09 février 2010
Collège Public, Lycée Public à Beaupréau - pétition
PETITION
POUR UNE CITE SCOLAIRE PUBLIQUE
A BEAUPREAU (49)
Le dimanche 7 février 2010 plus de cinq cents personnes se sont réunies à Nantes devant la préfecture de région des Pays de la Loire pour exiger une cité scolaire publique (collège et lycée) à Beaupréau dans le Maine et Loire.
Le refus du préfet de région d'ouvrir un lycée public pour ne pas concurrencer les trois établissements secondaires confessionnels existants traduit la politique partisane du pouvoir.
Ce refus, motivé par le souci "d'une bonne gestion", illustre la perversité d'une concurrence scolaire financée sur des fonds publics.
Nous l'avions dénoncée dans notre précédente pétition : "Pour une école de la République".
Le Collectif vigilance laïcité de Maine et Loire vous appellent à faire connaître et à signer la pétition : "Pour un collège et un lycée public à Beaupréau".
SIGNER LA PETITION
Télécharger l’appel du collectif
07 février 2010
Un dimanche laïque à Nantes.
Manifester pour demander à l'Etat de ne pas s'opposer à la création d'un lycée public dont les premières demandes remontent à 30 ans déjà. 
Manifester à Nantes, à 40 km de Beaupréau, ville d'un autre département, au centre des Mauges, là où le besoin se fait cruellement sentir.00 personnes selon les renseignements généraux, bien plus que ce qu'ils attendaient, selon
leurs propres dires. Des syndicalistes, des associatifs, des politiques et surtout des parents.
Pourquoi avoir choisi Nantes? C'est là le siège de la Préfecture Régionale. C'est de Nantes que le Préfet de Région retransmets les directives que lui donnent ses supérieurs de Paris. C'est
à Cholet, lors de la visite du chef élyséen, qu'il avait informé le Président Régional du "non" au lycée.
Une délégation a été reçue pendant dix minutes, après la
manifestation. Le Directeur de Cabinet a affirmé que le "non" au collège n'était pas décidé et que la réflexion se poursuivait.
La farouche volonté des actuels dirigeants de se séparer de l'essentiel des Services Publics va évidemment à l'encontre de l'ouverture de lycée demandée. En ce sens, l'action du Collectif pour la Promotion de l'Ecole Publique prend
un sens politique. Cela explique la présence de nombreux candidats de Gauche aux
Elections Régionales.
Lorsque les Services publics auront été réduits à néant, que l'ensemble des services qui faisaient notre cohésion nationale auront été privatisés, à quoi serviront nos impôts? Gageons que, comme
savent si bien le faire le chef de l'Etat ou le maire de Cholet, il serviront à subventionner, selon l' intérêt de la clientèle électorale.
06 février 2010
Régionales : meeting départemental 9 février 2010
Mardi 9 février 2010 à 20h30
Salle municipale Thiers-Boisnet, rue Thiers
à Angers
9 février 2010
Tous Ensemble, la Gauche Vraiment
avec Marc Gicquel
Tête de liste Régionale
ancien conseiller régional,
et
Jean-Luc Godet, Nouveau Parti Anticapitaliste, enseignant-chercheur, syndicaliste
Jean-Marc Bozzani, Parti Communiste Français, agent électricien, syndicaliste,
Claude Biardeau, Parti de Gauche, retraité
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Dominique Poupard, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (Gauche Alternative Choletaise), enseignante, conseillère municipale Cholet, co-fondatrice du festival de la BD engagée.
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Thomas Charlot, Les alternatifs, étudiant, syndicaliste
Benoît Bossard, Gauche Unitaire, enseignant, syndicaliste
Beaupréau : 2 mars 2009 film la gerboise bleue
LE CINEMA JEANNE D'ARC DE BEAUPREAU PRESENTE A 20 H
LE MARDI 2 MARS 2010
De 1960 à 1966, à Reggane, au fin fond du Sahara algérien, la France a procédé à des essais nucléaires en atmosphère et en souterrains.
Ce film-documentaire décrit les conséquences sur les militaires appelés et de carrière et sur les travailleurs civils exposés aux radiations .
