Gauche Alternative Choletaise

Pour une gauche alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire à Cholet (49)

03 juillet 2009

Communiqué de Presse du NPA 49 : Université d'Angers : mauvais coup contre le service public

vendredi 3 juillet

Le CA de l’université d’Angers (élu ou nommé dans les conditions très peu démocratiques de la loi LRU avec un fort taux d’abstention) a voté le 3 juillet en faveur du passage aux "compétences élargies" par 22 voix contre 6 (dont les élus syndicaux des personnels enseignants et non enseignants) et un blanc.

Désormais la masse salariale sera gérée par l’université qui voit son budget multiplié par quatre. Elle pourra être utilisée dans l'avenir pour les dépenses de fonctionnement de l'établissement ou pour recruter des contractuels ou vacataires de toutes catégories. Une explosion de l’emploi précaire s’annonce et le glissement des fonctionnaires de l’université hors de la fonction publique d’État est ainsi amorcé.

Le Président a profité du reflux du mouvement contre la LRU et de promesses ministérielles de rallonge budgétaire l'an prochain (en cas de vote positif) pour faire voter ce qu’il défend depuis 2007.

La logique de l’université-PME vient de marquer un point contre celle du service public. Mais la lutte des universitaires contre le loi LRU de destruction du service public n’est pas terminée.

Le NPA49 assure les personnels de l'Université d'Angers de son soutien dans les luttes qui ne manqueront pas de survenir face aux conséquences de la loi LRU. D'ores et déjà, il exige la titularisation de tous les personnels contractuels.

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02 juillet 2009

Régionales 2010 - Communiqué des Alternatifs des Pays de la Loire.

Préparer l’alternative sociale et écologiste

Pendant la crise, la casse continue. La droite et le patronat considèrent que l’absence d’alternative crédible leur permet de continuer la libéralisation à tout crin menée depuis le tournant libéral des années 90. La remise en cause du droit à la retraite s’amplifie, le travail du dimanche continue à se diffuser, la privatisation de la Poste devrait franchir une nouvelle étape fin juillet, les suppressions de poste dans l’Education Nationale continuent de plus belle, la Sécurité Sociale est promise à une privatisation rampante, etc… Le chômage et la précarité explosent (exemple des AVS dans les écoles). Dans le même temps, les politiques répressives et xénophobes du gouvernement s’accentuent. La politique écologique du gouvernement est insuffisante face à l’urgence climatique : il choisit de sanctuariser le nucléaire et de poursuivre les programmes routiers inutiles…sauf pour les lobbies du BTP. Le développement durable est mis à toutes les sauces, oubliant que ce développement n’a de réalité que s’il est également social…le contraire de la politique actuelle.

Il est donc indispensable que les fronts de résistance les plus larges se construisent, qu'une démarche unitaire alternative s'affirme, dans les luttes et dans les urnes. Ce sera l’un des enjeux des élections régionales de 2010.

Nous ne voulons pas que l’UMP devienne majoritaire sur la Région des Pays de Loire. Nous ne voulons pas que Madame Bachelot devienne Présidente de la Région car nous avons trop connu le règne des Guichard, Fillon et consorts.

À partir d’une analyse sans a priori du bilan de la majorité actuelle, Les Alternatifs de la région administrative des Pays de la Loire souhaitent contribuer à l’élaboration d’un projet répondant aux exigences écologiques, sociales et démocratiques dans la région.

Ce projet doit être porté au premier tour des élections régionales par une liste de rassemblement sans exclusive de la gauche antilibérale, écologiste  et socialiste, liste indépendante du PS.

Au niveau régional, les Alternatifs rencontreront toutes les forces potentielles de ce rassemblement du premier tour pour engager au plus vite le travail sur un projet alternatif pour la région.

01 juillet 2009

Proposition de loi anti-bandes : jusqu’où nous conduira la démagogie sécuritaire ?

Communiqué du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ)             

Le 5 mai 2009, M. Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, a déposé une proposition de loi visant notamment à « renforcer la lutte contre les violences de groupes ». Ce texte a été adopté en commission des lois le 10 juin. Il est examiné au Parlement depuis le 23 juin.

Il prévoit en particulier de punir de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende « le fait de participer, en connaissance de cause, à un groupement, même formé de façon temporaire, qui poursuit le but, caractérisé par un ou plusieurs faits matériels, de commettre des violences volontaires contre les personnes ou des destructions de biens ».

