. Il a subi des injures racistes venant des forces de

l'ordre (tous ceux qui s'y connaissent un peu en histoire de la Guadeloupe savent que c'est monnaie courante lors des repressions de mouvement sociaux aux DOM).

Je ne fantasme pas sur le poids de l'histoire. Tout au long de la seconde moitié du XXè siècle, tous les grands mouvements sociaux ont été réprimés par les mitraillettes, lorsqu'à Paris, le gaz lacrimogène suffisait largement. C'était le cas en 1910, en 1952, en 1967, en 1975, en 1985. Chaque répression a apporté son lot de morts, même si celle de Mai 1967 accapare toutes les mémoires puisque le nombre de morts a dépassé peut être la centaine de personnes.

Evidemment, de l'eau a coulé sous les ponts. 1967 et 2009 sont différents. Mais le préfet et l'Etat jouent à un jeu dangereux. Car l'ensemble des mobilisés connaît le poids de l'histoire et la tension est à son comble et beaucoup ont déjà averti que cette fois ci, les guadeloupéens ne mourront pas... Le LKP a appelé au calme. Il appelle à la mobilisation massive et pacifiste pour faire reculer la répression. L'immense majorité des interpellés aujourd'hui a été relâchée ce midi grâce (une fois de plus) à la pression populaire de la foule, massée pacifiquement devant la police et et le tribunal de Pointe-à-Pitre. La tension redescend petit à petit. Le préfet avait promis que les (environ) 4000 CRS débarqués en

Guadeloupe dès le début du conflits étaient juste une sécurité qu'il souhaitait de tout coeur ne pas utiliser. Depuis que les négociations sont bloquées, d'autres ont débarqué...

Sadi SAINTON

   Et comme on dit dans les îles :

   Kimbé rèd pa moli!

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20 février 2009

Des pistes à court terme pour sortir de la crise

La crise que nous vivons est la traduction de la rapacité des hommes dans un système capitaliste dérégulé et mondialisé. Prêts accordés en tirant des plans sur la comète (les subprimes aux USA, mais aussi les prêts à 25-30 ans en France), recherche de taux de rendement invraisemblables au détriment du respect des droits des travailleurs et de l’avenir de la planète, suppression des contrôles des Etats sur les flux financiers, protection de fait des paradis fiscaux (une fraude fiscale de fait) tels que le Luxembourg. Et tout cela habillé du joli mot de mondialisation, un univers impitoyable à défaut d’être indiscutable ! Cette mondialisation, associée à la volonté des grands patrons (à l’exemple de Mittal) de maintenir leurs profits, fait rebondir la crise de continent en continent et de pays en pays. 

La réalité étant ce qu’elle est, les réponses purement nationales ne seront pas suffisantes, mais elles ne peuvent être repoussées. La construction de l’Union Européenne s’est faite au nom du libre échange à l’intérieur de l’UE mais également envers l’extérieur ; ces choix ont sans doute été favorables aux fabricants d’avions, de centrales nucléaires et de TGV, mais se sont effectués au détriment d’un certain nombre de secteurs qui relèvent de la vie quotidienne (textile par exemple). Au niveau national, comme au  niveau communautaire, l’urgence est de redonner confiance. Il faut donc poser le principe de la limitation des importations aux produits et services qui respectent les conditions de travail et de respect de l’environnement en vigueur en Europe. Il faut par ailleurs abandonner le Traité Constitutionnel Européen et dénoncer le Traité de Maastricht afin de maintenir des services publics hors du secteur marchand.

Au niveau national, les plans d’investissements annoncés sont pour partie le rattrapage par l’Etat de ses engagements (contrats de plan Etat Régions par exemple), pour partie de nouveaux engagements dont certains discutables :

-         la priorité en matière ferroviaire n’est pas dans le TGV mais dans un effort de longue haleine sur l’Ile de France, au réseau sous entretenu depuis plus de 20 ans, et dans les liaisons interrégionales délaissées du fait du choix commercial imposé par l’Etat à la SNCF (exemple de Nantes-Bordeaux, de Caen Tours, de Nantes Lyon par Roanne)

-         il faut, contrairement aux choix des gouvernements de droite depuis 2002,subventionner immédiatement les tramways en cours, afin d’éviter que les agglomérations ne renoncent du fait de la crise économique.