Débat animé par :
Dominique Lalanne: retraité du CNRS (Centre National à la Recherche Scientifique), ancien directeur de recherche en physique nucléaire et corpusculaire. Expert sur les aspects du nucléaire militaire, membre du Bureau National du Mouvement de la Paix.
Michel Verger : Président Honoraire de l'AVEN (Association des Vétérans des Essais Nucléaires).
Seront présents d'autres membres ''guerre froide''.
Je le confie à la toile,
La grande toile du progrès,
Afin qu'il tisse les voiles...
De la solidarité,
Et qu'il rayonne aux ondes...
De l'humanité.
Je suis Professeur des Écoles
Dans un petit village de l'Eure,
Trois cents âmes y demeurent,
Et vingt-six élèves à l'école..
Une classe, dite « unique »,
Mais cinq cours , dits multiples...
Dans cette école une chance,
Un p'tit morceau de bonheur,
Qui s'écrit avec ces trois lettres :
Employée de la Vie Scolaire...
Pour l'Education Nationale,
Un p'tit bonheur, c'est pas banal,
Un léger baume sur le coeur
De cette Grande Dame
Un peu... bancale !
Notre bonheur, c'est Géraldine,
En silence elle participe
A la guérison d'la Grande Dame...
Elle est... une Valeur Ajoutée
HUMAINE rentabilité,
Et c'est du bonheur... assuré !
Dès le matin, elle s'active,
C'est sur le net qu'elle s'incline
Les courriers, les notes de service,
Toutes les infos de l'inspectrice,
Et celles de l'Académie....
Mes mots notés au brouillon,
Les compte-rendus de réunion,
Tapés, imprimés, photocopiés,
Enveloppés, adressés, timbrés,
Prêts à être distribués...
Encadrés, les derniers dessins des CP,
Affichés, sinon... à quoi bon dessiner ?
Un CM vient montrer son texte sur le musée,
Elle l'aide à le recopier, à taper sur le clavier...
Afin de ne pas gêner, le travail commencé,
Un autre enfant vient finir avec elle l'exercice,
Elle explique et décortique, redonne de l'énergie...
Rangée la bibliothèque,
Notés les livres prêtés,
Elle prépare la maquette,
La une du journal scolaire...
Ah! Notre petit journal
« Magique », ils l'ont appelé
Quel travail de fourmi,
J'y passerai......des nuits ?
Sonne la récréation, une mi-temps pour souffler,
Elle me rejoint, souriante, à la main nos deux cafés,
Quelques chaudes gorgées, entre... deux conflits à régler,
Des solutions à trouver, des mots à reformuler,
Une écorchure à soigner, une blessure à consoler...
Et puis... c'est reparti !
Sur les chemins de la connaissance,
Vaincre ainsi sans cesse l'ignorance,
Avec labeur, effort, sérieux,
S'ouvrir l'esprit, être curieux.
Ne pas oublier l'insouciance,
De tous ces êtres en enfance,
La bonne blague !... On la mettra dans le journal,
Les bons gags, et les rires, c'est vital !
Dans les pots
Les peintures sont bien préparées,
Quatre enfants sur un chevalet,
Deux à l'ordi pour recopier,
Les autres en dessin sur papier,
...Sans elle, jamais...
Ce ne serait si bien géré.
Le soir, coup de fil...
C'est Géraldine,
A sa voix, je perçois,
Une blessure qui abîme...
Ecoute, me dit-elle... c'est à pleurer !
Du « Pôle Emploi » j'ai reçu... un imprimé,
Dans quelques semaines, c'est marqué,
Votre contrat est terminé...
Ils me demandent ce que j'ai fait,
Pour trouver un futur emploi..
Sa voix se fêle... "J'ai..un emploi! »
Ils me demandent ce que j'ai fait,
pour me former, pour m'insérer,
Sa voix se gèle.... puis accélère: « Je... suis formée, depuis trois ans,
j'me sens utile, insérée et c'est varié,
pas bien payé, mais... j'veux rester ! »
Sa voix s'étrangle... c'est à pleurer...