La création d’un tel délit, résurgence aggravée de la tristement fameuse « loi anti-casseurs », est à la fois totalement inutile pour lutter contre la délinquance et très dangereuse pour les libertés publiques.

Inutile parce que le Code pénal permet déjà de punir très sévèrement les auteurs d’infractions en groupe.

Circonstances aggravantes de réunion et de bande organisée, coaction, complicité, délits d’association de malfaiteurs, d’attroupement armé et d’attroupement non-armé constituent un arsenal répressif déjà considérable contre les personnes qui, collectivement, commettent ou commencent à commettre des violences ou des dégradations et même celles qui préparent la commission de tels faits.

Dangereuse parce qu’au-delà de l’affichage politique, la définition retenue est extrêmement floue et porte en germe un arbitraire policier et judiciaire qui n’est pas acceptable en démocratie.

En effet, compte tenu de la pression statistique sans précédent qui s’exerce sur les forces de l’ordre, un tel « délit préventif », qui repose sur une suspicion d’intention (le « but poursuivi », en l’absence de toute violence ou dégradation effective), ne manquera pas d’engendrer des gardes à vue abusives (arrestation, menottage, fouilles, fichage…), dont tout laisse à penser que les « populations cibles » seront les habitants des quartiers populaires, notamment les jeunes, et les militants, déjà souvent présumés suspects…

Compte tenu de l’imprécision de l’incrimination, il est même à craindre que les tribunaux prononcent des condamnations sur la base de ces procédures aléatoires, notamment dans le cadre des audiences expéditives de comparutions immédiates…

Se promener à plusieurs dans une cité en marquant une certaine méfiance au passage de la police, occuper un appartement vide pour revendiquer une politique du logement digne de ce nom, protester contre une expulsion sans relogement, participer à une manifestation dans un climat tendu, organiser un happening, investir un bâtiment d’université pour dénoncer telle ou telle « réforme »…, autant de comportements étrangers à la délinquance qui risquent cependant d’alimenter la politique du chiffre sévissant au ministère de l’Intérieur.

En réalité, sous couvert de lutter contre les bandes, dont l’existence n’est pas nouvelle et qui sont déjà réprimées, y compris lorsque, comme récemment, de graves violences sont commises, ce texte contribuera à pénaliser à la fois les plus démunis et ceux, militants et citoyens, qui veulent agir ensemble pour faire reconnaître leurs droits.

Il est vrai que M. Estrosi est un fervent pratiquant de l’idéologie sécuritaire. On se souvient notamment qu’il avait déposé en 1991, suite à une affaire criminelle médiatisée, une proposition de loi tendant à rétablir la peine de mort pour certains crimes…

Les organisations membres et partenaires du Collectif Liberté Egalité Justice (CLEJ) dénoncent la surenchère démagogique que représente ce nouveau texte et en demandent le retrait pur et simple.

Alors que le Code pénal a été modifié 116 fois entre le 1er janvier 2002 et le 18 juillet 2008, elles rappellent par ailleurs qu’il est urgent de mettre fin à l’inflation législative, particulièrement nocive en matière pénale. Un fait divers = une loi, ça suffit !

Le 29 juin 2009.

Organisations signataires :

- associations :

Association Française des Juristes Démocrates (AFJD)

Association Française des Magistrats de la Jeunesse et de la Famille (AFMJF)

Droit Au Logement (DAL)

Fédération des Conseils de Parents d'Elèves des écoles publiques (FCPE)

Groupement Etudiant National d'Enseignement aux Personnes Incarcérées (GENEPI, membre observateur)

Ligue des Droits de l'Homme (LDH)

Privacy France (Big Brother Awards)

- autres collectifs :

Appel des appels (AdA)

Collectif « Nous refusons la politique de la peur »

- mouvements et partis politiques :

Les Alternatifs

Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique

Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA)

Parti Communiste Français (PCF)

Parti de Gauche (PG)

Parti Socialiste (PS)

Les Verts.

