23 juillet 2009
Après deux ans à vivre cachée, la famille Popov a obtenu le statut de réfugié politique
Yekaterina, Vladimir Popov, et leurs enfants Véronique et Geoffrey, vont pouvoir sortir de l’ombre. Ces Angevins originaires du Kazakhstan ont reçu ce matin un courrier de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) : ils obtiennent le statut de réfugié politique. Une nouvelle qui tombe après des dizaines de manifestations en leur faveur, un soutien actif du Réseau éducation sans frontières et près de deux ans passés à vivre cachés.
Ils avaient frôlé l’expulsion en septembre 2007. Remis en liberté après une décision de justice mais toujours expulsables, ils avaient alors été hébergés par des Français, qui se relayaient pour les accueillir. Depuis un an, la famille vivait à Angers, toujours discrètement, mais sans être inquiétée par les forces de l’ordre.01 juillet 2009
Proposition de loi anti-bandes : jusqu’où nous conduira la démagogie sécuritaire ?
Communiqué du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ)
Le 5 mai 2009, M. Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, a déposé une proposition de loi visant notamment à « renforcer la lutte contre les violences de groupes ». Ce texte a été adopté en commission des lois le 10 juin. Il est examiné au Parlement depuis le 23 juin.
Il prévoit en particulier de punir de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende « le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions de biens ».
La création d’un tel délit, résurgence aggravée de la tristement fameuse « loi anti-casseurs », est à la fois totalement inutile pour lutter contre la délinquance et très dangereuse pour les libertés publiques.
Inutile parce que le Code pénal permet déjà de punir très sévèrement les auteurs d’infractions en groupe.
Circonstances aggravantes de réunion et de bande organisée, coaction, complicité, délits d’association de malfaiteurs, d’attroupement armé et d’attroupement non-armé constituent un arsenal répressif déjà considérable contre les personnes qui, collectivement, commettent ou commencent à commettre des violences ou des dégradations et même celles qui préparent la commission de tels faits.
Dangereuse parce qu’au-delà de l’affichage politique, la définition retenue est extrêmement floue et porte en germe un arbitraire policier et judiciaire qui n’est pas acceptable en démocratie.
En effet, compte tenu de la pression statistique sans précédent qui s’exerce sur les forces de l’ordre, un tel « délit préventif », qui repose sur une suspicion d’intention (le « but poursuivi », en l’absence de toute violence ou dégradation effective), ne manquera pas d’engendrer des gardes à vue abusives (arrestation, menottage, fouilles, fichage…), dont tout laisse à penser que les « populations cibles » seront les habitants des quartiers populaires, notamment les jeunes, et les militants, déjà souvent présumés suspects…
Compte tenu de l’imprécision de l’incrimination, il est même à craindre que les tribunaux prononcent des condamnations sur la base de ces procédures aléatoires, notamment dans le cadre des audiences expéditives de comparutions immédiates…
Se promener à plusieurs dans une cité en marquant une certaine méfiance au passage de la police, occuper un appartement vide pour revendiquer une politique du logement digne de ce nom, protester contre une expulsion sans relogement, participer à une manifestation dans un climat tendu, organiser un happening, investir un bâtiment d’université pour dénoncer telle ou telle « réforme »…, autant de comportements étrangers à la délinquance qui risquent cependant d’alimenter la politique du chiffre sévissant au ministère de l’Intérieur.
En réalité, sous couvert de lutter contre les bandes, dont l’existence n’est pas nouvelle et qui sont déjà réprimées, y compris lorsque, comme récemment, de graves violences sont commises, ce texte contribuera à pénaliser à la fois les plus démunis et ceux, militants et citoyens, qui veulent agir ensemble pour faire reconnaître leurs droits.
Il est vrai que M. Estrosi est un fervent pratiquant de l’idéologie sécuritaire. On se souvient notamment qu’il avait déposé en 1991, suite à une affaire criminelle médiatisée, une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour certains crimes…
Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ) dénoncent la surenchère démagogique que représente ce nouveau texte et en demandent le retrait pur et simple.
Alors que le Code pénal a été modifié 116 fois entre le 1er janvier 2002 et le 18 juillet 2008, elles rappellent par ailleurs qu’il est urgent de mettre fin à l’inflation législative, particulièrement nocive en matière pénale. Un fait divers = une loi, ça suffit !