Ils me demandent mes compétences
C'que j'ai acquis, que vais-je répondre ?
Il y a l'espace... d'UNE LIGNE
UNE LIGNE.... mais tu te rends compte !
J'ai honte, honte... il aurait fallu UNE PAGE
Au moins UNE PAGE pour répondre,
J'ai honte, honte... pour notre Grande Dame
Pour ceux qui l'ont créée, l'ont fait évoluer,
Qui a tant appris aux enfants,
Qui a tant encore à leur apprendre...
Et Géraldine ???
On n' lui dira même pas MERCI
Bien sûr, pas de parachute doré,
Et même pas d'indemnité
Ils lui précisent... Oh!..comme ils disent D'étudier ses droits... pour...
le R.M.I.
Elle a raison... c'est à pleurer...
Alors qu'on demande chaque jour,
A nos élèves de dire « Bonjour »
De dire « Au revoir » et.... « Merci »
De s' respecter, d'être poli
Comme vous dites, Monsieur Sarkozy...
Que vais-je dire, à la p'tite fille,
Qui l'aut're jour, près de moi, s'est assise,
Et, tout fièrement, m'a dit :
« Tu sais, Maîtresse, moi, quand j'serai grande,
J'irai au collège, comme mon grand frère,
J'irai au lycée, j'passerai mon bac,
Et je ferai... comme Géraldine! »
Je sursaute... Mon coeur se serre...C'est à pleurer..
C.Picavet
Professeur des écoles
à l'école des Livres Magiques
Saint-Grégoire du Vièvre (Eure)
03 février 2010
Elections Régionales - Tous ensemble, La Gauche Vraiment
Lycée Public Beaupréau : A Nantes le 7 février
Appel du
Collectif pour la promotion
de l’école publique
dans les Mauges.
Beaupréau est un chef lieu de canton au coeur d'un territoire des Mauges de 110.000 habitants sans formation publique secondaire du second degré. En revanche, il y existe trois établissements privés catholiques : deux lycées (professionnel et général) et un collège. Depuis trente ans, les forces laïques locales y demandent l'implantation d'un lycée public général et professionnel (services à la personne...)
Le Conseil régional avait décidé sa création. Le préfet de région,
aux ordres du gouvernement, vient de s'y opposer.
Avec le collectif Vigilance laïcité (1), le collectif des Mauges invite tous les citoyens à manifester pour la création d'une cité scolaire (Lycée et Collège publics) à Beaupréau
le dimanche 7 février à Nantes
devant la préfecture de région, à 15 heures
6 quai Ceineray
contre la décision du Préfet de région :
Le 7 février une adresse au Préfet sera proposée aux manifestants :
Nous, militantes et militants laïques ,républicaines et républicains, rassemblés le 7 février
2010 devant la préfecture de région à Nantes, prenons l'engagement de ne jamais accepter que le droit à
l'école publique, libre et gratuite, soit refusé à une partie de la population de la région des Pays de la
Loire.
Nous exigeons sur tout le territoire des Pays de la Loire un service public d'éducation de
la maternelle à la terminale afin, comme le voulait Jean Jaurès, que "l'école laïque de la République y
assure l'entière et nécessaire liberté de toutes les consciences, de toutes les croyances" tout au long de
la scolarité.
RDV à 13 h 30 devant l’école Jules Ferry à Beaupréau
pour organiser un covoiturage.
( 1 ) D D E N , F C P E , F G R / F P , F O L , F S U , J P A , L D H , O C C E , S D E N, CGT,SNEP,SNES,SNESUP, SNU-ipp, Solidarité laïque, UNSA-Education.
Burqa pas ?
Parmi tous les sujets qui tendent à être exploités médiatiquement, le port du voile intégral (burqa, niqab) , me semble être un bon exemple de l’incapacité de nos « élites » à s’appuyer sur des valeurs fondamentales.
On a entendu s’affronter des arguments sur la liberté de la femme, la nécessaire laïcité, la menace islamiste. De nombreux points de vue ont été présentés, faisant plus appel à un ressenti personnel, basé sur des tripes que sur une conception argumentée et historique des sociétés. Cette façon de débattre présente l’avantage de faire jaillir des propositions mal assises, contestables dans le futur, polarisant l’attention sur un sujet au détriment des autres.