- syndicats :

Confédération Générale du Travail - Protection Judiciaire de la Jeunesse (CGT-PJJ)

Confédération Générale du Travail - Pénitentiaire (CGT-Pénitentiaire, UGSP)

Fédération Syndicale Unitaire (FSU)

Solidaires Unitaires Démocratiques - Santé/Sociaux (SUD-Santé/Sociaux)

Syndicat des Avocats de France (SAF)

Syndicat de la Magistrature (SM)

Syndicat de la Médecine Générale (SMG)

Syndicat National de l'Ensemble des Personnels de l'Administration Pénitentiaire (SNEPAP/FSU)

Syndicat National des Enseignants du Second degré (SNES/FSU)

Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP/FSU)

Syndicat National des Personnels de l'Education et du Social - Protection Judiciaire de la Jeunesse (SNPES-PJJ/FSU)

Syndicat National Unitaire des Collectivités Locales, de l'Intérieur et des Affaires Sociales (SNU-CLIAS/FSU)

Union Nationale des Etudiants de France (UNEF)

Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)

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Régionales 2010 - Déclaration commune du NPA et du PG à l'issue de leur rencontre du 30 juin

La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :

Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l'offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l'âge du départ à la retraite est un élément phare.

Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l'urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent ¦uvrer à la préparation d'une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d'un emploi, l'augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l'âge de la retraite.

Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l'UMP. Il s'agit en réalité moins d'une victoire de la droite que de l'incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d'accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C'est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L'abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes au rejet de l'actuelle construction libérale et anti démocratique de l'Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l'offre de la gauche  institutionnelle. Dans une situation où la crise va s'aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s'inquiéter de la progression de l'extrême droite. Elle prouve qu'elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.

Les deux partis soulignent également l'ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C'est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.

Ils s'accordent pour favoriser l'unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l'EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d'initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements.

Les deux formations estiment aussi indispensable d'unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.

Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d'avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes autonomes indépendantes associant les forces qui composent aujourd'hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l'autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d'un programme d'urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.

Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d'ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l'exception de tout accord incluant le Modem.

Pour le NPA, au sein de l'institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d'accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.

Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.

Pour le Parti de Gauche, l'ambition est d'être en situation d'appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d'imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.

Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d'Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n'ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.

A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n'empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd'hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd'hui contribue à renforcer une dynamique positive et s'en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s'invitent d'ores et déjà à leurs rendez-vous de l'été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d'un tel rassemblement pour les régionales.

Paris, le 30 juin.

Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric  Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono

Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric  Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux

http://www.lepartidegauche.fr/editos/actualites/773-declaration-commune-npa-pg-rencontre-30-juin

22 juin 2009

Justice de classe - Puissant pris, puissant rit

Jean Tibéri, ancien maire de Paris, proche de Nicolas Sarkozy,  a été condamné pour fraude électorale. Il a abusé le scrutin des électeurs. Il en a tiré des revenus (indemnités) élevées. Mais pour lui, frauder est moins coûteux  qu' une pancarte "casse toi pov'con" du mayennais Hervé Eon, ou le refus de prélévement d'ADN de l'angevine Patricia Daligault. Quand on est col blanc, délinquant  de la mafia politicienne, on risque moins, même pris, que le simple citoyen qui exprime son raz-le-bol. C'est pour ces gens là que vos voisins votent. Pas vous, bien sûr, puisque vous lisez ce blog.

Ci dessous, une appréciation de la situation du couple Jean et Xavière Tibéri, simples rouages de la grande machine à broyer les vies des citoyens commes vous et moi.

lien : http://inventerre.canalblog.com/archives/2009/06/22/14157204.html

Une bienveillante tape sur l'épaule, voilà ce qu'il en coûterait à nos hommes politiques lorsqu'ils vont trop loin, et lorsqu'ils exercent de façon illégitime leur mandat !

Trois ans d'inéligibilité, dix mois de prison avec sursis, et 10.000 d'euros d'amende, là où on s'attendait à l'inéligibilité à vie, et à la perte de tous les avantages liés à l'exercice de ce mandat frauduleux (obligation de restituer toutes les indemnités perçues, perte des indemnités de retraite, etc...), le tout assorti d'une amende qui sanctionnerait ses agissements, d'une amende payée de la poche du tricheur, et pas de celle de ses contribuables floués.

Trois ans d'inéligibilité et 10.000 d'euros d'amende !

C'est comme obliger une personne ayant volé dans un magasin à attendre trois jours avant d'y revenir, et lui demander de rembourser une minuscule partie de la valeur de l'objet volé, sans qu'elle ait à le rapporter !