Le 29 juin 2009.
Organisations signataires :
- associations :
Association Française des Juristes Démocrates (AFJD)
Association Française des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille (AFMJF)
Droit Au Logement (DAL)
Fédération des Conseils de Parents d'Elèves des écoles publiques (FCPE)
Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées (GENEPI, membre observateur)
Ligue des Droits de l'Homme (LDH)
Privacy France (Big Brother Awards)
- autres collectifs :
Appel des appels (AdA)
Collectif « Nous refusons la politique de la peur »
- mouvements et partis politiques :
Les Alternatifs
Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique
Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)
Parti Communiste Français (PCF)
Parti de Gauche (PG)
Parti Socialiste (PS)
Les Verts.
- syndicats :
Confédération Générale du Travail - Protection Judiciaire de la Jeunesse (CGT-PJJ)
Confédération Générale du Travail - Pénitentiaire (CGT-Pénitentiaire, UGSP)
Fédération Syndicale Unitaire (FSU)
Solidaires Unitaires Démocratiques - Santé/Sociaux (SUD-Santé/Sociaux)
Syndicat des Avocats de France (SAF)
Syndicat de la Magistrature (SM)
Syndicat de la Médecine Générale (SMG)
Syndicat National de l'Ensemble des Personnels de l'Administration Pénitentiaire (SNEPAP/FSU)
Syndicat National des Enseignants du Second degré (SNES/FSU)
Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP/FSU)
Syndicat National des Personnels de l'Education et du Social - Protection Judiciaire de la Jeunesse (SNPES-PJJ/FSU)
Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales, de l'Intérieur et des Affaires Sociales (SNU-CLIAS/FSU)
Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)
Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)
15 juin 2009
Politis - Comment faire taire les militants
En s’appuyant sur la prochaine loi de programmation militaire, la ministre de l’Intérieur prépare un décret qui criminaliserait les contestations écolos et associatives.
La ministre de l’Intérieur, sur suggestion de l’Élysée et de quelques parlementaires, prépare en secret un arrêté fondé sur un projet de loi signé du Premier ministre et du ministre de la Défense, prêt depuis le mois d’octobre 2008. Il s’agit de la loi 1216 de programmation militaire pour 2009-2014 : un texte plutôt banal s’il ne prévoyait, dans son article 5, de réorganiser et de redéfinir tout ce qui touche à la sécurité intérieure. Ce qui, une fois la loi votée, (...)
lien ici
03 juin 2009
Européennes 2009 - Pour qui voter?
Voter, oui, mais pour qui.
Dois-je me fier aux sondages qui indique que tel parti devance tel autre parti?
Est-il important de regarder la tête de liste au fond des yeux et de détecter la future parlementaire à laquelle je rêve (mettez les accords selon vos goûts)?
Le son de la voix, lors d'un meeting est-il gage de compétence?
Un parlementaire déjà élu est-il mieux à même de faire entendre ma voix?
Conseils:
1) Recherchez le nom des listes qui se présentent dans votre région. Attention, certaines listes ne figurent pas dans l'envoi effectué par votre mairie, par manque d'argent. (par exemple, Europe Décroissance, dont le bulletin de vote est disponible sur notre site.)
2) Lisez le programme, ou du moins les grandes lignes. Si celui-ci ne vous convient pas, ne votez pas pour la liste.
3) Regardez le nom des deux personnalités en tête. Elles seules ont une chance d'être élue dans votre région, et encore. Leur faites-vous confiance? (par exemple, faites-vous confiance à Christophe Béchu, démissionnaire de l'entreprise Dexia en janvier 2009 , qui a licencié 900 personnes et perdu plus de 90 % de sa valeur).
En résumé, si vous avez choisi des programmes qui vous conviennent , éliminez les autres listes. Ensuite, éliminez ceux qui ont en tête de liste (au niveau régional ou national) des personnes qui ont déjà trahies le vote de leurs électeurs. Puis, faites l'effort d'apporter votre bulletin jusqu'à l'urne.
Devenez citoyen actif . Informez-vous, et agissez.
Jean Philippe Parmantier.
3)
27 mai 2009
Hadopi, la police des pensées.