Car en réalité, quelle est la conséquence mesurable du port du voile intégral. . Pour ma part, je ne vois que l’absence
d’identification par le visage. D’où la question de fond : Est-il utile, pour les humains, de voir le visage de quelqu’un ? Cette question paraît idiote tant elle semble éloignée du sujet. Et pourtant, c’est sur cette interrogation que repose une bonne partie de notre vie quotidienne.
« L’homme est un animal social. » Cette affirmation d’Aristote est l’une des moins contestées. L’homme est animal qui ne peut assurer sa survie que par son aptitude à vivre en groupe et à réutiliser les acquis (culture) de ses prédécesseurs. Un homme seul, livré à la nature sans culture, est voué à disparaître. L’homme ne peut survivre que dans l’échange avec ses semblables, dans un fonctionnement solidaire qui implique une vie sociale importante.
Prenons quelques éléments de cette vie sociale. Entraide au quotidien : un voisin vient vous demander un service. Ce service est rendu parce qu’on a la certitude qu’il s’agit de notre voisin. La reconnaissance crée la confiance. La plupart des gens que nous côtoyons respectent un minimum de code de bonne conduite, car ils savent qu’ils peuvent être identifiés, reconnus par quelqu’un en cas de mauvais comportement. La reconnaissance d’autrui est un élément indispensable de notre vie sociale. Or, cette reconnaissance se fait la plupart du temps par le visage. Nous avons tous pu voir des émissions dans lesquelles une personne devait reconnaître une partie du corps de son partenaire. Seul le visage permet une identification rapide et de qualité. Ainsi le visage découvert est un élément essentiel de la vie en société.
Dans la mesure où une personne vit dans une société, elle doit en accepter les codes qui permettent un fonctionnement correct. Dans des espaces destinés au public, et sauf raison médicale, de sécurité ou exceptionnelle (carnaval, …), toute personne doit pouvoir être décrite par son visage.
Cela appelle un développement car la question de l’identification et de l’échange social dépasse très largement les limites du voile islamique. Nombreuses sont les personnes qui, voilées au quotidien, abusent de leur camouflage pour s’affranchir des obligations de la vie en société.
Qui n’a pas eu un problème avec un prestataire de service : électricité, téléphone, accès internet, une banque, … La particularité des nouvelles formes marchandes, telle la hot line, est de voiler le visage de l’interlocuteur. L’identification n’est plus possible. La distance est mise, poussant à l’isolement des partenaires. L’échange social disparaît, laissant le citoyen dans la détresse.
Même au plus haut sommet de l’état, le visage se voile. Lors de ses déplacements,
objets de rencontres, le chef de l’état n’est plus visible. Il installe la distance par des dispositifs sécuritaires, interdisant même l’utilisation de porte-voix. Il n’apparaît plus physiquement qu’à une minorité triée. Il affirme ses solutions apprises par cœur, tel un technicien télécommunication que l’on appelle pour un dépannage internet.
Chacun d’entre nous utilise le masque, soit pour se cacher, soit pour avilir. Si cela fait partie de la nature humaine, il n’en est pas moins vrai qu’il est du devoir de la société de permettre à chacun de jouir pleinement de son humanité ?
06 janvier 2010
Bonne année !!!
Ce titre d’article serait le bien venu s’il était confiné dans un échange entre personnes sacrifiant à la tradition. Bonne année, bonne santé ! souhaits gratuits, sincères ou de complaisance. Lorsqu’ils émanent de personnes proches, les vœux témoignent de la convivialité, de la reconnaissance de l’importance d’autrui et que son existence n’est pas une idée abstraite.
« Je te souhaite une bonne année, parce que tu es mon semblable et que je veux te le témoigner. »
Qu’en est-il en politique, à la télévision, dans une assemblée, sur un blog s’adressant à des personnes connues mais aussi à des inconnus ? Ne s’agit-il pas plutôt d’une incantation relevant plus de la magie que de la démarche responsable ? Le vœu est réalisation de génie. Il relève des contes lus aux enfants. Existerait-il un monde surnaturel, au-delà de nos servitudes quotidiennes, qui gère les heurs et les malheurs de notre monde ? Les vœux ne sont-ils pas plutôt, lorsqu’ils sont collectifs, un aveu d’impuissance face à une réalité que nous feignons de pouvoir contrôler.