Autant dire que c'est absurde et grotesque.

La justice est parfois bien mal nommée, et on se demande sur quelles bases les propositions de condamnation sont si avantageuses pour les gens malhonnêtes. Même si cela se fait sans armes, on peut assimiler ces pratiques à du grand banditisme.

Mais ce procès n'est pas terminé, puisque le maire du 5e arrondissement, « choqué » (SIC !) a dit qu'il ferait appel (ici).


Selon que vous serez puissant ou misérable,

les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Jean de La Fontaine, Les Animaux malades de la Peste, Livre VII, fable 1.

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20 juin 2009

Elections régionales 2010 - Déclaration de la Fédération.

Déclaration sur les élections régionales

de la réunion nationale des 13 et 14 juin 2009

de la Fédération pour une alternative sociale et écologique

Les prochaines élections régionales marqueront-elles un nouvel épisode de l’éloignement des milieux populaires de la vie politique et de la division de la gauche de gauche, ou permettront-elles des pas significatifs face à la droite et au social-libéralisme, dont l’empreinte sur la gestion des Régions reste fortement marquée par l’absence d’une alternative à la hauteur des défis actuels ? La possibilité pour les habitants de peser fortement pour élaborer et imposer des politiques différentes dans les régions - pour réduire les fractures territoriales et sociales, pour le développement économique et social, tenant compte d'une réduction de l'empreinte écologique; pour répondre aux besoins de logement, d’emploi, de santé, de formation… - Cette fracture sera-t-elle renforcée ou diminuée ?

Notre démarche ne peut être de présenter aux élections des candidatures de simples témoignages. Nous voulons contribuer à ce que s’exprime dans la société, dans les urnes et jusque dans les institutions une alternative politique.

Pour la Fédération, cette dynamique a vocation à faire converger toute la gauche de transformation sociale et écologique (PC, PG, NPA, militants antilibéraux d’Europe écologie, Fédération…). La Fédération prend acte positivement de la position exprimée par le Parti de gauche, qui va dans ce sens.

Forte de la dynamique à laquelle elle aura contribué pour des politiques régionales ancrées à gauche, la Fédération pour une alternative sociale et écologique sera partie-prenante en tant que telle de listes de transformation sociale et écologique au premier tour des Régionales indépendantes du Parti socialiste.

Pour le second tour, la Fédération pour une alternative sociale et écologique se battra pour un accord de l’ensemble de la gauche permettant de constituer des majorités populaires répondant aux exigences sociales, écologiques et démocratiques en rupture avec le libéralisme.

A défaut d’un tel accord politique, la Fédération pour une alternative sociale et écologique défendra le principe d’une fusion démocratique entre toutes les listes de gauche afin de battre la droite et d’assurer une juste représentation de ces listes dans les Conseils régionaux. Dans ce cadre, la Fédération exclut toute possibilité d’alliance avec le Modem.

A l’issue de sa réunion nationale, la Fédération pour une alternative sociale et écologique propose que ses collectifs locaux et chacune de ses composantes s’emparent de la présente déclaration et en débattent.

L’Exécutif de la Fédération est mandaté pour prendre contact avec toutes les forces sociales et politiques concernées.
Saint-Denis, le 14 juin 2009

18 juin 2009

Trois raisons de manifester à Beaupréau

conf_presse_20_06_2009_beaupr_au

http://www.cholet.maville.com/actu/actudet_-Trois-raisons-de-manifester-a-Beaupreau-_loc-974294_actu.Htm

Les représentants des partis et forces de gauche du Choletais demandent le respect du Code de l'Éducation qui considère que l'accès de tous à « l'enseignement public gratuit et laïque » est « un devoir de l'État ».

Parents, enseignants, politiques se mobilisent pour l'école publique dans les Mauges.Rassemblement, samedi, à Beaupréau.

Le Collectif pour la promotion de l'école publique dans les Mauges, les parents d'élèves, les syndicats, des partis politiques appellent à manifester, samedi, à 10 h 30, place du 11 novembre à Beaupréau. Les manifestants exigeront la « promotion de l'école publique » dans les Mauges, ainsi que la construction d'un collège et d'un lycée public à Beaupréau. Les partis et forces de gauche demandent le respect du Code de l'Éducation qui garantit pour tous un « enseignement public, gratuit et laïque ».

