27 décembre 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE - Européennes - Jose Bové
José BOVE a décidé de faire campagne lors des élections européennes de juin 2009, sur une liste baptisée EUROPE ECOLOGIE.
Sur cette liste figureront des personnalités ayant fait campagne pour le OUI à la Constitution Européenne de Giscard d’Estaing, et notamment Daniel COHN BENDIT.
La Gauche Alternative Choletaise qui avait pendant la campagne des présidentielles en France, soutenue la candidature de José BOVE, s’inscrit en désaccord avec cette position. En effet, nous ne pouvons soutenir une initiative, qui masquerait les profondes divergences que nous avons avec la sociale démocratie européenne.
La politique menée depuis des années par les partis de droite et sociaux démocrates d’Europe, au nom d’un libéralisme producteur de richesses et seule alternative possible, offre aujourd’hui avec la crise du système capitalisme, un cinglant démenti à tous ceux qui s’en réclament.
C’est pourquoi nous pensons, que la décision de José BOVE ne correspond pas aux attentes des millions de salariés français, et jette le trouble et la suspicion sur notre volonté de mettre en place une politique résolument à gauche dans le domaine économique, social et écologique.
La GAUCHE ALTERNATIVE CHOLETAISE
CHOLET LE 27 DECEMBRE 2008
19 juin 2008
La mort de la démocratie en Europe.
Organiser un nouveau référendum en Irlande. C'est l'option préconisée par la France, qui prendra la présidence de l'UE au 1er juillet. Comme pour le traité de Nice, que les Irlandais avaient d'abord rejeté par référendum en 2001 avant de voter oui en 2002, nombre de responsables européens estiment que les Irlandais pourraient, dans les prochains mois, peut-être début 2009, revoter.
Si les irlandais avaient voté "oui" au traité , il est certain que le "fâché" de l'Etat Français ne proposerait pas un second vote. Cela signifie, comme on le savait déjà, que le vote n' est considéré par nombre de nos dirigeants que comme une validation de choix effectués au préalable. Il faut bien que chaque électeur en soit conscient : la démocratie, considérée comme l'expression des citoyens, a cessé d'exister. Il n'est aujourd'hui question que de démocratie approbative. Et cette démocratie n'est utilisée que lorsque ceux qui la manipulent ont la quasi-certitude d'une approbation.
Mais , la seule volonté de certains d'étendre leur pouvoir n'aurait pas été suffisante pour commettre ce crime. Il a fallu, pour que l'acte soit suffisamment fort, la complicité de nombre d'entre nous: Combien d'élus, politiques, syndicaux, ou associatifs prétendant défendre les valeurs humaines mises au centre par nos ancêtres, n'ont orienté leur action qu'à la lueur de leur égo. Combien de citoyens, préférant l'excitation des moments virtuels offerts par nos chers médias, ont choisi de payer par un abandon de leur droit de penser et de choisir.
Nos parents nous ont montré que ce qui a été perdu par légèreté se retrouve dans le courage de la lutte. Notre monde a besoin de résistance. Cette résistance a commencé à se construire. Elle a besoin de toutes et de tous pour porter les valeurs auxquelles nous sommes attachés.
Jean Philippe
17 juin 2008
Construction européenne - réflexion personnelle
Les éléments moteurs qui ont donné naissance à l'Europe étaient totalement légitimes. La paix, l'union entre les peuples, l'idée que nous sommes frères et que nous pouvons travailler ensemble.
L'outil utilisé était judicieux: c'est souvent dans la communauté d'intérêts que l'on apprend à se connaître et à travailler ensemble.
Mais il fallait dépasser l'outil. De l'union économique, nous devions passer à l'union sociale, démocratique, écologique. Bref, nous devions aller au delà de l'intérêt d'objectifs pour aller vers la communauté de valeurs et d'avenir.
Cela, les politiques ne l'ont pas mis en oeuvre. A la place de la communauté humaine, ils ont développé la démarche économique, allant jusqu'à vouloir la sacraliser.
C'est cela qu'une partie du "non" à voulu dénoncer. Que de temps perdu !!!
L'Europe de nos espoirs ne se fera pas sans une profonde remise en cause de notre conception de la démocratie. Entre espace de valeurs et forteresse économique, on ne peut transiger.
Jean Philippe parmantier
Traité de Lisbonne - Communiqué de la Coalition irlandaise contre le traité.