Soutenir l’investissement à moyen terme est une chose, mais n’est pas suffisant : la confiance passera par une relance du pouvoir d’achat. La réponse de Sarkozy consiste à dire que la relance de la consommation entraînerait une hausse des importations ; en suivant la logique de ce raisonnement, faudrait-il réduire encore le pouvoir d’achat pour diminuer encore ce risque ? Mais, soyons sérieux et donnons quelques pistes possibles.

Plutôt que d’augmenter le SMIC brut, ce qui peut poser problème à court terme dans un certain nombre d’entreprises, il est possible d’augmenter le SMIC  net par la réduction totale (8 % des salaires) ou partielle de la CSG, réduction plafonnée au niveau de ce même SMIC même pour les salaires plus élevés. L’Etat prendrait en charge ce manque à gagner pour la Sécurité Sociale dont le coût maximal serait de l’ordre de 25 à 30 milliards d’Euros, une somme équivalente aux réductions de cotisations patronales accordées sans guère de justification économique sérieuse. Par justice, il convient également de réduire la CSG sur les retraites. Le financement partiel de ces mesures pourra être trouvé dans la suppression du bouclier fiscal qui profite surtout aux plus riches

Par ailleurs, puisque certains disent qu’il faut profiter de la crise pour réformer, profitons en positivement pour accorder les Allocations Familiales dès le 1er enfant, d’un même montant pour tous.

Les mesures présentées ont le mérite de redonner de la confiance à travers le pouvoir d’achat, tout en corrigeant des injustices (CSG et allocations familiales). Elles sont fort éloignées des mesures de saupoudrage annoncées hier par M Sarkosy. Car la question n’est pas d’aider les « classes moyennes », concept flou et fourre tout, mais bien les milieux populaires, ouvriers, employés, etc…, qu’ils soient en activité, au chômage ou à la retraite, et qui souvent ne sont pas imposables à l’impôt sur le revenu.

Mais elles ne pourront éventuellement être mises en œuvre que sous la pression populaire, et probablement grâce à la grève générale reconductible qui seule peut faire reculer le grand patronat dont le gouvernement sert les intérêts.

                                                

   Marc Gicquel - Monique Ballard - Les Alternatifs 49

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09 février 2009

Nicolas Sarkozy - les erreurs/mensonges lors de la prestation

Certains mauvais esprits ont vérifié les propos du chef de l'Etat Français. Il semble pour le moins que ce dernier fasse preuve d'un grave méconnaissance des données économiques, voire plus.

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Le bêtisier qui suit provient de la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy, le 5 février. On peut évidemment en ricaner. On peut aussi s’interroger. Un Chef d’Etat peut-il déterminer et conduire une bonne politique, si le n’importe quoi nourrit sa réflexion et son discours, si des chiffres frelatés fondent son diagnostic, s’il connaît aussi mal le pays qu’il prétend diriger ?

1 – Services non compris

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Pour relancer l’économie paralysée par la crise, le Premier ministre britannique Gordon Brown a décidé se soutenir la consommation, en abaissant de 2,5 point le taux de la TVA. Pourquoi le président Sarkozy, lui, a-t-il exclusivement « parié » sur l’investissement ?

lire la suite ---> ICI

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Alors, Incompétence ou mensonges?

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04 février 2009

Gandrange victime de l'insoutenable légèreté de Sarkozy

Marianne.fr - Mercredi 04 Février 2009 - Bénédicte Charles

Il y a un an jour pour jour, Sarkozy rendait visite aux salariés en grève de l'usine de Gandrange (groupe Mittal), menacée de fermeture. «Je ne vous laisserai pas tomber», avait-il promis aux sidérurgistes. Avant de s'empresser de les oublier. Les 575 ouvriers de Gandrange dont les postes vont être supprimés s'en souviennent, eux.

gandrange_usine

Le site de Florange n'est pas plus épargné (photo Zemoko-flickr-cc)


Le 4 février 2008, trois semaines après l’annonce par le groupe Mittal Steel de la fermeture d’une partie de l’usine de Gandrange (Moselle) entraînant la suppression de 575 emplois sur les 1100 que compte le site, Nicolas Sarkozy, jeune marié depuis deux jours, rend visite aux salariés en grève. Bien décidé à leur faire partager son bonheur, le président leur promet de maintenir l’usine en activité.