Il est temps de construire le collège

Le Collectif ne désarme pas. Il vient d'envoyer une lettre à Christophe Béchu, président du conseil général, le pressant d'ouvrir un collège à Beaupréau : « Les chiffres montrent que les collèges publics seront à saturation dans deux ans. La pérennité d'un collège public à Beaupréau est assurée par la vitalité de la population scolaire des écoles maternelles et élémentaires publiques de Mauges, écrit-il. Refuser cette création relèverait d'une volonté manifeste de freiner le développement du service public dans les Mauges ». Et l'association de demander au conseil général d'inscrire la question à l'ordre du jour de sa réunion plénière des 22 et 23 juin.

110 000 habitants sans lycée public

Et le lycée ? Pour les partis et forces de gauche du Choletais, la construction d'un lycée public à Beaupréau n'est pas définitivement acquise. Il est vrai que la Région est favorable à la construction. C'est important car c'est elle qui la finance. Il est vrai que le conseil académique de l'Éducation nationale (CAEN) a donné un avis favorable à sa création. Mais la gauche craint que le préfet de région et le rectorat (qui a produit une étude très défavorable du lycée public) retardent la définition pédagogique de l'établissement. « Le recteur et le préfet s'endorment sur le dossier en espérant que la Région passe à droite en mars 2010 », remarque Gildas Guguen en déplorant « une gestion politique du dossier ».

Demande d'une 5e classe de maternelle

Le conseil des parents d'élèves de l'école publique Jules-Ferry de Beaupréau exige l'ouverture d'une 5e classe de maternelle à l'Inspection académique. « Nos effectifs ont atteint 128 élèves de plus en trois ans, plaident-ils. C'est le seuil fixé, cette année, pour ouvrir une nouvelle classe. De plus, nous avons 16 enfants de moins de trois ans qui ne sont pas comptabilisés ».

Au niveau Choletais, les forces de gauche demandent la création d'une école publique dans le futur quartier du Val de Moine, dont la population devrait s'élever à 3 000 habitants.

M. C.

Ouest-France

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16 juin 2009

Communiqué de presse du NPA 49 - Lénin café

Le NPA assure le Lenin Café de Chalonnes de sa solidarité face aux attaques de l'UMP.

L’ex-député UMP Richard a été à l'initiative d'une manifestation contre le Lenin Café devant le monument aux morts de Chalonnes. Toute la fine fleur de la droite angevine était là ou représentée. Or, ce n’est pas Lénine qui est responsable de la mort de ceux dont le nom est inscrit sur ce monument. Ce sont les droites européennes, au service de leurs capitalistes respectifs, qui sont responsables des millions de morts de la première guerre mondiale, ainsi que du chaos dans lequel l’Europe a été plongée pendant les trois décennies suivantes !

Comme d’habitude, les représentants de l’UMP réécrivent l’histoire et procèdent par amalgames grossiers.

En décrivant Lénine comme un « commanditaire de massacres de masse » sans bien sûr préciser lesquels, D. Richard feint notamment d’oublier :
a) que la révolution russe fut en 1917 un sursaut populaire contre la dictature tsariste et l’immonde boucherie capitaliste de 14-18, dont elle accéléra la fin ;
b) que si la Russie de Lénine fut ensuite plongée dans la guerre civile, jusqu’en 1921, c’est parce qu’elle dut affronter les armées « blanches » antisémites soutenues par les États français, anglais, nord-américains ou japonais dirigés par la droite ;
c) que s’il y eut effectivement des massacres de masse en pleine paix en URSS, ce fut sous le règne ultérieur de Staline à qui Lénine, malade, tenta vainement de s’opposer avant de mourir en 1924.

Le NPA reste ouvert au débat historique honnête et sérieux sur les heurs et malheurs de la révolution russe et ne considère certes pas les leaders de celle-ci comme des icônes infaillibles : dans la tourmente de la guerre civile de 1918-1921, bien des erreurs ont été commises qui ont ensuite favorisé la contre-révolution stalinienne.

Mais en s’attaquant au Lenin Café, l’UMP trahit avant tout son désir caché d’étouffer toute liberté d’expression en jetant des anathèmes qui confinent au terrorisme intellectuel. C’est une logique antidémocratique et totalitaire que le NPA combattra de toutes ses forces.