Traduction du communiqué du CAEUC (13 juin) :
Le peuple Irlandais s'est exprimé. Nous pensons que des centaines de millions de gens à travers l'Europe applaudiront le rejet du Traité de Lisbonne, au contraire de la tourmente sociale et politique prédite par d’aucuns. Les propositions visant à réduire encore la démocratie, à militariser l'UE et à démanteler les services publics au profit du privé ont été rejetées. Le traité de Lisbonne est mort. Il doit à présent être enterré aux côtés de la Constitution Européenne dont il n’est qu’un remake. Nous appelons le gouvernement irlandais et les tenants du traité à respecter la volonté du peuple irlandais en abandonnant ce traité dont l’échec est patent. Ce qui s'est passé avec le traité de Nice ne doit pas se reproduire : il ne doit pas y avoir de nouveau vote. Nous appelons la Commission européenne, le Parlement européen, et les gouvernements des États membres de l'UE à respecter la volonté du peuple irlandais. Il ne peut y avoir de menaces ni de tentatives d'intimidations à l’encontre du peuple irlandais. Ce vote illustre le fossé qui existe entre les élites et les politiciens européens, et ce que pense le peuple. Comme en France et aux Pays-Bas, les dirigeants politiques et l'establishment ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour inciter à voter Oui. Ils ont échoué. Nous demandons un changement de cap. Nous demandons la cessation de la militarisation de l’Europe, la réduction des dépenses d’armement au profit de projets socialement utiles. Nous demandons l'arrêt de la privatisation des services publics et de mettre ceux-ci à l’abri des dictats du marché. Nous demandons la fin du rôle décisionnel premier donné au marché et aux banques quant à la bonne marche de la société : nous exigeons des mesures sérieuses pour rétablir une saine régulation du marché afin de protéger les droits des travailleurs, pour s'atteler au problème du chômage et de la pauvreté, pour exclure l'inégalité et l'oppression et pour lutter contre le réchauffement climatique. Nous demandons que les relations européennes avec les pays en voie de développement donnent la priorité aux besoins des peuples du « Tiers monde » et aux droits de l'Homme ; nous voulons la fin des pratiques de soutien aux régimes répressifs en échange d’avantages aux entreprises ou États européens. Nous appelons les peuples d’Europe à prendre en main notre futur commun dès à présent. Ce n'est plus une question qui concerne la seule Irlande. L’avenir de l'Europe doit être choisi par les peuples de l’Europe. Nous ne tolérerons pas une situation où, à nouveau, on ne penserait plus qu’à « comment faire voter les Irlandais correctement ». Alors que le traité de Lisbonne représentait un déni de démocratie pour une majorité écrasante de la population de l'UE, nous appelons maintenant les peuples de l’Europe à reprendre en main leurs droits démocratiques pour décider de leur propre futur. Pour une Europe sociale, démilitarisée et démocratique !
14 juin 2008
Le "non" irlandais - déclaration d'Yves Salesse - Coordination Nationale des Collectufs Unitaires
DECLARATION
Yves Salesse, coordination des collectifs unitaires
le 13/6/08
Après les Français et les Néerlandais, les Irlandais. Les commentateurs et les responsables politiques rivalisent d’ardeur pour dénoncer le NON des Irlandais. Nous ne disposons pas des études permettant d’analyser tous les ressorts de ce vote. Mais une chose est sûre : à nouveau, un peuple consulté dit NON à la façon dont est menée aujourd’hui la construction européenne.
Voici quelques mois, les gouvernements de l’Union européenne se sont entendus pour éviter toute consultation populaire sur le nouveau traité, frère jumeau du traité constitutionnel. Nicolas Sarkozy et une majorité de parlementaires de droite, du centre et de gauche se sont donné la main pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005. Voici quelques jours, les gouvernements se sont entendus sur un projet de directive qui autorise 65 heures de travail hebdomadaire. Le ministre français a voté pour. Les gouvernements se sont entendus sur un projet de directive très dur sur la rétention et l’expulsion des étrangers. Le ministre français a voté pour.
Il est temps de comprendre que l’Union européenne menée sans l’avis des peuples ou contre l’avis des peuples est une impasse. Il est temps de comprendre que l’Europe libérale, la mystique du marché, la mise en concurrence toujours plus intense des uns avec les autres est une folie. Il est temps de comprendre que l’Europe forteresse est une illusion mortifère.
Il est d’autant plus nécessaire de lutter pour une autre Europe, démocratique, sociale, écologique. Toutes les forces de la gauche antilibérale, de la gauche de transformation sociale ont déjà fait de nombreuses propositions traduisant cette autre Europe. Nous devons, dans les mois qui viennent, notamment à l’occasion de la présidence française, faire entendre cette autre voix.