Car, n’en doutons pas ! Cette réalité n’est pas le fruit du surnaturel, d’une quelconque malchance (pour celles et ceux qui s’en plaignent). Cette réalité est la résultante, non prédictible mais tout de même réelle , de nos actions.
Les vœux collectifs, émis par celles et ceux qui pensent devoir les faire pour une foule d’admirateurs ou de clients à conquérir, ne sont que le pâle reflet d’une incapacité à agir pour autrui. Rejetant le mythe de cette incapacité à agir, ce texte ne reflètera pas des vœux, des souhaits mais plutôt une rage de voir les rats se disputer pour ronger ce qui reste du navire moribond.
Aujourd’hui, nombreux sont celles et ceux qui se retrouvent sur les constats dramatiques de la situation de la population humaine et sur l’obscurité de l’avenir. Cela ne doit pas masquer la diversité des motivations. Soyons clair : l’écologie, les droits de l’homme, la sécurité, autant locale que planétaire, sont à la mode. Nombreux sont celles et ceux qui, conscients du monde dans lequel eux-mêmes et leurs enfants vont se retrouver, aspirent à un monde plus juste, plus solidaire. Et il y a ceux, probablement une minorité, qui aspirent à ce que leur progéniture s'insert dans « l’élite », sociale et économique bien sûr, du monde à venir.
Le combat semble inégal et on pourrait penser que le nombre déciderait de l’avenir, malgré les ambitions de la minorité oppressive. Mais hélas, de persuasion en démissions, de petites ambitions en petites lâchetés, la majorité se soumet aux ambitieux. Des politichiens qui acceptent les compromis gratifiants aux syndigaleux qui monnaient l’avilissement des travailleurs, sans oublier chacun d’entre nous qui trouve mille excuses pour préférer le confortable découragement à l’action, nous construisons, chacun dans notre coin, les murs de prisons de nos enfants.
Ne nous leurrons pas ! Si certaines ressources demeurent très abondantes, d’autres se raréfient. Il serait illusoire de penser que ceux qui sont désignés sous le vocable « élite », qu’ elle soit politique, financière, économique ou autre, ne se soucient pas de leur avenir ainsi que de celui de ceux qui leurs sont chers. Et dans une situation de rareté, les loups sont encore plus âpres car ils savent leur nourriture comptée.
Les loups actuels nous demandent d’arbitrer leur lutte, de désigner celles et ceux qui pourront survivre sur la laine de notre dos. Notre choix peut être tout autre, à une seule condition. il nous faut rejeter les méthodes des loups car celles-ci conduisent à la lente agonie de notre monde ainsi qu’à l’incapacité d’en modifier le sens. L’action doit donc être autant sociétale qu’ économique.
Sociétale, parce que le système de fonctionnement des partis, que ce soit de droite ou de gauche, amène au même processus : la confiscation du pouvoir par une minorité. De plus, empruntant le même fonctionnement que la droite, les partis de gauche n’ont ni la puissance financière, ni la puissance économique, ni la puissance médiatique pour espérer se faire élire et conduire une vraie politique en faveur des citoyens.
Cela s’est vu lorsque Mitterrand, socialiste, a du, en 1983, réengager une politique en faveur du patronat, lorsque Voynet s’est soumise à la politique d’enfouissement nucléaire dessinée par ses prédécesseurs. Cela s’est aussi vu en 2007 lorsque le système médiatique a progressivement amené Ségolène Royal vers la candidature, créant une situation bipolaire dans laquelle le plus menteur et le plus gueulard remporte la mise. Le fonctionnement de notre société n'est pas démocratique car ce n'est pas la voix d'un peuple libre qui est mise en acte, mais les considération d'une minorité politique prisonnière de son mode de fonctionnement.