Angers, le 15 juin 2009

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15 juin 2009

Fédération - textes adoptés les 13 et 14 juin 2009

Fédération pour une alternative  sociale et écologique

Oui, fédérons-nous !
A l’heure où la crise s’étend, le capitalisme, engagé dans sa course effrénée au profit, détruit la planète, les solidarités. Ceux et celles qui veulent que ça change doivent arriver à dire stop ensemble.
Mais dire stop ne suffit pas : des solutions sont possibles, des alternatives qui préservent les richesses naturelles et permettent un autre usage des richesses produites, la coopération, et non le profit et la concurrence.

Depuis des mois, le rejet de la politique de Sarkozy grandit dans les mouvements sociaux et la population. Dans les petites et grandes actions, on conteste et on essaie de mettre en place d’autres logiques.

Et pourtant la gauche est aujourd'hui dans l'impasse. Le Parti socialiste se montre incapable de proposer une alternative politique, en particulier en refusant de mettre fin à sa dérive social-libérale. Le score important des listes Europe écologie manifeste la forte sensibilité d’une partie des  électrices et électeurs aux enjeux écologiques. De façon plus diversifiée, grâce à sa volonté de rassemblement ,  il a  traduit la demande d’issue nouvelle à la crise et l’intérêt pour de nouvelles formes de prise de parole politique,  Les forces antilibérales et anticapitalistes éparpillées, à cause de leur division, n’ont  pu permettre une expression politique des exigences de transformation sociale et écologique. Cette situation a amené une énorme abstention, elle désoriente celles et ceux qui luttent, ceux qui subissent, et qui sont ainsi maintenu-e-s à l’écart de la politique. Les élections Européennes viennent de le démontrer .L’abstention est aussi produite par le rejet des formes politiques traditionnelles fondées sur la délégation de pouvoir, plus fortement marquées dans les institutions européennes. Cette situation  conduit à ce qu’en France, aussi bien qu’en Italie, en Allemagne  ou en Grande-Bretagne, seule la droite tire profit de cette dissociation entre colère sociale et accès à la politique.

Plusieurs listes ont présenté des projets si voisins qu’ils auraient dû être communs ! Une campagne unitaire était possible et aurait permis un rassemblement large pour porter toutes  les exigences sociales, écologiques, démocratiques, environnementales, féministe et antiraciste  au niveau européen.

Notre démarche

Nous ne nous résignons pas.  Dès maintenant, nous appelons à fédérer les énergies. Nous voulons inventer de nouvelles relations avec les mouvements sociaux. Cela suppose l’engagement des citoyen-ne-s, membres ou pas, responsables ou pas d’organisations et de réseaux de lutte contre les dominations, contre les discriminations, pour les droits sociaux, pour l’égalité. Les urgences sociales et écologiques ne peuvent être traitées séparément et on ne peut répondre ni à l’une ni à l’autre sans remise en cause du capitalisme.

Les grandes luttes politiques ne pourront désormais être menées que par une convergence de toutes sortes de forces, syndicats, mouvement culturels associations, partis et autres organisations politiques, C’est la condition d’interventions citoyennes pour une nouvelle efficacité.

Aucune structure ne peut à elle seule faire bouger les lignes. La nécessité est bien de rassembler tous les courants de la gauche de transformation sociale et écologique. Ce rassemblement pluraliste, fort de la confrontation des différentes cultures existantes, permettra d’affirmer un projet politique commun tout en développant une dynamique de rassemblement.

La refondation de la démocratie et de la gauche passe par la réinvention des rapports entre forces politiques et mouvement social, mobilisation et institutions.

Nous voulons favoriser les convergences sur le terrain, dans les luttes sociales et écologiques, contre les licenciements et pour l’emploi, contre la casse sociale, contre le démantèlement du droit du travail et des services publics, pour le maintien des droits des femmes , pour la régularisation des sans-papiers, contre la marchandisation du vivant, pour développer le féminisme et l’antiracisme pour de nouvelles formes de production de l’énergie et pour un développement respectueux de l’avenir de la planète.

Nous avons en commun de penser que la société ne peut vivre sur la base d’une égalité de principe démentie chaque jour par les faits. La lutte pour l’égalité, contre les discriminations, (sexistes, racistes, homophobes, élitistes) doit être au centre des préoccupations sociales et politiques.