« L’Etat préfère investir pour moderniser le site plutôt que payer de l’argent pour accompagner des gens soit en préretraite, soit au chômage. Je suis donc venu vous dire — et ce que je dis avec Xavier Bertrand ça vaut pour monsieur Mittal, popriétaire, ou pour quelque propriétaire alternatif que ce soit— que nous sommes prêts à mettre de l’argent pour faire les investissements qui auraient dû être faits depuis longtemps sur le site et qui n’ont pas été faits. »

« Première solution on arrive à convaincre Monsieur Mittal de laisser ouvert tout ou partie du site et dans ce cas-là on investira avec lui. Deuxième solution : on essaie de trouver un repreneur et on investira avec lui pour laisser le site ouvert […] On ne se contentera pas de dire « il n’y a qu’à », on mettra de l’argent dans l’outil de production s’il le faut ».

Et de conclure, sous les acclamations des sidérurgistes : « Je reviendrai dans l’usine pour annoncer la solution qu’on aura trouvée ».

lire la suite ici

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03 février 2009

Jeudi, boycottons Sarkozy

Le Jeudi 05 Février 2009, Une seule consigne "BOYCOTT de TF1 et Fr2".

KEG_en__phrygienDe toute façon, nous aurons le texte et les compte-rendus dans les journaux, les sites, le lendemain.

A-t-on besoin d'entendre ? Et qui y a-t-il à entendre ? Du bruit et un guignol échappé des "guignols de l'info" d’où il n’aurait jamais du sortir!

Sommes nous déjà "contraints" d'assister aux grand-messes évènementielles comme du temps où l'Adolf de service conviait ses disciples "inconditionnels" par millions pour effectuer des retraites ?

Notre "Excellence Nationale" excellente en manipulation verbale des foules va là aussi s'isoler des foules comme à St Lô.

Va-t-il licencier le Préfet et le directeur de la Police parce que les foules n'auront pas, pas absence télévisuelle, applaudi à son show?

Y a-t-il un Préfet et un directeur de Police "volontaires" (et non contraints) pour écouter, parmi les « spectateurs-t’es-laid » et qui accepte de jouer les « fusibles fondus »?

Comme d'après sa "Grandeur" je suis et reste con, je me dis à moi même et uniquement à moi-même (n'y voyez aucune malveillance vis à vis de quiconque et encore moi de "l'Autrui") "CASSE-TOI, POV'CON", ce que je ferai en allant voir sur M6 "Retour vers le futur" où là parti de rien j'arriverai à rien, mais cela je le sais d'avance, alors que sur TF1 et Fr2, je croirai arriver à quelque chose, qui consistera à m'entendre traiter de con parce que je ne comprend rien à l'Excellence économico-politique du roi (qui dis-je, du tsar, de l’Empereur, du dictateur !) du Boni-MENT.

Et si le lendemain Vendredi 06/02 nous échangions sur le film "Retour vers le futur. Cela sera plus profitable que de parler du « circulez, y a rien à voir » et surtout à entendre, de la veille sur TF1 et Fr2.

Kelly-Eric Guillon

"sous-Pupille de la Nation de 4éme Catégorie de 39/45"

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20 décembre 2008

La crise : point de vue d'un lecteur

Un lecteur me demande d'insérer ses réflexions concernant la crise.

que se passa-t-il entre le 01/09/2008 et le 21/11/2008 ?

Plan de relance et espoirs déçus (20Minutes.fr, éditions du 05/12/2008 - 08h01) « Des milliards comme s’il en pleuvaient (26 au total).... »

De qui se moque "qui vous savez" ?

Les "26 milliards" (pris bien entendu sur l’argent du contribuable et l’épargne des petites gens) sont le sous-produit d’un esprit trop éloigné des réalités au quotidien des petites gens.

Cette aumône ne comblera pas les "pertes" de capitalisation des 39 sociétés du CAC40, survenues entre le 01/09/08 et le 21/11/08, dont l’ensemble des 30 milliards de titres et actions accusent un manque de financement des activités (pertes de capitalisation) de 399 milliards d’Euros (L’état actionnaire de 5 sociétés, à hauteur de 46% des dites sociétés, accuse lui même une perte de 37 milliards d’Euros - dont 28 milliards au seul niveau de EDF, tiens où l’on voit apparaître la "concordance des temps", actionnaire à 87,30% - au travers de ses 11% de "partenariats" sur l’ensemble des 30 milliards d’actions).