Economique, parce qu’il est évident qu’un système basé sur le toujours plus de profit et toujours plus de vente conduit au toujours plus d’exploitation, toujours plus de soumission, toujours plus de destruction. Le système actuel a montré l’excellente aptitude de certains à utiliser un potentiel important de ressources minérales, vivantes ou humaines, pour le plaisir personnel. La précédente femme de Sarkozy l’avait bien montré lorsque son premier acte de femme de ministre de l'inérieur avait été de faire mettre des écrans plasma partout chez elle. Le slogan « parce que je le vaux bien » de la famille Bettencourt (société l’Oréal) reflète à quel point la futilité et l’égo démesuré ont pris le pas sur la raison. Nous détruisons la planète et asservissons le genre humain pour la crème anti-ride de quelques inconséquents.
La question du réchauffement climatique, de la perte de diversité vivante sont déjà dépassés. Seules deux questions se posent. Pouvons nous encore sauver quelque chose ? Qui en profitera ?
Hélas, ces questions ne semblent pas être au centre des discussions politiques du moment, l’égo politique semblant être parfois plus important que la volonté de construire ensemble.
En résumé, l’année 2010 sera celle que vous aurez construite. Pas autrement !
Mauvais départ : Aujourd’hui, Sarkozy à Cholet ! Plusieurs centaines de CRS déployés, peut-être 1000 d’après ce que j’ai recensé. 100 manifestantsmis à l'écart par le service d'ordre et auxquels il était interdit d’utiliser autre chose que la voix pour s’exprimer : porte-voix interdit. Le centre ville de Cholet bloqué, mais aussi des rondes et des contrôles à St André, St Macaire, Le Pallet et autres communes. Un territoire d’environ 300 km² sous surveillance.
On se serait cru sous dictature stalinienne.
On se demande aussi ou étaient les soi-disant contestataires ; dans les goulags, peut-être !
Jean Philippe
13 septembre 2009
65 ans après - Kléber Edgar Guillon, mort pour la France
TU ES PIERRE ET SUR CETTE PIERRE JE GRAVERAI TON NOM, « KLEBER »
22/08/1944 Le temps de l’oubli
05/09/2009 quand « Kléber » devient Guillon
Il n’a fallut que 65 ans pour, enfin, graver, officiellement, dans la pierre, le sacrifice d’un « Mort pour la France de 39/45 ».
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La ténacité d’un fils posthume, « Pupille de la Nation de 39/45 », alliée à la générosité d’un maire, Hubert Bonnefoy, de St Didier en Bresse -71 (commune de 167 habitants - siège du PC sectoriel du maquis FFI) et de ses conseillers municipaux et appuyées sur la dynamique d’un responsable local des anciens combattants, Georges Euvrard, ont permis ce « miracle du souvenir ».
D’un père inconnu ou méconnu et en « déshérence mémorielle », nous nous voyons maintenant, les 4 frères survivants, nantis d’un père « reconnu » qui sera ainsi « acteur » de toutes les commémorations officielles ayant trait à tous ceux qui ont offert leur vie pour que certaines valeurs (1), dont le triptyque « Liberté-Egalité-Fraternité », malheureusement mis sérieusement à mal depuis au moins 3 ans, soient le reflet de la France éternelle, Pays des Lumières (2).
Pas moins de 200 personnes assistaient à cette commémoration particulière qui outre l’inscription d’un « fils adopté par la mort », étranger à la commune puisque natif du Nord, mais de fait « fils combattant de la commune » ayant son PC à St Didier en Bresse, se voulaient honorer les 4 morts des combats de Sermesse (71) du 22/08/1944, peu avant la libération de la Saône et Loire et appartenant tous au maquis basé sur la commune où ils furent inhumés avant que d’être « rapatriés » chez eux :
Jean Boyer né le 13/01/1925 à Draguignan (83), alias « Grosdemieux »
Félicien Guillot né le 12/04/1925 à Authunes (71), alias « Féfé »
Henry Schlincker né le 29/04/1920 à Nice (06), alias « Jésus »
Kléber Edgard Guillon né le 05/02/1908 à Trélon (59), alias « le Garde », « Kléber »
Une relation est faite, par Georges Monnot, dans le livre de René Pacaut « Maquis dans la Plaine » (de la Saône et Loire au Danube avec les FFI Bressans et les chasseurs du 2ème B.C.P), de la mort de « Kléber »…. mort en portant aide à ses hommes sur le terrain….. :
« …… Ensuite je revins avec le groupe de renfort sous les ordres de ‘Kléber’ qui fut carbonisé par un fil de clôture sur lequel était tombé un fil électrique d’une ligne à haute tension, malgré l’intervention du caporal Lépicier qui s’était élancé hors du bois pour couper, au mousqueton, le fil meurtrier.