La refondation de la gauche passe par la redéfinition d’un nouveau projet. Il faut inventer un nouveau mode de développement rompant avec le productivisme ; ouvrant la voie à une appropriation sociale des richesses, des instruments et moyens producteurs de celles-ci, à d’autres rapports de production, à d’autres rapports entre les femmes et les hommes à d’autres objectifs pour l’activité humaine, à d’autres rapports à la nature, à une démocratie renouvelée.

Dans ce but, l’implication des forces sociales et politiques dans la construction de l’alternative et l’invention de formes d’action nouvelles seront décisives. Ces deux  enjeux  complémentaires supposent de combattre la délégation de pouvoir, Une révolution démocratique est nécessaire, à partir de l’appropriation citoyenne des savoirs et des pouvoirs.

C’est pour cela qu’a été crée la Fédération pour une alternative sociale et écologique. Objet politique toujours en construction et capable d’intervenir immédiatement ; objet construit avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, membres de parti ou pas, nous voulons créer une force de type nouveau correspondant à la multiplicité de celles et de ceux qui veulent agir pour une telle alternative et non un parti politique de plus.

Nous nous adressons à toutes les personnes et à toutes les forces sociales qui partagent ces objectifs. Au NPA, au PCF, au PG, à tous leurs militant-e-s comme aux écologistes opposé-e-s au libéralisme, aux associations solidaires, altermondialistes, progressistes, nous lançons cet appel : construisons l’alternative sociale et écologiste, féministe et antiraciste. Pour ne pas subir les crises, ensemble créons les conditions d’une dynamique politique.

Construisons immédiatement un cadre commun de mobilisation politique, autour de ce qui nous rassemble, dans les mobilisations comme dans les élections Abordons ainsi les prochaines élections régionales (voir la Déclaration adoptée le 14 juin). Donnons-nous les moyens de changer les rapports de force tout en débattant de la nécessaire transformation sociale et écologique.

La Fédération pour une alternative sociale et écologique soutiendra les initiatives, locales et nationale, en vue des Assises du changement proposées par Politis. 

Ensemble

La diversité de la Fédération est sa force. Y participent Les Alternatifs, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires(CNCU), l’Association des Communistes Unitaires (ACU), le Mai, ÉcologieSolidaire, AlterÉkolo, Alternative-Démocratie-Socialisme (ADS), Utopia, des militant-e-s du mouvement social, des élu-e-s.

Elle est un outil pour rassembler largement. Cette force, c’est à nous de l’amplifier, de la faire connaître, de la bâtir tous ensemble. Toutes et tous ensemble !

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Enseignement Public - position commune des partis de Gauche

Les Services Publics sont un élément essentiel de la cohésion sociale.  Ils doivent permettre à chacun, où qu’il soit , de communiquer, se déplacer, se soigner, s’instruire, être protégés.

Le Service Public d’Education est plus particulièrement tourné vers l’avenir de nos enfants. Sa pérennité, sa cohérence, et sa continuité sont essentielles.

Le remplacement d’une partie de l’Ecole maternelle par des jardins d’enfants, la disparition prochaine des postes de soutien tenus par des spécialistes (RASED) , les obstacles mis à la continuité d’un enseignement public, sont autant de raisons de se mobiliser.

Localement, les entraves au service public se manifestent par la pression de l’Etat pour retarder la création d’un lycée à Beaupréau, le refus du Conseil Général d’anticiper la saturation des collèges publics, le refus du Maire de Cholet de prévoir la construction d’une école publique sur le futur quartier du Val de Moine. Face à un univers du refus et de la régression, nous proposons une action résolument tournée vers l’avenir et l’espoir.

Le Collectif pour la Promotion de l’Ecole Publique

organise une manifestation le
samedi 20 juin 2009, à 10 heures 30 ,

Place du 11 novembre
à Beaupréau.

Les Partis politiques sensibles à la défense des services publics appellent tous leurs adhérents et sympathisants, et plus largement tous les citoyens soucieux du présent et de l’avenir de l’éducation de nos enfants, à se joindre à cette manifestation.

Signataires : Parti Socialiste Français – Parti de Gauche – Parti Communiste Français – Gauche Alternative Choletaise - Les Verts

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