En l’état actuel, la crise qui, selon les dires officiels, n’est pas encore la récession, promet déjà quelques 2 700 000 nouveaux chômeurs par le jeu des dominos (surtout chez les sous traitants.....). Qu’en sera-t-il lorsque la récession sera officiellement reconnue (par décret peut-être, encore une fois).

Arcelormitall (métallurgie) a perdu 73,5% de sa capitalisation et annonce déjà et pour commencer 6 à 9000 licenciements !

La plus grosse perte étant pour Renault avec 74,99% (dont l’Etat est actionnaire à 15,01%)

Et puis, la relance ne se décrète pas, à coups de milliards improductifs et à coup d’oukases.

• On peut décréter de mettre en prison les enfants de 12 ans,

• on peut décréter de sanctionner la liberté d’expression,

• on peut décréter la reconduite aux frontières (en organisant des rafles comme au temps joyeux - pour le Pouvoir, mais pas pour le Peuple - du « vel d’hiv ») au moyen d’OQTF,

• on peut décréter du fichier Edvige et autres piéges à Français (notez que je n’ai pas dit « à cons »),

• on peut décréter d’interdire les expressions citoyennes comme « casse-toi, pauv’con » ou la vaudouisation de « qui vous savez »,

• on peut décréter de respecter les diktats de la Chine ou ceux de nos grands amis Khadafi et consorts,

• on peut décréter d’obéir aux ordres de l’Amérique,

• on peut décréter de casser la France dans tout ce qui a fait sa grandeur depuis la Révolution et les avancées du CNR.

Mais la relance que nenni. Elle ne se décrète pas. Elle se prépare, elle se peaufine, elle se mérite

Elle s’apprivoise alors que tout est fait, actuellement, pour la bannir.

Il suffit de voir comment fut accueillie l’élection de celui qui devint président par les participants du CAC 40 : il y eut une embellie entre Janvier et Juillet 2007 (temps de l’installation du nouveau chef et de ses lieutenants) de 12% pour terminer l’année 2007 à -0,22%. L’embellie fut de courte durée. Puisque depuis c’est le déclin malgré les dires de notre argentière en chef qui aujourd’hui encore nie la récession..... comme elle nia, publiquement, l’arrivée de la Crise financière.

Soyons simples :

• si avant, j’avais 100 en poche et que l’on me prélevait 40 (en taxes, impôts, cotisation), il me restait un pouvoir d’achat HT de 50,17 (TVA 19,6%).

• Mais si maintenant, en ayant toujours 100 en poche, on me prélève 50 (contributions anciennes + nouvelles impositions, amendes, contraintes, obligations décrétées, .....) mon pouvoir d’achat HT devient 41,81.

D’où une perte 8,36 !

Et comment puis-je remédier à cette baisse (17%) de pouvoir d’achat HT?

• En achetant des produits "non - made in France" (réputés moins chers parce que non soumis aux mêmes prélèvements sociaux et règles de fabrication et d’hygiène ou de respect des droits de l’Homme et des enfants)

• ou alors en augmentant mes revenus de 170% (mais voilà il n’y en a qu’un qui peut et ose le faire, alors qu’il demande en même temps à ses néo-compatriotes de se serrer la ceinture. Un de Gaulle eût refusé .....). Il faut effectivement être "étranger" de culture générale pour se permettre une telle "générosité". Le pragmatisme est bien, mais qui a dit que « gérer, c’était prévoir ».

Il en est de l’économie comme de tout.

En France, on ne fait que du curatif (et la répression dictatoriale, tout azimuts, fait partie du curatif) et on oublie le préventif.

Dans une prochaine étude je vous indiquerais les effets de la répression routière abusive qui amènera la question « pourquoi sanctionner, aussi arbitrairement et abusivement, l’ensemble des conducteurs, pour un résultat aussi peu probant - si ce n’est pour faire du fric et uniquement cela ! »

Kelly-Eric Guillon, « sous-Pupille de la Nation de 4éme Catégorie de 39/45 »

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06 décembre 2008

Les boursiers et spéculateurs remboursés de leurs pertes.

Si vous gagnez très bien votre vie, si vous avez spéculé en 2008, acheté au mauvais moment et surtout, vendu à un plus mauvais encore, si vous pensez que la bourse est une loterie sans risque qui ne sert qu'à enrichir ceux qui ont déjà de l'argent, vous avez tout bon.

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Vos pertes seront remboursée par l'état, sous forme de réduction d'impôts.