13 juin 2008
Nouveau revers pour les supporters d'une Europe libérale
Le dépouillement se termine, mais les projections sont claires : le NON au traité de Lisbonne l'a emporté au référendum de l'Irlande. Les peuples d'Europe font de la résistance partout où des gens se sont pris en main pour expliquer le véritable contenu de ces accords : construire une Europe ultralibérale, casser le bien commun des services publics.
Pourtant, ce n'est pas pour autant que l'on va vers un nouveau blocage et l'espoir d'une véritable révolution démocratique européenne. Il semble plutôt que nous nous dirigeons plutôt vers un passage en force, une application malgré tout de ce traité.
Alors, il est temps pour la Gauche de se retrousser les manches. La France va prendre la présidence tournante de l'Union, l'élection des députés européens est pour l'année prochaine, il est donc temps pour nous de porter pour l'Europe un véritable projet démocratique européen. Nous nous devons de proposer une alternative nécessaire à l'accompagnement de la douloureuse mutation énergétique qui s'annonce, à l'heure où les crises sociale et environnementale pointent leur nez, il faudra aussi beaucoup d'audace pour redonner au terme Démocratie toutes ses lettres de noblesse.
Mickaël.
10 février 2008
Messieurs les parlementaires, merci,
A Versailles, une majorité de parlementaires a refusé le droit de vote aux français.
Merci à tous les députés et sénateurs qui ont bien voulu laisser leur nom gravé dans le marbre de l’infamie.
Merci à tous ces parlementaires qui ont accolé leur nom à celui de Nicolas Sarkozy pour penser : « Français, je ne vous hais point, vous êtes trop bêtes et trop bons à tondre pour cela ».
Merci à tous les parlementaires qui ont pensé : « Français, nous ne vous donnons pas la parole, parce que vous êtes trop stupides pour la prendre. »
Le résultat du vote des parlementaires du Maine et Loire, sur le sujet est le suivant :
Les français sont-ils capables de prendre leur avenir en main ?
oui ! André Lardeux (UMP) parce qu’il est contre l’Europe et qu’il aurait bien besoin que les français votent non.
non ! Christian Gaudin UDF
non ! Daniel Raoul PS
non ! Paul Jeanneteau (UMP)
non ! Marc Goua (PS)
non ! Jean Charles Taugourdeau (UMP)
non ! Michel piron (UMP)
non ! Gilles Bourdouleix (UMP)
non ! Hervé de Charrette (UMP)
non ! Marc Laffineur (UMP)
Merci à toutes ces politicards qui ont montré, par leur vote, qu’ ils se moquent totalement des électeurs.
Nationalement, seuls quelques parlementaires du Parti Socialiste, la totalité des parlementaires du Parti Communiste Français, et quelques autres (pour des raisons diverses) , ont osé s'opposer à la marche du libéralisme.
La politique est trop importante pour qu’on la laisse à des gens qui mentent et méprisent avec tant d’affront ceux qu'ils sont censés représenter.
Chacun d’entre nous est un être politique qui s’ignore. C’est l’absence d’ambition personnelle liée à l’ambition de construire un monde meilleur pour tous qui nous permettra de détruire la prison politicienne qui nous immobilise.
Ensemble, construisons pour ne pas être détruits.
JeanPhilippe Parmantier
05 février 2008
Hier, j'étais à Versailles...
Hier, j'étais à Versailles...
À Versailles, notre présence faisait bien piètre figure pour défendre la démocratie...
Je suis contente d'y être allée, d'abord parce que le voyage avec Joël, Florent et Guy fut très instructif et aussi parce que cela me semblait symboliquement important d'y ÊTRE.
Et puis Suzanne Georges a dit (je ne sais plus les termes exacts tout à coup!! il y a eu trop de choses à enregistrer) que nous étions la dignité de la France (et elle était bien maigre la dignité de la France!)... Ils ont essayé d'y croire encore, de nous redonner de l'espoir...
Sinon nous avons été pris en sandwich par des CRS qui étaient "presque" aussi nombreux que nous, pour être sauvé des militants FN (ou UMP qui sait?) qui était au moins 30!!
Grandiose de ridicule, surtout quand, en début de manif, ils ont envoyé une ou deux bombes lacrymo sur des militants totalement pacifistes et très citoyens.. et plutôt agés.. et plutôt peu nombreux...
Ce qui m'a vraiment fait mal au coeur c'est de voir quelques personnes dont les 80 printemps devaient être bien sonnés et de me dire que sûrement, s'ils étaient là aujourdhui, c'est qu'ils s'étaient déjà battus hier pendant la résistance pour notre liberté et nos droits...