Vous ne le savez peut-être pas, mais vous êtes peut-être surveillé. Julien Coupat et sa compagne (les dangereux terroristes épiciers de Tarnac) l’étaient, suite à leur tentative de passer la frontière américaine sans passeport biométrique. On remarquera que, malgré la surveillance étroite et physique dont ils étaient l’objet le jour des dégradations reprochées, personne parmi nos fins espions, n’a pu les voir commettre d'actes répréhensibles. Cela n'empêche pas Julien Coupat d'être enfermé depuis plusieurs mois, et les perquisitions infructueuses et gardes à vues d'intimidation de se multiplier.
Mais maintenant, ce ne sont plus seulement vos actes qui pourront être surveillés, mais vos pensées.
Vous vous croyez seul chez vous. Sur votre ordinateur, vous écrivez la phrase : « Je hais Sarkozy ! ». Le copier-coller vous permet de démultiplier à l’envie l’expression de votre pensée. Après vous être défoulé, vous quittez votre page texte, sans l’enregistrer.
Sans que vous en ayez conscience, ce qui n’était que pensée momentanément inscrite sur un écran d’ordinateur, est devenu pièce à conviction. En effet, la loi Hadopi, pour laquelle nos élus de droite ont généreusement voté, permet de pirater votre ordinateur, jusqu’à connaître les touches que vos doigts ont activées. Votre écran est devenu en un tour de loi, un espion au service de » l’Etat. Relisez 1984 , de Georges Orwell, et vous y découvrirez le monde que l’homme de paille Sarkozy construit pour vous et vos enfants.
Jean Philippe
20 avril 2009
Un enseignant chercheur fait une découverte..
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce «cours hors les murs», de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
« - Monsieur Vadrot ?
- euh...oui ?
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte.
- C’est non ! »
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes.
’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
« Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants « Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde. J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...
Claude-Marie Vadrot, journaliste à Politis et chargé de cours à Paris 8
souhaite diffuser largement ce message.
08 avril 2009
OTAN - 4 avril 2009 - La souricière
Mais que fait la police ?
A quel jeu machiavélique ont joué les responsables des « forces de l’ordre » le 4 avril à Strasbourg ? Pourquoi avoir envoyé les dizaines de milliers de manifestants pacifiques vers une souricière et dans le même temps pourquoi ont-ils laissé les « autonomes » faire ce qu’ils voulaient ?
Il faudra bien que les « responsables de la sécurité des citoyens » répondent à ces différentes question. Il y a encore quelques années on les appelait les « gardiens de la paix » ... mais samedi c’est « provocateur de guerre » qu’ils étaient ! Tous les participants s’accordent à dire que « c’était couru d’avance » ... les « black-bloc » étaient repérés et ce ne sont pas les quelques dizaines de bénévoles qui ont essayé de les empêcher de passer à proximité du pont de chemin de fer vers 17h qui pouvaient changer le cour des choses.
Des témoins rapportent que sur les 6000 allemands massés de l’autre coté du pont de l’Europe, seuls quelques centaines de « jeunes en noir » ont été autorisées à passer ... on dit aussi qu’au départ, les casseurs ont sorti le mobilier de l’hôtel Ibis et y ont mis le feu, à l’extérieur. On dit enfin que les hélicoptères qui surveillaient durant toute la manif. ont parfaitement vu ce qui se passait !
Alors ?
Certes nous condamnons ces actes sans ambiguïté. Venus pour casser, leurs auteurs méritent d'être poursuivis et jugés conformément à la loi. Mais ... comment expliquer que l'important déploiement policier n’ait pas été capable d’empêcher la majeure partie des exactions ? Pourquoi ont-ils joué ainsi avec le feu, si j’ose dire ? Car en attendant ce sont encore les populations précaires de ce quartier qui ont payé.
Dès notre arrivée à proximité de Strasbourg, les pancartes « déviation » nous emmenaient vers le port « autonome » (c’est un signe !) de Strasbourg. Puis ensuite, plus rien !
Heureusement, les Lorrains ont le sens de l’orientation ... et les autres aussi puisque finalement nous avons réussi à rejoindre les dizaines de milliers de manifestants sur la route du Rhin.
Il a fallu d’abord franchir un premier barrage dans lequel on nous avertissait : si vous passez, vous ne pourrez plus revenir en arrière, le pont sera fermé ! Encourageant ... on constatera 3 heures plus tard que c’était vrai et que pour rejoindre notre bus il nous a fallu franchir une ligne de wagons puis traverser des jardins ouvriers sou l’œil goguenard du CRS de faction.