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Rassurez-vous, les impôts étant principalement financés par la TVA et les taxes pétrolières, votre indemnisation pour faits de stupidité, d'avidité et d'incompétence sera assumée par les salariés, artisans-commerçants-agriculteurs et autres petits chefs d'entreprise qui consacrent leur temps et leurs moyens à faire bouillir la marmite.

Nulle doute que notre député local, Bourdouleix, votera le texte qui sera proposé lundi à l'assemblée nationale.

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source : boursorama

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Les pertes enregistrées en Bourse en 2008 par les particuliers pourront être déduites, dans une certaine limite, de leurs revenus imposables de 2009, selon un amendement au projet de budget 2009 défendu par le sénateur Philippe Marini (UMP), a annoncé samedi ce dernier.

Sont concernées les opérations de cession de moins de 25.000 euros au total, intervenues entre le 1er janvier et le 1er décembre 2008 (et non le 31 décembre, pour éviter tout effet d'aubaine). Cette mesure se répercutera sur l'impôt sur le revenu en 2010.

Au-delà de 10.700 euros, a précisé M. Marini, le solde des pertes sera reporté sur les gains en Bourse des 10 années suivantes, conformément au dispositif en vigueur depuis 2003.

lire l'article en entier : ici

Concrètement, les particuliers pourront déduire de leurs revenus de l'année 2009 les moins-values (pertes) de cession de valeurs mobilières cotées en Bourse, dans la limite de 10.700 euros. Le CAC 40, l'indice de la Bourse de Paris, a en effet perdu près de 47% de sa valeur depuis le début de l'année

17 novembre 2008

La Crise à Cholet - Communiqué de la GAC

petit_coquelicot

La Gauche Alternative Choletaise estime que la crise actuelle est grave parce qu'elle touche des employés et ouvriers au sein des entreprises choletaises, la partie de la population ayant les plus faibles revenus. Il suffit de se rendre dans une agence d'intérim pour s'en convaincre si l'on en doute encore. Les ouvriers de Michelin ou Celliose ne nous démentiront pas.

Les choletais sont travailleurs, reçoivent des salaires parmi les plus bas de France et subissent la précarité. Ils tirent leurs revenus de leur force de travail et de leur esprit d'entreprise. Ils sont ancrés dans l'économie réelle. Aujourd'hui la crise financière a des répercutions directes sur l'économie réelle et sur nos entreprises locales.

Ne croyons que nos entreprises locales sont à l'abri des investissements spéculatifs.

Il y a deux sortes d'investisseurs; ceux qui ont une stratégie de développement industriel local et ceux qui veulent faire de l'argent rapidement sur l'entreprise achetée. Nous pouvons soutenir les premiers mais nous combattons les seconds.

Ces 30 dernières années les fonds financiers ont fait leurs emplettes sur le marché choletais. Les entreprises choletaises appartiennent donc à l'économie mondiale pour le meilleur et pour le pire ! Nous pouvons être fiers lorsque les entreprises choletaises sont reconnues au niveau européen et mondial mais c'est trop souvent parce qu'elles sont connues pour leur main d'oeuvre disciplinée et peu coûteuse. Chaque achat d'entreprise de la part d'une groupe international a comme conséquence des exigences souvent exorbitantes de la part des actionnaires. Aujourd'hui nos entreprises locales sont dans la tourmente de la crise internationale.

De grandes entreprises choletaises ont donné à notre ville une personnalité à laquelle nous tenons.

L'Abeille a connu des 20 dernières années deux rachats successifs par deux groupes (Ann Street et le Riche Group puis le groupe Sand Piper) établis à Jersey. Les actionnaires de ce paradis fiscal seront-ils plus attentifs au bien être des ouvriers choletais qu'à leurs bénéfices ? Nous sommes sûrs du contraire !

Dans ses comptes financiers d'octobre, Aliaxis, propriétaire de Nicoll constatait une baisse de 30% de ses revenus d'exploitation sur le premier semestre 2008 et s'attendait à ce que le marché de la construction soit au moins aussi difficile pour le second semestre. Quelles vont être les conséquences pour l'usine de Cholet?

Les ouvriers d'ampafrance, bébé confort, se souviennent encore de leur rachat par le groupe Canadien Dorel et des exigences de ces derniers: des taux de croissance à deux chiffres chaque année. Lorsque cela n'a plus été possible, la délocalisation a été la solution choisie pour permettre aux actionnaires de garder leurs bénéfices. D'autres fleurons de l'industrie choletaise risquent de connaître des mésaventures identiques.