Qu'ils soient encore obligés d'être là, même peu valides pour certains, parce que nous avons laissé faire, et qu'aujourdhui encore nous ne nous battons pas pour préserver les droits qu'ils avaient durement acquis... c'est alarmant et consternant pour nous.
Tous les acquis du comité de la résistance, sécurité sociale, droit du travail... sont mis à sac dans l'indifférence générale..
j'avais honte... j'ai encore plus honte ce matin...
Mais eux étaient là...
et chacun d'entre nous à sûrement individuellement des tas de bonnes raisons de ne pas être venu mais je suis quand même très déçue...
en plus l'image qui va rester c'est qu'on est un groupuscule d'irréductibles et que le PS a bien raison d'agir comme il l'a fait puisque personne ne réagit...
Ne défendent-ils pas leurs privilèges? et eux c'est normal...
Devant aussi peu de mobilisation, je suis navrée et d'autant plus fière d'y être allée...
Mais aussi déstabilisée: à quoi sert-il de défendre le bien commun, quand le commun des mortels s'en fiche? Et vit sa vie sans voir plus loin que le bout de son nez... et que nos représentants nous poussent à nous désintéresser de la "chose publique"... eux savent, nous ne sommes que des imbéciles incultes... finalement ils gouvernent sans tenir compte de notre avis et c'est bien plus simple comme çà.. une petite lamentation à chaque élection sur l'abstentionnisme... mais changent ils de politique? essaient ils de se remettre en cause? et que disent ils quand nous nous mobilisons sur un sujet: que nous sommes trop bêtes pour comprendre...
Hier ils ont changé la constitution et n'auront plus besoin de nous consulter pour construire notre avenir...
Et nous sommes des moutons qui suivont bien le troupeau...
Et aujourd'hui je suis pleine de colère, de découragement et en même temps, je ne veux pas me laisser manipuler... je veux retrouver la fierté d'appartenir à un peuple qui se bat pour ses droits et ceux de l'humanité touteentière... je ne veux pas croire que seul notre pouvoir d'achat nous préoccupe, que nous avons encore conscience que consommer à outrance détruit notre écosystème, que la richesse d'un peuple n'a rien à voir avec son PIB (qui, rappelons-le, grossit avec les catastrophes naturelles, les accidents qui entrainent achats et échanges économiques).
La richesse d'un peuple, ce sont ses enfants libres, nourris, en pleine santé, capables de s'ouvrir au monde, éduqués, cultivés, heureux, fiers et pleins d'espoir...
Sommes-nous encore dans un tel pays?
Alors que faisons nous pour demain?
Gaëlle CHARDON
04 février 2008
Notre démocratie vient de prendre une gauche dans la machoire
Malgré les promesses de la candidate PS au présidentielles, malgré la mobilisation de nombreux militants et de nombreux élus de gauche, une partie suffisante de parlementaires de gauche a choisi le oui ou l'absentention cet après-midi, lundi 4 février, au congrès à Versailles pour réviser la constitution et permettre la signature du Traité de Lisbonne. Pourtant, il était mathématiquement possible de bloquer ce processus et pousser au référendum pour avoir un réel débat au sein de la société.
Imposer par voie parlementaire un document semblable à celui refusé par les français en 2005, le Traité sur la Constitution Européenne, est un véritable déni de démocratie.
Cette vidéo vous montre un discours lors de la manifestation de cet après-midi pour demander un référendum. Les manifestants n'ont même pas pu approcher du Château de Versailles où se réunit le congrès.
Discours de la Louve le 4 février 2008 à Versailles
envoyé par petaramesh
16 novembre 2007
On appelle ça la dictature
Le journal anglais The Telegraph révèle aujourd’hui que Nicolas Sarkozy, devant un groupe de parlementaires européens réunis à huis-clos, a admis que « des référendums sur le nouveau traité européen étaient ‘dangereux’ et perdants en France, en Angleterre et dans d’autres pays. Il y a un gouffre entre les peuples et les gouvernements »
Première hypothèse : ce journal anglais raconte n’importe quoi.
Deuxième hypothèse : Nicolas Sarkozy est un anti-démocrate (en gros, ils se f….. de l’opinion politique des citoyens) .
Mais au fait, éviter le vote du peuple pour imposer son propre point de vue, comment cela se nomme-t-il ? Vers où cela nous conduit-il ?
Pour ceux qui n'ont pas encore compris que notre pays se transformait, jour après jour, en dictature, je conseille une petite formation en histoire de France (et européenne), et d'assister à des conseils municipaux présidés par ses amis.
Jean Philippe Parmantier