Alors avec les « black-bloc » en file indienne sur les cotés, les CRS devant, les CRS derrière ... les milliers de manifestants étaient bel et bien dans une souricière ! Obligés de lever les mains en croisant, au retour, les canons des « flash-ball », sous les explosions de grenades lacrymogènes et autres choses volontairement assourdissantes, plusieurs d’entre nous en sont encore traumatisés.
A : départ B : pont C : arrivée ... et demi-tour
Pourquoi manifester ?
Retour en arrière : L’OTAN, l’Organisation du Traité Atlantique Nord, est une alliance des grandes puissances occidentales sous commandement des Etats- Unis. Créée le 4 avril 1949, elle était alors une organisation de coopération politico-militaire de défense, principalement dirigée contre l’URSS. Mais depuis la fin de la guerre froide, ses objectifs ont été réorientés vers « la défense des approvisionnements en ressources vitales (c'est-à-dire le contrôle des ressources énergétiques : essentiellement le pétrole), mais aussi contre la prolifération des armes de destruction massive (sic) et contre le (fameux qui a bon dos) terrorisme » Même quand « nous » -je parle là des marchands d’armes occidentaux- leur avions, nous même, livrés tous les moyens meurtriers. Il n’est pas inutile de rappeler ici la déroute des troupes soviétiques dans le bourbier Afghan, Afghans bien aidés par les approvisionnements d’armes (les missiles sol-air, par exemple) via les USA. Cette guerre a tout de même ravagé ce pays durant 10 ans !
Comme son nom l’indique, à l’origine il s’agissait bien pour l’organisation de maîtriser l’ordre dans l’atlantique nord ... aujourd’hui, l’Europe va mettre ses moyens et ses budgets à la disposition des Etats-Unis pour l’aider dans sa défense dans le monde ... et au Proche et au Moyen-Orient en particulier. On est loin de l’atlantique nord là non ? Mais c’est là qu’est le terroriste ! Comme étaient, hier, les caches d’armes de destructions massives ? En tout cas tout prés des gisements de pétrole et sur le chemin qui permet d’y accéder.
Ainsi, sous l’impulsion, ou plutôt sur l’ordre de son président, La France vient de décider d’entrer dans le commandement intégré de l’OTAN. Elle abandonne alors une position établie depuis 1966. Celle qui consistait à préserver son autonomie en matière militaire.
Cette décision, une nouvelle fois imposée, prend effet lors du sommet du 60ème anniversaire de l’OTAN qui vient de se tenir à Strasbourg en présence des chefs d’Etats des pays membres et donc de messieurs Obama et Sarkozy.
Pour la politique de la France au Proche et au Moyen Orient, les conséquences majeures de la décision du Président consistent :
- à considérer que les sorties de crise et conflit passent obligatoirement par la guerre puisque pas ... politiques.
- à adopter, au nom de la lutte contre ce que les Etats-Unis qualifient de « terrorisme », la vision impérialiste et sécuritaire américaine. Ce qui légitime du coup, les interventions militaires dans le monde (aujourd’hui essentiellement en Afghanistan et en Irak)
C’est pourquoi nous devons exiger : le retrait de la France de l’OTAN, mais aussi le retrait des troupes françaises d’Afghanistan et, dans le même temps, la fin de l’occupation de ce pays par l’OTAN. C’est un règlement politique qui doit permettre l’arrêt des conflits. La France n’a pas à participer à cette lutte des plus forts contre des populations qui n’aspirent qu’à la Paix.
Dans cette période de crise sociale et écologique, les budgets de la défense doivent, au contraire, être réorientés pour aider les populations les plus précaires. En juin prochain, il faudra se souvenir de cette orientation là aussi ! Ce n’est pas d’une France guerrière que nous voulons ; ce n’est pas non plus pour une Europe belliqueuse que nous voterons.
Faute de quoi, c’est dans une deuxième souricière que Sarkozy nous aura amenés !
05 avril 2009
Appel à mobilisation citoyenne : Non au délit de solidarité!
Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit!
Mercredi 8 avril dans plusieurs dizaines de villes en France, des milliers de personnes se rendront devant les différents palais de justice pour se constituer prisonniers.
Parce qu’aujourd’hui, en France, accueillir, accompagner ou simplement aider une personne sans papiers est devenu un délit………..