‘Kléber’ est inhumé le lendemain à St Didier en Bresse ainsi que ses 3 malheureux compagnons…. »
5 lignes, d’un livre à compte d’auteur, sauvaient ainsi le sacrifice d’un « Mort pour la France », de l’oubli total.
Oubli maintenant réparé, depuis le 05 Septembre 2009, puisque du papier cela s’est gravé dans la pierre.
Il est à regretter que le Ministère des anciens combattants, informé, ait passé sous silence (silence aussi obscur que l’obscurantisme qui assaille la France), cette commémoration particulière dans l’espace temps (alors qu’il lui incombait de faire procéder à cette officialisation d’une « Mort pour la France » par une telle inscription, ici ou dans le Nord, et ce depuis 65 ans….).
Mais il est vrai que « Kléber », père à 36 ans, de 4 enfants et attendant le 5éme qu’il ne connaîtra pas, ne s’appelait pas Guy Mocquet, célibataire de 17 ans….. mais simplement Kléber Edgard Guillon!
(photo jointe)
Jean-Luc Voiret, Conseiller Général du canton, représentait le Président du Conseil Général de Saône et Loire, lequel cumule le mandat de Député de la Circonscription (3), signalât au cours de cette commémoration, les dérives dangereuses décidées, arbitrairement, en matière de social et d’humain.
Merci aux quelques 200 personnes qui honorèrent de leur présence, l’émotion d’un lien émotionnel fort enfin renoué.
Kelly-Eric Guillon
« sous-Pupille de la Nation de 4éme Catégorie de 39/45 » par décret, depuis 2000
(1) issues de la Révolution et des combats menés par des citoyens, concrétisées entre autres par les engagements du CNR - Conseil National de la Résistance)
(2) Pays des Lumières qui glisse, maintenant, inexorablement dans l’obscurité et risque de devenir le pays de l’obscurantisme, guère mieux loti que l’Iran que l’on (Elyséen et non le Peuple) se dit prêt à affronter aux côtés d’Israël….. Obscurantisme contre obscurantisme = Obscurantisme des bruits de botte entendus, deci-delà, à nouveau
(3) plus connu, à l’extérieur du Département, sous le nom d’Arnaud Montebourg du PS, lequel, rencontré en son fief de Louhans, en 2005, devait prendre la tête de la croisade des « Pupilles de la Nation de 39/45 » qui refusaient la discrimination faite vis à vis de la souffrance de 120 000 enfants (sur quelques 150 000) sacrifiés de la Guerre et oubliés depuis les décrets de 2000 et 2004 – voir ce combat sur www.pupilles-homega.org.
Hélas le combat continu, sans lui…… qui passé le moment fort de la déclaration d’intention de ce jour là, fut débordé par ses occupations politiques diverses et variées (dont apparemment la « Mémoire » semble exclue, comme d’ailleurs pour le gouvernement et les partis de droite et associés, puisque la 3éme discrimination est maintenant en route conformément, et à la ligne près, à la « promesse électorale » du candidat Sarkozy, malgré le simulacre de la « commission Audouin » à laquelle une seule association de « Pupilles de la Nation » a refusé de siéger, refusant de se faire complice et de servir de « faire valoir » et de « caution morale » au Pouvoir .
http://www.marcfievet.com/article-29248917.html (quand le Pouvoir prostitue les « Morts pour la France »)
http://www.marcfievet.com/article-29509802.html (lettre officielle du refus. La seule du refus)
http://www.marcfievet.com/ (l’édito)








