La construction d'un Lycée Public dans les Mauges est demandée depuis plus de 30 ans. Depuis une année, tous les verrous patiemment mis en place par les collectivités de droite, ont sauté, devant l'évidence du besoin. Hausse vertigineuse des effectifs des écoles puis des collèges, fort développement démographique de la 3ème couronne nantaise, ont permis d'étayer des arguments moins économiques, à savoir les 3 heures de transport quotidien de certains lycéens, l'absence de service public d'éducation dans un secteur monopolisé par l'enseignement privé mais financé par des fonds publics.

Malgrès cela, il existe encore des personnages dont l'absence d' empathie n'a d'égal que l'aptitude à persévérer dans l'économisme d'épicerie. Monsieur André Bréheret, président de l'OGEC Dom Sortais, est de ces personnes.

Selon le Courrier de l'Ouest du jeudi 11 janvier 2011, il affirme que "les besoins d'un Lycée public ne s'avèrent ni évidents, ni urgents, puisque les commissions planchent encore sur le sujet pour déterminer les contenus des formations de ce futur lycée".

En bon épicier, il devrait se demander s'il  faut connaître la diversité des légumes que l'on vend avant de construire l'épicerie.

Dans un second temps, et c'est là la véritable raison de sa complainte, il se demande comment le lycée privé notre Dame de Bonne Nouvelle pourrait survivre au choc de la disparition d'environ 120 élèves, reconnaissant en passant une gestion actuelle incertaine ne permettant pas d'envisager l'avenir sous de bons auspices. Là, il avance les arguments de la mauvaise foi, parlant des dizaines de licenciements que cela provoquerait dans les lycées privés de Beaupréau, sans parler des créations d'emplois qu'un lycée public génèrerait (restauration scolaire, enseignants, sous-traitants...)

Ainsi, il trouve naturel de contraindre une bonne centaine de familles à payer cher pour financer les insuffisances d'une gestion privée.

Voit-on les entreprises de vigiles se révolter lors de l'implantation d'une gendarmerie?

Imaginons-nous les transporteurs routiers arborer leurs déficits pour protester contre l'ouverture d'une ligne de chemin de fer?

L'éducation n'est pas une marchandise d'épicerie qui doit être soumise aux intérêts mesquins d'une minorité. Elle est oeuvre salutaire pour toutes et tous.

 

Jean Philippe