Comme le précise l’article L622 1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile: « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera puni d’un emprisonnement de 5 ans et d’une amende de 30 000 euros ».
Parce que le gouvernement français s’est donné comme objectif en 2009, l’interpellation de 5000 aidants et de 5 500 en 2011, en assimilant citoyens solidaires et militants bénévoles aux trafiquants de main d’œuvre et autres passeurs….
Mercredi 8 avril, nous serons donc des milliers affirmant avoir un jour aidé un homme ou une femme sans papiers en difficulté. Nous serons des milliers de citoyens décidés à rester des « aidants » » et à affirmer que l’humanité et la solidarité sont des principes supérieurs sans lesquels il n’y a pas de société digne de ce nom.
Cette mobilisation citoyenne nationale ne sera qu’une première étape. Quelques jours plus tard, une proposition de loi rédigée par le collectif associatif sera portée devant le Parlement. Cette proposition visera à :
· réaffirmer le principe de l’accueil inconditionnel dans les structures associatives susceptibles d’accueillir des migrants;
· dépénaliser les « aidants »
· interdire les interpellations de personnes en situation irrégulière dans les lieux d’accompagnement et d’accès aux droits (éducation, santé….)
La solidarité n’est pas un délit!
Montrons le en nous déclarant solidaires
comme le feront à la même heure et dans toute la France
au moins 5500 manifestants!
Soyons nombreux
* À Angers devant le Palais de Justice
Mercredi 8 avril 2009 à 12h30
L.D.H 49
22 rue du Maine
49100 ANGERS
Tel:02-41 -27-32-74
Email:angers@ldh-france.org
Blog:http://ldh49.over- blog.org
26 mars 2009
lettre des inculpés de Tarnac
A nos juges,
Voilà quatre mois que le feuilleton médiatico-judiciaire intitulé l’"affaire de Tarnac" ne cesse de ne plus vouloir finir. Julien (Coupat) va-t-il sortir à Noël ? Pour le Nouvel An ? Aura-t-il plus de chance vendredi 13 ? Non, finalement on le gardera encore un peu en prison, enfermé dans son nouveau rôle de chef d’une cellule invisible. Puisqu’il semble que quelques personnes aient encore intérêt à faire perdurer cette mascarade, même au-delà du grotesque, il va nous falloir endosser, encore une fois, le rôle que l’on nous a taillé ("les 9 de Tarnac"), pour un nécessaire éclaircissement collectif. Alors voilà. ...
Primo. Pendant que des journalistes fouillaient jusque dans nos poubelles, les flics reluquaient jusqu’à l’intérieur de nos rectums. C’est assez désagréable. Depuis des mois vous ouvrez notre courrier, vous écoutez nos téléphones, vous traquez nos amis, vous filmez nos maisons. Vous jouissez de ces moyens.
Nous, les neuf, nous les subissons, comme tant d’autres. Atomisés par vos procédures, neuf fois un, alors que vous, vous êtes toute une administration, toute une police et toute la logique d’un monde. Au point où nous en sommes, les dés sont un peu pipés, le bûcher déjà dressé. Aussi, qu’on ne nous demande pas d’être beaux joueurs.
Deuzio. Bien sûr vous avez besoin d’"individus", constitués en "cellule", appartenant à une "mouvance" d’une fraction de l’échiquier politique. Vous en avez besoin, car c’est votre seule et dernière prise sur toute une part grandissante du monde, irréductible à la société que vous prétendez défendre. Vous avez raison, il se passe quelque chose en France, mais ce n’est certainement pas la renaissance d’une "ultragauche". Nous ne sommes ici que des figures, qu’une cristallisation somme toute plutôt vulgaire d’un conflit qui traverse notre époque. La pointe médiatico-policière d’un affrontement sans merci que mène un ordre qui s’effondre contre tout ce qui prétend pouvoir lui survivre.
Il va sans dire qu’à la vue de ce qui se passe en Guadeloupe, en Martinique, dans les banlieues et les universités, chez les vignerons, les pêcheurs, les cheminots et les sans-papiers, il vous faudra bientôt plus de juges que de profs pour contenir tout ça. Vous n’y comprenez rien. Et ne comptez pas sur les fins limiers de la DCRI pour vous expliquer.
Tertio. Nous constatons qu’il y a plus de joie dans nos amitiés et nos "associations de malfaiteurs" que dans vos bureaux et vos tribunaux.