Mais il ne s'agit là que de stratégies entre groupes privés.

Nos élus locaux ont-ils une stratégie de développement industriel et économique local qui profiterait à tous? Nous pouvons en douter lorsqu'ils livrent les marchés choletais à de grands groupes privés sans se soucier réellement de l'économie locale ? Ils se soucient alors plus de l'intérêt privé de quelques-uns que de l'intérêt général.

Les actionnaires de Prudential Financial sont avant préoccupés par leur dividendes, et se soucient peu du centre ville de Cholet et de l’intérêt des Choletais. Combien d'entrepreneurs locaux auront les moyens d'investir dans de tels montages financiers ?

Il y a six mois, l'action de Prudential Financial valait plus de 100 dollars. Aujourd'hui elle en vaut 35. Prudential Financial est l'exemple type d'un système économique où l'économie réelle – achat, gestion et vente de maisons individuelles, de centres commerciaux mais aussi de cliniques privées ! - peut être menacée par la partie « économie virtuelle » du groupe. Combien d'argent le groupe Prudential Financial espère et-il faire sur son achat des Arcades Rougés à Cholet ? Les investissements faits dans l'économie réelle risquent bien de devoir payer les pertes de l'économie virtuelle.

usine___choletLorsque les choletais paieront leur facture d'eau, peuvent-ils espérer que les actionnaire de Suez Environnement (La Lyonnaise des Eaux est une filiale de Suez Environnement) qui a perdu 24 % de sa valeur en 3 jours fin octobre n'essaieront pas de se refaire une santé sur leur dos en calculant le prix du mètre cube d'eau à la hausse ? Pourquoi ne pas gérer l'eau en régie publique ? Y aurait-il trop de transparence dans ce mode de gestion garante de l'intérêt général ?

Lorsque les choletais paient leur Taxe d'Ordures Ménagères; ils participent aux bénéfices de Véolia via sa filiale Onyx qui gère l'incinérateur de Lasse. L'action de Véolia environnement a également perdu plus de 20% ces derniers jours.

Pourquoi avoir préféré la Sodexo, qui se définit comme « le leader mondial des services de restauration et de Facilities Management » pour préparer le contenu des assiettes de nos enfants chaque midi à la cantine? Pourquoi ne pas avoir privilégier à tout autre mode de gestion qui aurait garantit un approvisionnement local et de qualité ? En Mai 2007 l'action de Sodexo valait 58 euros, aujourd'hui elle en vaut 35. Des bénéfices vont devoir se faire sur chaque assiette !

Pourquoi louer le théâtre de Cholet à un grand groupe hôtelier (Mercure / Accor) pour plus de 30 ans ? Un lieu aussi prestigieux ne pouvait-il rester accessibles à tous au lieu d'être réservé pour quelques-uns ?

D'autres choix, plus proches de l'intérêt des choletais auraient pu être faits. Il y a quelques semaines M. le Maire dénonçait "la politique des privilégiés et des lobbies". Ils ont pourtant à Cholet une place de choix : celle que M. Bourdouleix leur réserve. Si pour certains la crise peut être comparée à ''quelques flammèches'', c'est qu'ils n'ont personnellement rien à craindre. Pourtant, pour certains choletais elle ressemble déjà au feu de l'enfer. Bien sûre cette crise passera... mais avec quels dégâts? et pour qui ? Les moments de crise profite rarement aux plus fragiles. Celle ci aura été l'occasion de justifier le travail le dimanche et la 'possibilité' de travailler jusqu'à 70 ans si la maigre retraite que l'on vous prépare vous y contraint.

Souvenons-nous que cette crise trouve son origine dans les revenus trop bas des salariés américains qui pour continuer à vivre correctement ont emprunté plus qu'ils ne pouvaient rembourser. Plus que jamais, il est temps de rééquilibrer les revenus du capital et les revenus du travail. La part des revenus du travail dans la richesse nationale n'a jamais été aussi faible qu'aujourd'hui . Elle représentait près de 70% du PIB en 1975, aujourd'hui elle ne pèse que 57,8%. 

Il est temps de ne plus spolier les français des richesses qu'il créent. Ces richesses doivent servir au bien être de tous, des plus fragiles en particulier. Il en va de l'intérêt général.

Franck Loiseau ,pour la Gauche Alternative

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