Quarto. S’il semble aller de soi pour vous que le sérieux de votre emploi vous amène jusqu’à nous questionner sur nos pensées politiques et sur nos amitiés, nous ne nous sentons pas, quant à nous, le devoir de vous en parler. Aucune vie ne sera jamais absolument transparente aux yeux de l’Etat et de sa justice. Là où vous avez voulu y voir plus clair, il semble plutôt que vous ayez propagé l’opacité. Et l’on nous dit que, désormais, pour ne pas subir votre regard, ils sont toujours plus nombreux ceux qui se rendent à des manifestations sans téléphone portable, qui cryptent les textes qu’ils écrivent, qui font d’habiles détours en rentrant chez eux. Comme on dit : c’est ballot.
Quinto. Depuis le début de cette "affaire", vous avez semblé vouloir accorder beaucoup d’importance au témoignage d’un mythomane, aussi appelé "sous X". Vous vous obstinez, c’est courageux, à accorder un peu de foi à ce ramassis de mensonges, et à cette pratique qui a fait l’honneur de la France il y a quelques décennies - la délation. C’en serait presque touchant, si ça ne conditionnait pas l’accusation de chef à l’encontre de Julien, et donc son maintien en détention. Si ce genre de « témoignage » ne justifiait pas des arrestations arbitraires – à l’occasion, par exemple, de quelques balles envoyées par la Poste, ou sur la police, dans l’Hérault, ou à Villiers-le-bel.
Enfin, étant entendu que la marge de liberté qu’il nous reste est désormais fort réduite, que le seul point à partir duquel nous pouvons nous soustraire à votre emprise réside dans les interrogatoires auxquels vous nous soumettez à intervalles réguliers. Que Julien s’est déjà vu refuser quatre demandes de remise en liberté. Qu’il est notre ami. Qu’il n’est rien de plus que ce que nous sommes. Nous décidons qu’à partir de ce jour, dans l’héroïque tradition d’un Bartleby, "nous préférerons ne pas". En gros, nous ne vous dirons plus rien et cela jusqu’à ce que vous le libériez, jusqu’à ce que vous abandonniez la qualification de chef pour lui et de terrorisme pour nous tous. En résumé, jusqu’à ce que vous abandonniez les poursuites.
Pour tous ceux qui, là où ils sont, se battent et ne se résignent pas. Pour tous ceux que le ressentiment n’étouffe pas et qui font de la joie une question d’offensive. Pour nos amis, nos enfants, nos frères et nos soeurs, les comités de soutien. Pas de peur, pas d’apitoiement. Pas de héros, pas de martyrs. C’est précisément parce que cette affaire n’a jamais été juridique qu’il faut transporter le conflit sur le terrain du politique. Ce que la multiplication des attaques d’un pouvoir toujours plus absurde appelle de notre part, ce n’est rien d’autre que la généralisation de pratiques collectives d’autodéfense partout où cela devient nécessaire.
Il n’y a pas neuf personnes à sauver mais un ordre à faire tomber.
Aria, Benjamin, Bertrand, Elsa, Gabrielle, Manon, Matthieu, Yldune sont, avec Julien Coupat, mis en examen dans l’"affaire de Tarnac".
(Publié dans le journal Le Monde, du 17 mars).
http://www.soutien11novembre.org/
25 mars 2009
Libérez les objecteurs de conscience israéliens
ISRAEL'S jeunes objecteurs de conscience.
Le Shministim israéliennes sont des élèves du secondaire qui ont été emprisonnés pour avoir refusé de servir dans une armée qui occupe les territoires palestiniens.
18 décembre marque la date de lancement d'une campagne mondiale visant à les libérer de prison.
Rejoignez plus de 20.000 personnes, y compris des objecteurs de conscience américains, Ronnie Gilbert, Adrienne Rich, Robert Meeropol, Adam Hochschild, Rabbi Lynn Gottlieb, Howard Zinn, Real Mazali, Debra Chasnoff, Ed Asner et Aurora Levins-Morales et montrer votre soutien en communiquant avec le ministre israélien de la défense en utilisant le formulaire ci-dessous. 40000 LETTRES ET COMPTAGE !
lien : http://lavenircestmaintenant.skyrock.com/
signer la lettre : http://WWW.DECEMBER18TH.ORG
